Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Dénominationssalle d'asile, école primaire
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Aires d'étudesCommunauté de communes du Pays de Mormal
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Adresse
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Commune : Le Quesnoy
Lieu-dit :
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Commune : Le Quesnoy
Liste des écoles
Adresse | Catégorie | Propriété | Datation | Statut | lien vers le dossier |
15, rue Saint-François | salle d'asile puis école maternelle du centre | école publique | dernier quart XIXe siècle Première Reconstruction | étudié | |
24, rue Baillon | école de filles puis lieu de résidence artistique et école de musique | école publique | dernier quart XIXe siècle Première Reconstruction années 1960 | étudié | |
25-27, rue Chevray | école de garçons puis école primaire Chevray | école publique | dernier quart XIXe siècle années 1960 | étudié | |
12, rue Victor-Hugo | ancien collège - actuellement immeuble à logements | école publique | étudié | ||
35-37, rue de la Nouvelle-Zélande | ancienne école Sainte-Thérèse | école privée | milieu XIXe siècle | repéré | |
13-15, rue Georges V et 20 rue du Général-Bouttiaux | ancienne école de la Société Civile des Écoles Catholiques libres des Départements du Nord et de l'Aisne - actuellement immeuble à logements | école privée | 2nde moitié XVIIe siècle milieu XIXe siècle | étudié | |
18-20, rue du Général-Bouttiaux | ancienne école de la communauté des sœurs Sainte-Thérèse d'Avesnes - actuellement maison et maison à boutique | école privée | milieu XIXe siècle | repéré | |
20-22, rue Baillon | ancienne école et maison de Mmes Coquelet et Mortier, institutrices à Paris - actuellement maison | école privée | dernier quart XVIIIe siècle milieu XIXe siècle | étudié |
Les besoins d'instruction et d'éducation sont pris en compte très tôt au Quesnoy. Les Archives du Nord gardent la trace de la rétribution versée à un maître d’école datée de 1327 (AD Nord, B 3272, cité par Gennevoise, p.43). Deux siècles plus tard, Charles Quint concède à l’échevinage une dépendance de l’ancien château comtal pour y installer une classe d’écoliers (AD Nord, B 1620, cité par Gennevoise, p.43).
En 1459, puis de nouveau en 1655, des religieuses hospitalières, les Augustines, se vouent à l’éducation des jeunes filles à l’exclusion de leurs premières charges. À partir de 1658, les Sœurs grises dont la maison était située rue Baillon (actuellement au n°42, voir dossier "Ancienne brasserie, bureaux et demeure Guillain, puis brasserie Hautecœur, actuellement immeuble à logements" - IA59005766), se consacrent à leur tour à l’éducation des jeunes filles (Gennevoise, p.40). Ces "écoles" qui occupent des espaces dédiés dans les bâtiments religieux ne donnent pas lieu à des constructions spécifiques. Elles ont sans doute coexisté à partir du milieu du XVIIIe siècle avec le collège, puisque l’accès de ce dernier était interdit aux jeunes filles.
