Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Pays de Mormal
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Commune
Le Quesnoy
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Adresse
15 rue Saint-François
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Cadastre
2024
E 02
1459
;
1897
E
458, 458 bis
;
1817
E
317
Parcelle non bâtie
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Dénominationssalle d'asile, école maternelle
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Appellationsécole maternelle du Centre
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Destinationsécole
La création de la salle d'asile - 1871-1874
En juin 1871, le conseil municipal prend la décision de construire une salle d'asile (AD Nord, 2O45-103), l'équivalent de nos écoles maternelles. Le projet est confié à Jules Fiévet, architecte départemental dont le cabinet est à Avesnes.
L'école doit être construite sur des parcelles non bâties, précédemment occupées par des jardins appartenant à l'Hospice et au Bureau de bienfaisance, qui en ont fait don à la ville afin "d'étendre les bienfaits de l'éducation, d'autant mieux que ces jardins ne rapportaient qu'un produit insignifiant", ainsi que cela est rappelé dans la délibération du Conseil municipal de janvier 1873.
Le projet de l'architecte
Le plan et les élévations montrent une construction très minimaliste (ill.). Côté rue, le bâtiment d'un seul niveau en simple épaisseur accueille un parloir, une cuisine et un "bûcher". Au fond de la cour, le "bâtiment des classes", en rez-de-chaussée et simple épaisseur, abrite, disposés de chaque côté d'un vestibule, un préau couvert et une salle des gradins, organisation alors traditionnelle des salles de classe. Une grande cour, longée sur une partie du côté droit par les sanitaires - que l'architecte appelle "les petits lieux", sépare les deux bâtiments.
Côté rue, la partie centrale du bâtiment (qui réunit le parloir et la cuisine) est couverte par une toiture brisée en pavillon au bourseau marqué. Le faîte est décoré d'une frise s'achevant par des balustres, appelée "crête en zinc" dans le devis. Le terrasson porte trois lucarnes - fronton à ailerons dont celle centrale, couronnée par un fronton en plein cintre, accueille une niche. Les baies sont couvertes par un arc segmentaire interrompu par une agrafe et soulignées par un chambranle à crossettes à cru. Les pavillons latéraux, en léger retrait, correspondent à l'arche de l'entrée pour celui de gauche et à la façade du bûcher pour celui de droite. Ils sont soulignées par un bossage plat continu qui se poursuit dans l'arc de la baie et par des pilastres à tambours qui traversent le bandeau, lequel couronne toute l'élévation. Ce dernier est décoré de tables laissées nues au niveau des pavillons mais portant le texte "SALLE D'ASILE" pour celle centrale.
Un petit texte rajouté en février 1872 sur le plan indique que ce projet initial a été réduit : les "ornements en zinc de la façade, ainsi que les fenêtres en zinc et la niche en pierre blanche" figurant sur le plan et imaginés par l'architecte pour donner un peu de panache au bâtiment sur rue sont supprimés en janvier 1872 suite à la demande du préfet. L'architecte maintient cependant "l'ornementation des deux pavillons [car elle est] prévue en brique et non en pierre et ne coûtera pas plus cher que si l'on faisait une maçonnerie unie".
Le bâtiment des classes est couvert par une toiture à longs pans. Il compte sept travées. La travée centrale, correspondant au vestibule, est soulignée par un petit fronton dont les rampants sont à ressauts. Les travées, séparées par un pilastre, sont reliées par une corniche sommitale décorée de denticules. Les baies sont couvertes par un arc segmentaire souligné par un chambranle en brique interrompu par une agrafe, plus imposante pour la porte que pour les fenêtres.
