Dossier d’œuvre architecture IA59005761 | Réalisé par
Girard Karine (Rédacteur)
Girard Karine

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.

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  • inventaire topographique, Le Quesnoy centre
École de filles
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Pays de Mormal
  • Commune Le Quesnoy
  • Adresse 24 rue Baillon
  • Cadastre 2024 OE 02 846 correspond à parcelle 378 du cadastre de 1897 ; 1897 E 379  ; 1817 E 305, 306 305 : maison 306 : jardin

Les prémices

En 1848, une première école de fille est signalée rue des Lombards. Elle est installée dans une maison qui sera revendue à un particulier en 1883 (AD Nord, 2O345-51). La délibération du conseil municipal qui entérine la vente précise qu'en attendant la construction de la nouvelle école, les élèves seront installées dans l'une des salles de l'hôtel de ville. Il ne reste plus trace de cette maison-école dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par des immeubles de la Seconde Reconstruction.

La première école, 1888

La construction d'une "véritable" école pour les filles est rendue obligatoire pour toutes les communes de plus de 500 âmes par la loi du 10 avril 1867.

Dès 1883, la ville est consciente que "depuis de nombreuses années, elle n'a eu pour son école de filles fréquentée ordinairement par environ 72 élèves, qu'une maison très exigüe, sans cour et dans un tel état de vétusté qu'on a dû la démolir par mesure de sécurité. La maison dont le conseil municipal demande aujourd'hui l'acquisition est d'une valeur supérieure au prix consenti par les venderesses et tant au point de vue de l'hygiène que de la distribution des locaux, il serait difficile de trouver au Quesnoy une autre maison qui présentât les mêmes avantages" (conclusions de l'enquête de commodo et incommodo achevée en mars 1883).

Le projet d'acquisition concerne une partie du très grand jardin et d'une maison "avec porte cochère et dépendances [...] érigées sur 24 ares environ" que Mme Coquelet, veuve, et Melle Mortier, par ailleurs propriétaires de l'école privée située sur la parcelle voisine (voir dossier "Ancienne école privée, actuellement immeuble à logements" - IA59005798) ont cédé à la ville en avril 1888 pour le prix de 32 000 francs, après des pourparlers engagés dès 1883 mais retardés par un changement de municipalité.

Le document préliminaire à l'établissement de l'école rédigé par l'inspecteur d'académie donne un avis sur l'emplacement prévu pour l'école et les contraintes auxquelles elle doit répondre. Il indique que cette dernière devra accueillir 249 filles de six à treize ans, qu'il n'existe autour de la maison aucun voisinage "malsain, bruyant ou dangereux comme une usine, un cabaret, un marché public ou une mare" et que le choix de ce terrain est dicté par "l'impossibilité d'en trouver un autre". Il est également prévu que les enfants prennent leur récréation dans l'école. Il souhaite également que, bien qu'inférieure de quelques centimètre aux normes en vigueur, la hauteur des salles de classe soit celle des pièces existantes afin d'éviter d'avoir à démolir l'entièreté de l'intérieur de la maison. Enfin, la présence d'un jardin offre la possibilité d'extensions futures si la population scolaire venait à augmenter. À cette date, le budget acquisition + travaux est estimé à 42 000 francs. En avril 1886, l'inspecteur d'académie valide donc l'économie générale du projet porté par la vill (AD Nord, 2 O 345-36).