Il faut attendre la fondation du premier collège en 1659 pour que soit construit un bâtiment entièrement dévolu à l'enseignement. Cette première construction ne fait pas d'émules car, en plus des institutions religieuses, d’autres écoles sans architecture spécifique continuent à exister. Ainsi, en 1736, le roi, par lettre patente, donne à la ville une petite maison pour établir une "école de charité" destinée à l’instruction des enfants pauvres (Gennevoise, p.43). Sur l'état de section de 1817, une "école des pauvres" est d'ailleurs signalée rue Carlier (parcelle n°198), au n°14 actuel. Elle est la propriété des Hospices. Précédée d'une grande cour, cette l'école occupe le fond de la parcelle. À front de rue, une rangée de maisonnettes appartenant aux Hospices du Quesnoy est occupée par des particuliers et sépare la cour de la rue (voir dossier "Ancien couvent des Sœurs Augustines" - IA59005721). À l'arrière du bâtiment se trouvent des jardins. L'école compte un rez-de-chaussée divisé en deux pièces et un étage avec couverture en ardoise. En 1841, la commune souhaite racheter l'établissement aux Hospices afin d'y installer une "école pour les deux sexes" (AD Nord, 2 O 345-102). Le projet se concrétise en 1848. Le plan (ill.) est presque identique à celui de l'école des pauvres. Seules des pièces pour le logement de l'instituteur (au-dessus de la salle de classe des garçons) et de l'institutrice (à côté de la salle de classe des filles) sont rajoutées, ainsi que des sanitaires extérieurs. Un mur de séparation est élevé entre la cour des garçons et celle des filles et "les anciennes portes [sont] murées pour empêcher toute communication entre les deux établissements", y compris au niveau des logements des enseignants ainsi que le précise l'avis favorable de la commission départementale. Les plans sont approuvés par le Ministère de l'Instruction publique en octobre 1847. La charpente doit être restaurée, la toiture refaite en ardoises neuves et les sols dallés en carreaux d'Englefontaine (Nord) et les seuils en pierre bleue de Gussignies (Nord), les plafonds et les murs "repeints au gris". Le montant des travaux, confiés à l'architecte Casimir Petiaux, est estimé à 4500 francs. Aucun procès-verbal de réception de travaux n'a été retrouvé dans le dossier d'archives. Il est donc difficile d'affirmer que cette école a dépassé le stade du projet. Si c'est le cas, il ne reste aucune trace de ce qu'elle a pu être car elle n'existe déjà plus en 1897. L'emplacement est aujourd'hui occupé par un immeuble de bureaux (IA59005720).
Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, il y eut sans doute également, à côté de ces écoles de charité prises en charge par la commune, de riches bourgeois ou des communautés religieuses, et comme dans beaucoup de villes et de villages avant les lois sur l'Instruction primaire de Guizot (1833) et Ferry (1881-1882), des particuliers rémunérés par les parents pour accueillir des enfants dans leur maison - et non dans des locaux dédiés -, afin de leur donner des enseignements de base en français et calcul. Ces écoles "à la maison" n'ont pas laissé de traces dans le bâti.
Les archives (AD Nord, 2 O 345-31) mentionnent également l'achat par la commune en 1848 d'une maison pour servir d'école primaire pour les filles. Située rue des Lombards, elle occupait une partie de l'actuel rang édifié lors de la Seconde Reconstruction. Cette acquisition illustre les débuts de l'enseignement féminin pour lequel aucune architecture spécifique n'a encore été imaginée. En 1883, la maison est revendue à un particulier et, en attendant la construction de la nouvelle école rue Baillon, les élèves sont installées dans une salle de l'hôtel de ville (AD Nord, 2 O 345-51).
Au cours du XIXe siècle, à la suite des lois scolaires portées par Jules Ferry, de nombreuses écoles modernes se créent au Quesnoy : trois écoles publiques et quatre écoles privées, dont trois tenues par des religieux ou religieuses. Dans toutes ces écoles, on enseigne le français, les mathématiques, les "leçons de choses" et de morale - et pas uniquement l'art de se tenir en société ou celui de tenir son ménage, et l'enseignement est dispensé par des professionnels formés à cet effet. Un courrier adressé au préfet par l'Inspection académique à propos de la création de la salle d'asile (ancêtre de l'école maternelle) en 1873 mentionne ainsi que la nouvelle construction pourra accueillir 196 enfants "ce qui sera suffisant car il existe un autre asile annexé à une école libre" (AD Nord, 2 O 345-103) et le document préliminaire à l'établissement de l'école de filles établi en 1886 (AD Nord, 2 O 345-36) indique ainsi qu'en plus de l'école de filles et de l'école maternelle, la ville compte deux autres écoles de filles et une maternelle "libres".
La comparaison des cadastres et états de section de 1817 et 1897 montre que toutes ces créations (toutes les écoles publiques et l'école Sainte-Thérèse) ou transformations d'anciens hôtels particuliers en école (les trois autres écoles privées) et en particulier des agrandissements, ont eu lieu entre ces deux dates.