Le devis
Rédigé par l'architecte, il apporte des informations sur les matériaux employés et leur mise en œuvre. Pour l'ensemble de la salle d'asile, le matériau privilégié est la brique : "de bonne qualité" pour les fondations, "bien cuites de 1er choix" pour les soubassements et les élévations. Le devis prévoit des "indemnités à allouer pour la décoration dans la maçonnerie du bâtiment sur rue". La pierre de taille (mais sans qu'il soit donné plus de précisions) est préconisée pour tous les seuils de porte et les appuis extérieurs des baies. Les bâtiments sont entourés de "carrés de trottoirs en grès", la cuisine et le parloir reçoivent un pavage en carreaux rouges, tout comme le vestibule, le préau couvert et la salle du gradin. Cependant, sous le gradin proprement dit, le sol est en briques posées de champs comme pour le bûcher. Les bâtiments sont couverts en ardoise "de Fumay de la fosse du moulin Sainte-Anne" sur une charpente en chêne. Seuls les "petits lieux" et le bûcher sont couverts en zinc. Le chêne est choisi pour réaliser les lambris du parloir, du préau couvert et de la salle du gradin, les portes et les huisseries et appuis intérieurs des fenêtres du bâtiment des classes tandis que les planchers sont en sapin tout comme le gradin. Deux cheminées en marbre adossées sont installées, dans le parloir et la cuisine, de part et d'autre du mur de refend. Aucun moyen de chauffage n'est prévu dans le bâtiment des classes... Les plafonds et les murs sont enduits au plâtre puis peints de trois couches de peinture "à l'huile de lin et blanc de zinc".
Les étapes administratives du projet
Le projet est approuvé par l'inspection académique en octobre 1871. Le rapport rédigé par la commission apporte de nombreuses informations sur le projet : la salle des gradins, éclairée par six ouvertures placées sur les faces opposées pourra, avec ses 12 m de long, 8 m de large et 4 m de haut recevoir 196 enfants ; le bâtiment sur rue n'a pas d'étage car les religieuses qui s'occupent des enfants dorment à l'Hospice mais "il serait facile de faire plus tard des chambres à coucher dans les combles du bâti". Insistance est mise sur l'urgence de bâtir ce nouveau bâtiment tant "l'asile [actuel] est installé dans les plus mauvaises conditions sous le rapport de l'hygiène".
Le Ministère de l'Instruction Publique en mai 1872, puis la commission départementale (ancêtre du Conseil Départemental) en juin 1872 approuvent tous deux le projet et lui accordent des subventions. Le ministère demande cependant à ce que les ornements coûteux soient supprimés ainsi que le mur de clôture. Ces demandes sont validées par le conseil municipal de janvier 1872 et les modifications apportées au plan et au devis par l'architecte qui maintient cependant l'édification du mur de clôture, afin d'éviter que "le contact permanent des enfants et des directrices de l'asile avec le voisinage n'amène de sérieux désagréments".
Cependant, ce n'est qu'en janvier 1873 qu'une nouvelle délibération précisant le plan de financement définitif est prise et que "cette affaire si vivement désirée et décidée depuis quelques années déjà, [qui] n'a pu être mise à exécution à cause de la nécessité de donner suite à un autre projet d'une importance capitale du point de vue de la prospérité de la commune : le prolongement de la rue d'accès à la gare du chemin de fer", trouve enfin son aboutissement.
Le devis de 19 500 francs et le plan de financement (15 000 francs en fonds propres de la commune financés par un emprunt, 3000 francs de subventions de l'État et 2000 francs d'aides du département) sont approuvés par la préfecture en février 1873 car "l'opportunité des travaux projetés est suffisamment constatée et que les ressources sont assurées pour faire face à la dépense".
L'adjudication des travaux a lieu en septembre 1873. Ils sont confiés à l'entreprise Lebrun-Benoni fils, au Quesnoy.
Le bâtiment sur rue et l'immeuble fond de cour, ainsi que l'aile qui les relie, sont achevés en octobre 1874, ainsi que l'indique le procès-verbal de réception des travaux. La comparaison entre le détail des travaux, fourni dans ce document, et le devis montre que les travaux ont été effectués conformément au projet. Les honoraires de l'architecte ont été de 938 francs. L'édification du mur de clôture a pu être réalisée sans surcoût grâce à la reprise des vieux matériaux.