Le devis établi en juillet 1888 présente le projet. La maison abritant déjà un pensionnat de jeunes filles, il s'agit dans un premier temps de modifier les pièces intérieures pour "leur donner, autant que possible, les dimensions réglementaires. Le rez-de-chaussée comprendrait un vestibule et deux classes d'une surface de 95 m2 et de 3,80 m de haut, d'un petit cabinet et d'un préau vitré. Le premier étage comprendrait deux logements d'adjointes de deux et trois pièces. Un bûcher, un puits et des cabinets d'aisance sont à proximité. Le second corps de bâtiment, en bordure de rue, serait approprié au logement d'une directrice. Il comprendrait un vestibule, un balcon, une salle à manger, une cuisine avec laverie, un bûcher et un cabinet d'aisance, une petite courette, un petit jardin clos, enfin au premier étage, deux chambres à coucher complèteraient le logement". Les travaux listés dans le devis concernent donc uniquement les aménagements intérieurs, lesquels commencent par la démolition de l'existant avant l'installation des nouvelles cloisons en briques creuses, des portes en sapin et des sols en carrelage "en carreaux de mosaïque 2ème choix". Les murs et les boiseries sont peints. Des cheminées sont prévues dans toutes les pièces. La toiture, en mauvais état, est remplacée par une couverture en ardoise du moulin Sainte-Anne (une des carrières de Fumay), tout comme la charpente, désormais en chêne. À l'étage, le plancher est en orme. Les matériaux utilisés pour la maison de la directrice sont identiques à ceux utilisés pour l'école. Le total des travaux est estimé à 6100 francs pour l'école et à 4000 francs pour la maison. Le devis est signé par Félix Guillemin, architecte à Avesnes. Il est également l'architecte de l'école de garçons construite à la même période (AD Nord, 2 O 345-36).

Aucun plan de cette école n'a à ce jour été retrouvé. Cependant, l'étude du cadastre de 1897 sur lequel elle figure en couleur bleue à l'instar des bâtiments publics, avec le mot "école", montre un bâtiment de plan rectangulaire situé en fond de parcelle et précédée d'une cour, orienté perpendiculairement à la rue et auquel on accède par un passage couvert. Sur le cadastre, le degré au milieu de la façade sur cour laisse penser que le bâtiment présentait une façade ordonnancée. Sur rue, le bâtiment appartenant également à la commune (et dont l'extrémité accueille le passage couvert qui permet d'accéder à l'école) est signalé comme "institution" (parcelle n°377) et occupé par la maison de la directrice de l'école alors que sur le cadastre de 1817, cet emplacement était occupé par la maison d'habitation de la veuve. Enfin les documents établis pour la construction de salles de classe supplémentaires en 1904 (ill.) dressent un état des lieux du bâti existant. Leur étude montre une disposition différente de celle prévue (et réalisée ?) par Guillemin : le rez-de-chaussée de la grande maison ne compte qu'une seul classe, une véranda et le logement de l'institutrice ; l'étage offre une seconde classe ainsi que des chambres affectées à la directrice. Le degré visible sur le cadastre de 1897 a disparu.

Une dizaine d'années plus tard, la commune décide de construire un préau pour les deux écoles primaires (AD Nord, 2 O 345-107). Le projet est confié à Edmond Lemaire, architecte départemental installé à Valenciennes. Le préau est construit avec des murs en brique et une charpente en sapin reposant sur des colonnes en fonte et couverte en zinc. Sur le devis établi en mars 1895, le budget s'élève, pour chaque école, à 1500 francs, dont 63 francs d'horaires d'architecte. Après approbation du projet par le Ministère de l'Instruction Publique en mai 1897, le projet bénéficie d'une subvention de l'État de 900 francs puis d'une subvention de 150 francs du Conseil Général du Nord. L'adjudication des travaux a lieu en août 1897. Ils sont confiés à Eugène Allard, entrepreneur au Quesnoy. Le procès-verbal de réception de travaux est établi en février 1898. Aucun des documents conservés n'indique où ce préau était situé mais il est visible sur le plan établi en 1904 pour préparer la construction de nouvelles salles de classe : il borde tout le côté ouest de la cour.

La même année, la commune fait procéder à la réfection de la toiture (AD Nord, 2 O 345-106).

Entre 1918 et 1928, le bâtiment est réparé en même temps que la nouvelle extension. Hormis la toiture à refaire, l'école souffre peu de la Première Guerre mondiale (AD Nord, 2 O 345-314). Les travaux sont chiffrés à 29 000 francs. Ils concernent la révision et le remplacement des pièces abîmées de la charpente et de la couverture en ardoise, les vitreries à remplacer, les enduits et peintures à refaire sur les murs et les plafonds, quelques éléments de carrelage à reprendre et planchers à gratter... ainsi que le rachat du matériel scolaire qui semble avoir totalement disparu au cours du conflit.

Il ne reste rien de cette première école. Elle a été détruite entre mai 1977 et avril 1978, ainsi qu'en témoignent les vues aériennes réalisées par l'IGN.