Les écoles publiques de la Troisième République
Elles comprennent le collège, création de l'Ancien Régime mais plusieurs fois agrandi et modifié au cours des XIXe et XXe siècles et les trois écoles du premier degré : une "salle d'asile" (qui deviendra école maternelle en 1882), une école de garçons et une école de filles toutes construites dans le dernier quart du XIXe siècle. Elles illustrent la prise en compte de l'éducation des jeunes enfants et la mise en application des lois scolaires de la Troisième République.
La construction des deux écoles primaires est confiée à Guillemin, architecte à Avesnes et celle de la salle d'asile à Jules Fiévet, également architecte à Avesnes. Ce sont des bâtiments créés à usage d'école mais il ne semble pas qu'y aient été appliqués des plans-types comme cela est souvent le cas pour les écoles primaires des petites communes. Ils présentent cependant des éléments caractéristiques de l'architecture scolaire de la Troisième République : construction en brique (matériau local privilégié pour son adaptation au climat et aux ressources du territoire ainsi que pour son faible coût), grandes fenêtres pour apporter de la lumière aux salles de cours ainsi que pour permettre la circulation de l'air conformément aux préoccupations hygiénistes chères à ce siècle, ailes en simple épaisseur avec des salles de classe accessibles directement depuis l'extérieur, organisation de la façade en travées...
Des améliorations sont apportées à ces écoles tout au long des XIXe et XXe siècles : construction de dortoirs pour le collège en 1850 (AD Nord, 2 O 345-114), réfection des sols (remplacement des carrelages par des planchers en chêne sur bitume) et réfection des parties en zinc des toitures (AD Nord, 2 O 345-109) pour toutes les écoles en 1904, ajout de salles de classes en 1907 pour l'école de filles (AD Nord, 2 O 345-109), construction d'un logement de fonction pour la directrice de la salle d'asile en 1911 (AD Nord, 2 O 345-110), édification d'un préau couvert dans les deux écoles primaires en 1938 (AD Nord, 2 O 345-312). Tous ces travaux sont confiés au même architecte, Edmond Lemaire, installé à Valenciennes. La description de la population scolaire réalisée à cette occasion indique que l'école de filles accueille 183 élèves, celle de garçons 215 (pour cinq classes) et l'école maternelle 120 enfants (pour deux classes). La ville compte également deux écoles privées où sont scolarisés 62 enfants. La délibération du conseil municipal évoque l'augmentation importante des effectifs scolaires à l'origine du besoin d'adaptation des locaux existants, laquelle est due à l'arrivée au Quesnoy de trois pelotons de gardes républicains et d'un bataillon d'infanterie.
Les écoles souffrent peu des deux conflits : les archives mentionnent uniquement la réfection des toitures après la Première Guerre mondiale (AD Nord, 2 O 345-314). Leur restauration, comme l'ajout de préaux dans les années 1930, est confiée à Joseph Foyer, architecte dont le cabinet est installé à Valenciennes.
Les deux écoles primaires ont été complétées à la fin des années 1960, sous le mandat d'Eugène Thomas (maire du Quesnoy de 1953 à 1969 et ministre et secrétaire d’État aux PTT de 1945 à 1959). Ces extensions utilisent un vocabulaire architectural similaire, typique des Trente Glorieuses. Elles sont dues à Marcel Foyer (fils de Joseph Foyer), qui est également l'architecte d'exécution de lycée Eugène Thomas situé avenue Léo-Lagrange, à l'extérieur des remparts (voir dossier "Collège, puis lycée, puis Cité scolaire Eugène-Thomas" - IA59004491).
Les écoles privées
Hormis l'école Sainte-Thérèse, et à la différence des écoles publiques, les écoles privées s'installent dans d'anciens bâtiments, sans vocation scolaire, mais de grande taille. Les datations du bâti de ces écoles ont été déterminées en comparant des cartes établies au long du XVIIIe siècle, en superposant les cadastres du XIXe siècle et en analysant les caractéristiques stylistiques des immeubles.