L'extension du terrain de la salle d'asile
En 1883, la ville acquiert la parcelle située à l'arrière de l'école car elle "est plantée d'arbre de hautes tiges qui empêchent la lumière et la chaleur solaire de pénétrer jusqu'au bâtiment où se trouvent les classes destinées primitivement pour 150 enfants et qui en reçoivent aujourd'hui 250, aussi le défaut d'espace se fait-il cruellement sentir" (délibération de janvier 1883, AD Nord, 2O345-34).
Le propriétaire ayant refusé de vendre à l'amiable, la ville engage auprès de la préfecture une procédure de reconnaissance de travaux d'utilité publique qui permettra l'expropriation. Celle-ci est accordée en septembre 1883 car "cette situation peut avoir de graves inconvénients pour la santé des enfants" et le terrain est acheté dans la foulée et transformé en jardin.
Le document préliminaire à l'établissement de l'école de filles (AD Nord, 2O345-36) indique qu'en 1886 l'école maternelle accueille 189 enfants.
Les modifications de 1911
Les étapes administratives du projet (AD Nord, 2O345-110)
En mars 1911, le conseil municipal reconnait l'insuffisance des locaux qui servent de logement à la directrice et à son adjointe, recrutées pour prendre en charge un nombre croissant d'élèves. À la différence de la religieuse qu'elles ont remplacé après 1904 (date de la laïcisation de l'enseignement), qui ne logeait pas sur place, elles doivent se contenter, pour tout logement, des deux petites pièces du bâtiment sur rue. Il est donc proposé de surélever le bâtiment existant d'un étage. Les plans et devis établis par l'architecte Edmond Lemaire, architecte départemental dont le cabinet est à Valenciennes, estiment la dépense à 5000 francs. À la suite des remarques faites par le Directeur départemental, les logements de la directrice et de son adjointe sont "rendus tout à fait distincts" et la chambre de l'adjointe, initialement prévue sous combles, bénéficie d'une hauteur identique à celle des autres pièces de l'étage : la directrice occupe au rez-de-chaussée deux pièces dont une cuisine et salle à manger (anciens parloir et cuisine) et deux chambres au premier étage ; son adjointe dispose d'une cuisine au rez-de-chaussée (ancien bûcher) et d'une chambre à l'étage. Une cave est également créée sous le préau qui longe le côté droit de la cour.
Le projet est approuvé par la Commission départementale des bâtiments civils en octobre 1911, par la Préfecture en novembre suivant, puis par le Ministère de l'Instruction Publique en mai 1912. L'adjudication a lieu en août 1912. Les travaux sont confiés à Henri Cochez, entrepreneur au Quesnoy.
Le devis
Dès les premières lignes du devis, l'architecte précise que les matériaux issus du démontage de la toiture précédente seront réemployés dès lors qu'ils sont en bon état : ardoises, éléments de charpente, zinc... Il n'est en revanche pas très disert sur les nouveaux matériaux à mettre en œuvre : sols en carreaux de ciments, briques lavées à l'acide et jointoiement réglé pour la façade, couverture en ardoises de Fumay ou d'Angers, enduit gris sur les murs ou "papier de tenture" (c'est à dire papier peint), cheminées ordinaires en marbre noir et foyers en carreaux de ciment, châssis des fenêtres en sapin et appuis en chêne, portes et escalier en sapin. À l'étage, les logements de de la directrice et de son adjointe sont séparés par une cloison en brique creuse.
Le projet de l'architecte
Les plans montrent que l'affectation des pièces évolue sans que cela modifie l'organisation du bâti. Seul un vestibule, qui accueille l'escalier desservant l'étage, est rajouté à l'arrière de l'ancien bûcher afin de créer un accès indépendant au logement de l'adjointe. L'escalier situé entre l'ancienne cuisine et le bûcher, qui permettait d'accéder aux combles, est désormais uniquement accessible depuis le logement de la directrice car il donne accès au couloir qui dessert les deux chambres du logement situées à l'étage. Toutes les pièces sont équipées d'une cheminée.
L'élévation proposée par l'architecte s'inscrit dans la continuité du bâtiment précédent : les baies sont alignées, de forme et de taille identiques à celles du premier niveau et seule la partie supérieure des encadrements, qui a perdu son archivolte, est plus simple ; les pilastres à tambour aux angles du premier niveau se poursuivent au second ; le bandeau qui achevait l'élévation est conservé et marque désormais la séparation entre les deux niveaux de façade. La reprise des éléments de charpente implique que la toiture conserve la forme qu'elle avait auparavant, y compris le bourseau marqué entre le terrasson et le brisis.
Le dessin de l'architecte, réalisé avant la modification demandée par le Directeur départemental, montre, en partie droite, la travée occupée par l'ancien bûcher surélevée d'un étage de comble et percée d'un oculus au premier niveau.
Les modifications de mai 1930
Le plan établi en 1921 pour dresser l'inventaire des destructions causées par la Première Guerre mondiale indique que les bâtiments n'ont subi que de légères dégradations qui n'ont pas affecté la structure. Le document rédigé pour obtenir des dommages de guerre pour les écoles de la ville (AD Nord, 2O345-314) liste les dégâts subis par les bâtiments de l'école maternelle : menuiseries des fenêtres, planchers, portes et plafonds "partiellement détériorés", enduit des murs abîmé... La maçonnerie des façade a nécessité quelques reprises, mais les travaux ont essentiellement concerné la toiture du bâtiment des classes, dont une "partie de la charpente a été enlevée par des obus".
L'école ne connait pas de nouveau travaux avant l'intervention sur le bâtiment des classes et le préau ouvert confiée, en mai 1930, à l'architecte valenciennois Joseph Foyer, également en charge des travaux dans les écoles primaires de filles et de garçons (2O345-315). Le préau, qui reliait sur le côté droit de la cour le bâtiment sur rue à celui en fond de cour, et figurait sur le cadastre de 1897 barré du grand X indiquant un bâtiment non habitable, sera transformé en espace fermé "vitré, plafonné, carrelé et doté d'une cheminée pour accueillir une cantine scolaire [dont] la création est réclamée par les familles pour permettre aux enfants d'y prendre leur repas apporté par eux et réchauffé, voire même d'y trouver à un prix très modique une soupe ou un bouillon chaud, sinon en tous temps, du moins pendant l'hiver". La galerie est reliée directement au bâtiment des classes.
Le bâtiment des salles de classe est modifié pour aménager une salle de jeux qui, située à l'emplacement de l'ancien vestibule, a nécessité la diminution de la surface dédiée à chaque salle de classe (anciennement salle des gradins et préau couvert). Comme le précise le rapport liminaire de l'architecte, "la salle de jeu est aménagée de telle sorte qu'elle puisse par le moyen d'une grande porte à 6 ouvrants être reliée à la deuxième classe pour former une salle à usage de représentations enfantines".
L'adjudication a lieu en juillet 1931. Le procès-verbal de réception des travaux est validé lors du conseil municipal de décembre 1934.
Dans les années 1950, l'entrée du bâtiment des classes a été modifiée par l'adjonction d'une grande entrée rythmée par des piles en béton. Les deux baies encadrant la porte d'entrée initiale ont été bouchées. Le petit fronton en brique pour souligner la travée centrale imaginé par Fiévet, l'architecte du premier projet, a été conservé.
La superposition avec le cadastre actuel et l'observation sur le terrain montrent que l'implantation des bâtiments n'a pas été modifiée depuis la création de l'école en 1873.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source , (incertitude)
- Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1873, daté par source
- 1911, daté par source
- 1930, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Fiévet Julesarchitecte, architecte départemental attribution par sourceFiévet JulesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte départemental dont le cabinet est à Avesnes sur Helpe.
Actif dans l'Avesnois pendant la seconde moitié du XIXe siècle.
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Auteur :
Lebrun - Benonientrepreneur attribution par sourceLebrun - BenoniCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur au Quesnoy - seconde moitié du XIXe siècle.
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Auteur :
Lemaire Edmondarchitecte attribution par sourceLemaire EdmondCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né à Anzin le 17 mai 1853 et décédé à Mont-Saint-Aignan le 30 novembre 1917.