Les trois écoles privées rue Bouttiaux, George-V et Baillon s'installent dans d'anciens hôtels particuliers. Si l'aspect du bâtiment peut être modifié, comme au 22, rue Baillon, la structure initiale du bâti est toujours conservée. Les travaux réalisés pour rendre les hôtels particuliers propres à l'enseignement et augmenter leurs capacités d'accueil sont des adjonctions au bâti préexistant et non des modifications de celui-ci. Ainsi, c'est dans l'ancien jardin de la propriété que les propriétaires de l'école rue Baillon construisent leur réfectoire et la Société Civile des Écoles Catholiques libres des Départements du Nord et de l'Aisne bâtit sur la rue Bouttiaux une aile contiguë à l'hôtel existant rue George-V, dont elle reprend également le style architectural. Cette réutilisation de locaux plus anciens explique que les écoles privées ne présentent aucune similarité architecturale. Seule l'école Sainte-Thérèse, créée pour être une école, "ressemble" à une école.
École de la communauté des Sœurs Sainte-Thérèse d'Avesnes - rue Bouttiaux
En 1817, elle n'apparait pas comme école et à son emplacement se trouvent trois parcelles qui sont la propriété de deux personnes : un rentier qui possède la partie droite de la future école, et un cultivateur qui loue les deux maisons dont l'emplacement est occupé par la partie gauche de l'école. En 1897, l'état de section indique que la parcelle est occupée par une école et une cour, qui reprennent l'emprise de la maison du rentier. Le bâtiment compte 51 fenêtres et une porte cochère. La superposition des cadastres montre également que les deux petites maisons ont été réunies en une seule aile, à front de rue, dans le prolongement et d'épaisseur identique à celle de la partie ancienne. À une date inconnue, entre la fondation de l'école de la communauté des Sœurs Sainte-Thérèse et l'établissement du cadastre de 1897, cette aile a été rattachée à l'école de la Société Civile des Écoles Catholiques libres des Départements du Nord, installée dans les bâtiments mitoyens. Cette analyse est confirmée par l'étude de la façade du bâtiment.
Sur le plan établi en 1921 pour dresser l'état des destructions de la Première Guerre mondiale, l'école est signalée comme ayant été légèrement endommagée mais restant réparable.
École Sainte-Thérèse - rue de la Nouvelle-Zélande
Les parcelles n°353, 354 et 357 sur lesquelles l'école est implantée, sont en 1817, occupées par un ensemble de bâtiments jointifs servant d'atelier et d'habitation à un charpentier ainsi que par des jardins. En 1897, elles sont la propriété du baron Ferdinand de l'Épine et occupées par une école. Cette dernière succède à celle que les Frères des Écoles chrétiennes ont fondée en 1843 sous le patronyme de pensionnat Saint-Joseph (Deudon, p.105). La date de construction des bâtiments de l'école se situe donc vers le milieu du XIXe siècle.
Elle réunit plusieurs ailes bâties, deux grands bâtiments de plan rectangulaire parallèles aux remparts (actuel Boulevard Jeanne-d'Arc) et à la rue de la Nouvelle-Zélande, et un préau en fond de parcelle (signalé sur le cadastre par une croix de saint André). L'ensemble des constructions délimite une cour, à l'arrière de laquelle se trouve un grand jardin. La parcelle à l'angle des rues de la Nouvelle-Zélande et Jeanne-d'Arc, qui vient interrompre la continuité des deux ailes bâties, est occupée par une maison appartenant à une veuve et ne fait pas partie de l'école. Sur le plan établi en 1921 pour dresser l'état des destructions de la Première Guerre mondiale, l'école est signalée comme ayant été légèrement endommagée mais restant réparable.
Le bâtiment sur le boulevard Jeanne d'Arc a été détruit en 2021 par un incendie lors de travaux dans l'école. Aujourd'hui, seul celui situé sur la rue de la Nouvelle-Zélande subsiste, en très mauvais état, ainsi que la cour de l'école.
NB : les deux autres écoles privées font l'objet d'une notice individuelle.