Formation initilale à l’École supérieure d'art et de design de Valenciennes, élève d'Émile Dusart.
En 1871 : intègre l'École Supérieure des Beaux-Arts de Paris, élève de Georges-Ernest Coquart et de Gustave Adolphe Gerhardt. Il est diplômé en 1883.
Jusque 1885, il participe à de nombreux concours et travaille chez Emile Dusart à Valenciennes et Paul Gion et Émile Auburtin à Paris.
Il s'établit en tant qu’architecte à Valenciennes et devient architecte du département du Nord pour l'arrondissement de Valenciennes.
À partir de 1891, il est membre de la Société régionale des architectes du Nord de la France.
Il quitte définitivement Valenciennes avant l’arrivée des Allemands au début de la Première Guerre mondiale.
(source : notice nécrologique parue dans la revue L'Architecture, janvier 1918. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65349188/f15.item - consultée le 13 novembre 2025).
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Auteur :
Cochez Henrientrepreneur attribution par sourceCochez HenriCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Actif au Quesnoy dans le premier quart du XXe siècle.
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Auteur :
Foyer JosephFoyer JosephCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né à Maulévrier (Maine et Loire) en 1886, il suit à partir de 1909 une formation à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris après avoir fréquenté celle de Nantes. Après une interruption due à la guerre à laquelle il participe comme soldat dans l'infanterie (décoré de la Croix de guerre avec palme le 21 octobre 1915 et de la Médaille militaire pour faits de guerre en 1917), il obtient son diplôme en 1918, avec comme sujet "Une mairie pour une petite ville du Nord". Comme beaucoup d'architecte, il vient travailler dans le nord de la France au moment de la reconstruction consécutive à la Première Guerre mondiale. Il s'installe ensuite à Valenciennes où il s'associe avec Paul Pillet. Il est nommé architecte départemental en 1920. Entre 1919 et 1923, il es membre de la Société des Architectes Diplômés par le Gouvernement.
On lui doit un ensemble de logements et commerces rue Lannoy à Lens (1925) et le théâtre d'Anzin (1934).
Au Quesnoy, cet architecte a également réalisé l'extension contemporaine (réfectoire) dans la cour de l'école de garçons (actuelle école maternelle - rue Victor Hugo) du Quesnoy. Il est le père de Marcel Foyer (1921-2000), architecte d'exécution du lycée Eugène Thomas du Quesnoy.
L'adresse de l'agence est 42, rue de Mons à Valenciennes.
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Auteur :
Description
L'ensemble de l'école maternelle comprend trois bâtiments. Le premier est situé à front de rue, le second en fond de cour, parallèle au premier. Le dernier, longeant le côté ouest de la cour, assure la liaison entre ces deux parties.
Le bâtiment sur rue
Il présente un plan en L, la travée de droite se poursuivant légèrement sur l'arrière du bâtiment. Construit entièrement en brique, y compris le soubassement en léger ressaut, il est couvert par une toiture brisée à longs pans s'achevant par des croupes pour la partie gauche et par une toiture à longs pans dont le pignon donne sur la rue pour la travée de droite. Les deux toitures sont réunies par un même chéneau reposant sur des consoles en bois. Au niveau des angles et de la séparation entre les travées de gauche et celle à l'extrémité droite, la rive du chéneau, qui présente en décrochement, est soutenue par des consoles un peu plus grandes.
Le bâtiment compte cinq travées et un étage carré. Les deux niveaux sont séparés par un plein de travée encadré de deux bordures à ressauts, au milieu desquelles est disposée une table affleurée dont le centre est peint en blanc. Côté rue, les extrémités de la façade ainsi que le trumeau entre les quatre travées de gauche et celle de droite sont décorés de pilastres à tambour. Les baies, couvertes par un arc segmentaire, présentent des chambranles différents en fonction du niveau. Au premier niveau, le chambranle à crossette est interrompu par une agrafe trapézoïdale et souligné par une archivolte composée de deux rangs de briques posées en boutisses couchées, le premier en briques identiques à celles de la façade, le second en briques orange d'un plus grand module. Au second niveau, le chambranle à crossettes ne porte aucun décor. Seule la baie du premier niveau à droite porte un décor élaboré de grand appareil en brique dont les sommiers rejoignent les tambours des pilastres qui encadrent la travée.
Cette façade n'est percée d'aucune porte. L'accès au bâtiment se fait par une entrée située sur la façade latérale côté est, accessible après le passage de l'arche monumentale qui donne accès à l'école proprement dite, ou plus exactement à sa cour.
Cette arche porte les mêmes décors que le reste de la façade : pilastres à tambours, table affleurée nue encadrée par deux bandeaux à ressauts, agrafe console au niveau de la clef de l'arc segmentaire. L'élévation s'achève par un rang de denticules couvert par un chaperon en briques orange identiques à celles utilisées au-dessus des baies du premier niveau.
Le bâtiment sur cour
Cette aile d'un seul niveau était à l'origine percée de sept grandes baies, les trois centrales étant désormais remplacées par un avant-corps. Il est couvert par une toiture à longs pans. Les baies sont couvertes par un arc segmentaire interrompu par une petite agrafe. Le chambranle se limite aux sommiers. Chaque travée est séparée de la suivante par un pilastre qui vient brocher sur les cordons à ressauts qui marquent la base et le sommet du bandeau d'attique puis rejoint la corniche sommitale constituée d'un large bandeau.
Les trois travées centrales sont réunies dans un avant-corps dont le centre est surmonté d'un fronton avec des rampants constituées de ressauts de briques, alternant rangs posés en boutisses et en panneresses couchées. L'avant-corps est recouvert d'un toit-terrasse. Il accueille trois portes bâtardes séparées par des piles en béton et encadrées par une travée dont les baies sont remplies de briques de verre. Entre le toit-terrasse et le fronton, un bandeau percé de trois groupes de baies horizontales géminées séparées par des potelets en béton est recouvert par une casquette en béton dont la longueur excède légèrement celle des baies.
La cheminée sur la droite est celle de la chaufferie.
Analyse
La comparaison entre les bâtiments existant aujourd'hui et les dessins et devis des différents architectes met en évidence que ceux-ci ont été réalisés conformément aux projets. Les différentes étapes de construction se sont superposées mais n'ont pas entrainé de modifications ou de destructions de ce qui existait auparavant. Ainsi l'histoire du bâti reste lisible. Sur la façade du bâtiment sur rue, le premier niveau est celui dessiné en 1873 par Fiévet et le second celui d'Edmond Lemaire en 1911. Le respect du bâtiment antérieur se voit également, dans la reprise sur le second niveau de la façade, d'éléments caractéristiques du premier niveau comme les pilastres à tambours, le rythme, la taille et la forme des baies, le maintien des bandeaux avec leurs tables affleurées entre les deux niveaux... Le changement de plan demandé à l'architecte pour améliorer le logement de la directrice adjointe a d'autre part permis de conserver l'aspect de la façade de l'ancien bûcher avec ses bossages plats qui se poursuivent dans l'arc de la baie.
Le bâtiment des classes a, quant à lui, conservé son niveau unique, ses travées séparées par des pilastres, ses grandes baies et son fronton aux rampants à ressauts de briques tels que dessinés par Fiévet. Seule l'entrée monumentale datant des années 1950 est venu perturber le rythme initial de la façade.
Cette école est la plus petite des écoles construites par la municipalité au XIXe siècle. De la rue, avec ses deux niveaux et sa toiture brisée, elle ressemble d'ailleurs davantage à une maison de maître qu'à une école, ce qui ne devait pas être le cas lors da création en 1873 puisque les constructions d'un seul niveau sont extrêmement rares au Quesnoy. Elle est très différentes des deux écoles primaires de filles (IA59005761) et de garçons (IA59005762) où aucune confusion avec une maison de maître n'est possible. À la différence des deux autres écoles, l'accès aux salles de classe se fait en passant sous une arche qui donne accès à la cour. Elle partage avec l'école de garçons sa position à front de rue.