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Période(s)
- Principale : 2e moitié 18e siècle
- Principale : 4e quart 19e siècle
- Principale : 3e quart 20e siècle
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Auteur(s)
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Auteur :
Pétiaux Casimir-Josepharchitecte attribution par sourcePétiaux Casimir-JosephCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né à Raismes (Nord) le 19 novembre 1807 et mort à Paris le 29 mars 1893.
Formé aux Académies de sa ville natale il est ensuite admis à l'École des Beaux-Arts de Paris où il est l'élève d'Antoine Vaudoyer et Henri Labrouste.
Architecte de la ville de Valenciennes de 1836 à 1866, et attaché aux Hospices et chargé des travaux religieux et communaux du département du Nord.
Son œuvre majeure est l'édification des Ecoles académiques de Valenciennes (1862-1864).
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Auteur :
Guillemin Félixarchitecte attribution par sourceGuillemin FélixCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né en 1826 à Avesnes-sur-Helpe, promotion 1847 de l'École Des Beaux-Arts, élève de Labrouste. Travaux particuliers et communaux ; architecte de la ville de Fourmies (Nord). Architecte à Avesnes.
Architecte agréé pour les travaux communaux et établissements hospitaliers du département du Nord en 1859.
Membre de l'Union syndicale des architectes français, et de la Société des architectes du Nord de la France
Membre de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes [après 1852]
Membre de la Société française pour la conservation des Monuments historiques.
Source : base AGORHA : https://agorha.inha.fr/ark:/54721/c5b71bde-542c-452d-809d-56e3efb26257 [consultée el 19 nove 2025]
Il se rattache au mouvement phalanstérien et en octobre 1892, il signe dans La Semaine des constructeurs un article consacré aux avantages réalisés par les groupements d'habitation à partir de l'exemple du Familistère.
source : archives du Familistère : https://livre-des-visiteurs.familistere.com/visitor-ajax/307 [consultée le 9 décembre 2024].
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Auteur :
Lemaire Edmondarchitecte attribution par sourceLemaire EdmondCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né à Anzin le 17 mai 1853 et décédé à Mont-Saint-Aignan le 30 novembre 1917.
Formation initilale à l’École supérieure d'art et de design de Valenciennes, élève d'Émile Dusart.
En 1871 : intègre l'École Supérieure des Beaux-Arts de Paris, élève de Georges-Ernest Coquart et de Gustave Adolphe Gerhardt. Il est diplômé en 1883.
Jusque 1885, il participe à de nombreux concours et travaille chez Emile Dusart à Valenciennes et Paul Gion et Émile Auburtin à Paris.
Il s'établit en tant qu’architecte à Valenciennes et devient architecte du département du Nord pour l'arrondissement de Valenciennes.
À partir de 1891, il est membre de la Société régionale des architectes du Nord de la France.
Il quitte définitivement Valenciennes avant l’arrivée des Allemands au début de la Première Guerre mondiale.
(source : notice nécrologique parue dans la revue L'Architecture, janvier 1918. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65349188/f15.item - consultée le 13 novembre 2025).
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Auteur :
Foyer Josepharchitecte attribution par sourceFoyer JosephCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né à Maulévrier (Maine et Loire) en 1886, il suit à partir de 1909 une formation à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris après avoir fréquenté celle de Nantes. Après une interruption due à la guerre à laquelle il participe comme soldat dans l'infanterie (décoré de la Croix de guerre avec palme le 21 octobre 1915 et de la Médaille militaire pour faits de guerre en 1917), il obtient son diplôme en 1918, avec comme sujet "Une mairie pour une petite ville du Nord". Comme beaucoup d'architecte, il vient travailler dans le nord de la France au moment de la reconstruction consécutive à la Première Guerre mondiale. Il s'installe ensuite à Valenciennes où il s'associe avec Paul Pillet. Il est nommé architecte départemental en 1920. Entre 1919 et 1923, il es membre de la Société des Architectes Diplômés par le Gouvernement.
On lui doit un ensemble de logements et commerces rue Lannoy à Lens (1925) et le théâtre d'Anzin (1934).
Au Quesnoy, cet architecte a également réalisé l'extension contemporaine (réfectoire) dans la cour de l'école de garçons (actuelle école maternelle - rue Victor Hugo) du Quesnoy. Il est le père de Marcel Foyer (1921-2000), architecte d'exécution du lycée Eugène Thomas du Quesnoy.
L'adresse de l'agence est 42, rue de Mons à Valenciennes.
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Auteur :
Foyer Marcelarchitecte (incertitude)Foyer MarcelCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Agence d'architecte installée à Valenciennes. Actif pendant seconde moitié du XXème siècle. Architecte de la ville du Quesnoy.
Est l'architecte des bâtiments scolaires du Quesnoy pendant la seconde moitié du XXe siècle. Est l'architecte d'opération sur la construction du lycée Eugène Thomas au Quesnoy puis suit les travaux d'entretien. Son activité est reprise par le cabinet Jean Dodat - Christian Villain, lequel est devenu en 2002 l'agence d’architecture "Les murs ont des plumes" dirigée par Carl Lefebvre.
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Auteur :
Fiévet JulesFiévet JulesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte départemental dont le cabinet est à Avesnes sur Helpe.
Actif dans l'Avesnois pendant la seconde moitié du XIXe siècle.
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Auteur :
NB : cette partie est consacrée aux édifices qui ne font pas l'objet d'une notice individuelle
Les écoles privées
École de la communauté des Sœurs Sainte-Thérèse d'Avesnes - rue Bouttiaux
L'école est composée de deux parties réunies sous la même toiture brisée au boursault marqué, couverte en ardoise. Côté sud, le pignon débordant est construit en coins de briques. La façade, construite en briques posées en appareil picard, repose sur un soubassement en moellons de grès. La partie gauche est entièrement badigeonnée. L'élévation s'achève par une frise de dents d'engrenage. La façade compte deux niveaux et dix travées (six pour la partie ancienne et quatre pour celle récente). Il n'y a pas d'autre accès que la porte cochère qui occupe les deux travées de droite. Toutes les baies sont couvertes par un arc segmentaire, mais si celles de la partie gauche ne portent aucun ornement, celles de la partie droite sont rythmées par des moellons en grès situés au pied et au centre des pieds-droits et dans la clef et les sommiers de l'arc. Ce traitement des baies est typique de l'architecture de la fin du XVIIIe siècle. La porte cochère est appareillée en moellons de grès, disposés en chaîne harpée sur les pieds-droits. Les baies de la partie gauche ont été modifiées ultérieurement : elles ont été murées en partie haute et accueillent en partie basse : côté gauche une porte couverte par un linteau en fer en ɪ décoré de fleurs au niveau des rivets, typique du début du XXe siècle ; et côté droit une vitrine et une porte, sans doute créées dans les années 1950 ainsi que le suggère le chambranle très rectiligne en béton.
Au-dessus de la porte cochère, une petite niche en cul-de-four devait accueillir une statue de sainte Thérèse, sainte patronne de l'école. La statue de Vierge à l'Enfant qui l'occupe aujourd'hui est une production en série du XIXe siècle, installée là par les nouveaux propriétaires.
L'école Sainte-Thérèse - rue de la Nouvelle-Zélande
Le bâtiment compte un étage carré et un étage de combles. Il est couvert par une toiture brisée en zinc. Il est construit en briques badigeonnées sur un soubassement en moellons de grès pour la partie gauche, mais en briques simples pour celle de droite. L'élévation s'achève par une frise de denticules, décoration fréquente au Quesnoy au XIXe siècle. Les baies, étroites et hautes, sont entièrement en brique et couvertes par un arc segmentaire. Quelques-unes du premier niveau ont été comblées pour ne laisser qu'une petite ouverture identique à celle de l'imposte vitrée des deux portes anciennes - une dans chaque partie du bâtiment, encore visibles. Celle de droite a conservé un décor de volutes en bois surmontées d'une croix, tandis que celle de gauche, insérée dans un encadrement de briques de verre, a sans doute été modifiée dans les années 1950.