L'architecture est soignée pour l'ensemble des bâtiments. L'utilisation de la brique pour réaliser des décors est un moyen économique de donner du lustre aux constructions. S'il est mis en œuvre de manière plus démonstrative sur la façade sur rue (pilastres à tambour, chambranles et archivoltes, tables) il est également présent sur celle du bâtiment en fond de cour, avec les jambes latérales et la corniche sommitale (qui forment un cadre à la façade), les pilastres qui séparent chaque travée, les cordons à ressauts qui encadrent le bandeau d'attique et surtout les moulures successives des rampants du fronton.
L'école s'inscrit ainsi dans la famille des constructions de la fin du XIXe siècle utilisant des briques pour réaliser un décor s'apparentant à ceux réalisés en pierre (voir dossier "De la brique pour embellir les façades" - IA59005743). On compte dix bâtiments où ces décors concernent toute la façade. Si les chambranles soulignés sont présents sur toutes les façades de ce groupe et les tables sur six, l'école ne partage les pilastres à tambours qu'avec une seule d'entre elles (12, rue Goa). Le surlignage de la baie par une archivolte en brique orange de grand module est également peu fréquent, avec seulement deux autres exemples repérés (12, rue Goa et 1, rue de la Nouvelle-Zélande).
Il est enfin intéressant de comparer cette école avec d'autres bâtiments scolaires construits par Fiévet dans l'Avesnois, en particulier lorsqu'il s'agit d'un bâtiment à programme unique comme la salle d'asile d'Haumont (IA00124379). De nombreux points communs apparaissent, au-delà des éléments de programme imposés comme la salle des gradins et le préau fermé ou l'utilisation exclusive de la brique. On y retrouve ainsi la même distinction entre un bâtiment des classes couvert par une toiture à longs pans et des logements de fonction couverts par une toiture brisée. Sur le bâtiment des classes, quelques travées sont soulignées par des pilastres à tambours identiques à ceux de la façade du bâtiment sur rue, ce qui est également le cas des baies en arc segmentaire soulignées par une archivolte de briques posées en panneresses couchées et interrompues par une agrafe trapézoïdale. La travée centrale est de manière similaire couronnée d'un fronton triangulaire et un bandeau d'attique achève l'élévation. Enfin, le dessin de la façade propose le même décor de toit que celui proposé initialement pour la toiture du bâtiment sur rue : une niche centrale couronnée d'un fronton curviligne encadré de deux lucarnes à ailerons.
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Toitsardoise
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Étages1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans brisés croupe brisée
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département du Nord - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département du Nord - Archives départementales
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- (c) Département du Nord - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département du Nord - Archives départementales
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- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département du Nord - Archives départementales
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-103 : Travaux - Écoles primaires : Salle d'asile - construction, 1873-1874.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-110 : Travaux - Écoles primaires : École maternelle : agrandissement du logement de des institutrices de l'asile, surélévation d'un étage, 1911-1913.
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AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-314 et 315 : Travaux - Écoles diverses : Écoles de filles et de garçons et école maternelle - constructions scolaires et aménagements, 1930-1936.
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AD Nord : 2 O 345-32
AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2O345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-32 : Biens - Titres : Asile : abandon gratuit par l'administration des Hospices et du bureau de bienfaisance des terrains nécessaires à la construction, 1873.
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AD Nord : 2 O 345-34
AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2O345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-34 : Biens - Titres : Asile : agrandissement et acquisition au sieur Fratrez d'une parcelle de terrain, 1883.
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AD Nord : 2 O 345-108
AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-108 : Travaux - Écoles primaires : Asile communal - remplacement de carrelage, 1903.
Documents figurés
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AD Nord : P31-761
Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).
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AD Nord : 66 J 1805
Plan de la place du Quesnoy portant l'indication au moyen des signes conventionnels de l'état des manutentions des divers ouvrages de la place en juin 1880, plan levé par le chef du génie [signature illisible] (AD Nord. Série J, Documents entrés par voie extraordinaire depuis 1944 ; Sous-série 66 : ville du Quesnoy ; 66 J 1805).
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Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.