La façade arrière présente un aspect identique à celle de l'avant, hormis l'aspect brut des briques. Les baies, désormais condamnées, ont toutes la même taille et sont identiques à celles du second niveau de la façade sur rue. Chaque partie de la façade est également percée d'une porte.
Les photographies prises avant 2015 et la destruction de l'aile sur le boulevard Jeanne-d'Arc montrent un bâtiment en brique de deux niveaux couvert par une toiture brisée, et percé de grandes fenêtres organisées en travées. Comme pour l'autre façade, l'élévation s'achève par une frise de denticules. Aucune porte ne perce la façade côté rue. L'aspect de cette aile est très similaire à celui des écoles primaires construites à la même époque.
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Toits
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département du Nord - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-10 : Travaux - Écoles primaires : École pour les deux sexes - appropriation, 1848.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-31 : Biens - Titres : École primaire : acquisition à l'administration des Hospices d'une maison destinée à son établissement, 1848.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-114 : Travaux - collège : Agrandissement et construction d'un corps de bâtiment pour études et dortoirs, 1850.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-117 : Travaux - collège : Agrandissement - achat d'un terrain à l'État, 1864-1875.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-103 : Travaux - Écoles primaires : Salle d'asile - construction, 1873-1874.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-104 : Travaux - Écoles primaires : École de garçons - construction, 1879-1880.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-51 : Biens - Aliénations : Terrain de l'ancienne école de filles : aliénation à M. Frougnue, 1883.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-109 : Travaux - Écoles primaires : École de filles, agrandissement et appropriation de l'école de garçons et de l'école maternelle, 1905-1907.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-110 : Travaux - Écoles primaires : École maternelle : agrandissement du logement de des institutrices de l'asile, surélévation d'un étage, 1911-1913.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-314 : Travaux - Écoles diverses : Collège, écoles primaires de filles et de garçons et école maternelle - construction et réparations, 1914-1928.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-314 et 315 : Travaux - Écoles diverses : Écoles de filles et de garçons et école maternelle - constructions scolaires et aménagements, 1930-1936.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-312 : Travaux - Écoles primaires : École de filles : aménagement - avant-projet, 1938.
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1116. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, Justice de paix du Quesnoy, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1817 [état de section].
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1121. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, canton de Le Quesnoy est et ouest, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1897 [état de section].
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2O345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-36 : Biens - Titres : École de filles : acquisition à Mme Veuve Coquelet et Melle Mortier d'une maison et ses dépendances pour servir à cet usage, 1888-1891.
Bibliographie
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DEUDON, Jean-Marie. Mémoire en images : Le Quesnoy. Saint-Cyr-sur-Loire : Éditions Alain Sutton, 2006, 128 p.
p. 105 -
GENNEVOISE, M.J., Monographie de la ville de Le Quesnoy. Bulletin de la société d'études de la province de Cambrai (Histoire de Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut, Artois), tome XXXII, 1932.
Membre perpétuel de la société d'études.
p. 40, p 43. -
GILOTEAUX, Paulin (abbé). Histoire de la ville de Le Quesnoy : des origines à nos jours. Réédition. Paris/Autremencourt : Office d'éd. du livre d'histoire, 1997. (collection Monographies des villes et villages de France ; 1643).
Première édition : Le Quesnoy : chez l'auteur, Œuvres charitables, 1960. 175 p.-24 pl.
Documents figurés
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Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).
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AD Nord : P31-761
Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).
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Le Quesnoy - Commune du Quesnoy - Aménagement et extensions de la ville - Etat actuel - Plan, par A. Guyomard, ingénieur-géomètre agréé à Lille, le 6 août 1921 (AD Nord ; Fi - Provenances diverses : plans concernant le département du Nord, 1581-1922 ; 50Fi2285).
Annexes
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L'architecture des écoles primaires au XIXe siècle
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Les salles d’asile, ancêtres des écoles maternelles
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.