L'école de 1905

En 1904, la commune commence à réfléchir à la construction d'une nouvelle école, ou plutôt de "trois classes [supplémentaires] à l'école des filles" (AD Nord, 2 O 345-109). Comme la maison abritant la précédente école ne dispose de suffisamment d'espaces, il convient, pour abriter ces nouvelles salles de classe de construire un nouveau bâtiment. Celui-ci sera situé sur le terrain encore disponible de l'ancien jardin vendu par Mme Coquelet à la ville vingt ans plus tôt, augmenté de l'espace libéré par la destruction de la maison sur rue (ancienne maison de la directrice) "complètement salpêtrée" ainsi que l'architecte le fait figurer sur le plan de masse. La construction est confiée à Edmond Lemaire, à qui l'on confie également l'extension de la maison d'asile. Un premier devis, daté de septembre 1904, accompagné des plans et élévations des différents bâtiments, est établi à hauteur de 19 600 francs. En 1905, les plans sont validés par le Ministère de l'Instruction publique qui accorde à la ville une subvention de 7645 francs et la ville contracte, en mai 1906, auprès du Crédit Foncier un emprunt de 17 650 francs sur trente ans (ce crédit inclut des travaux à réaliser sur les autres écoles).

L'adjudication des travaux a lieu en avril 1906. Le lot 1 (démolition, maçonnerie, charpente, dallage, pavements) est attribué à Édouard Quiévy, entrepreneur au Quesnoy. Le lot 2, constitué des menuiseries est remporté par Achille Mouzet, entrepreneur à Armentières, et le lot 3, constitué des peintures et vitreries, par Émile Lambour, peintre au Quesnoy.

Les dessins de l'architecte

Dans l'ancienne maison, seule une salle de classe est maintenue au rez-de-chaussée et tout le premier étage est occupé par des chambres, auxquelles on a adjoint un cabinet de toilette. Deux autres salles de classe sont construites dans un nouveau bâtiment de plan rectangulaire. Occupant tout le rez-de-chaussée, elles sont disposées de chaque côté d'un vestibule central traversant. Le bâtiment étant en simple épaisseur, les façades des classes sont percées de trois grandes baies de chaque côté. Au milieu de chaque salle de classe, deux poteaux en fonte soutiennent le plancher du second niveau. Au fond du vestibule, un escalier en colimaçon permet d'accéder à l'étage où sont situées les logements des institutrices, composés d'une chambre et d'une cuisine, ainsi qu'une "classe projetée". À l'avant de la parcelle, un grand portail donne accès à la cour sur laquelle donnent les deux bâtiments de l'école.

Le dessin de la façade montre une élévation ordonnancée de sept travées couverte par une toiture à longs pans et croupe. Les baies sont couvertes par un arc segmentaire en briques posées en boutisses debout. Au premier niveau, elles sont réhaussées d'une archivolte et d'une grande agrafe et reliées par une imposte régnant entre les baies. Au second niveau, les baies sont plus simples et sans imposte car ce rôle est tenu par la corniche sommitale. Les pleins de travée sont occupés par un calepinage de briques blanches.

Les matériaux

Les murs, y compris ceux de refends, sont en maçonnerie de brique et joints à la chaux hydraulique, les seuils "ciselés en pierre de Soignies", le dallage en carreaux de Pont-Sainte-Maxence (Oise) de premier choix pour le rez-de-chaussée. Les murs intérieurs sont enduits à la chaux puis peints en blanc, comme les plafonds. Les cheminées ont un foyer en béton et un habillage en sapin. Les huisseries extérieures sont en chêne tout comme les planchers du premier étage et l'escalier est en orme. La charpente est en sapin avec une couverture en ardoise "du moulin Sainte-Anne" posée au crochet.

Le devis liste également le mobilier qui sera fourni : armoires, "tables fortes en hêtre avec encrier et casier", poêles calorifères Godin (6ème série, n°27), estrade, bureaux, chaise et porte-manteaux pour chaque classe...

La comparaison avec une photographie de l'école prise peu avant la Première Guerre mondiale montre que le projet a été réalisé en suivant les dessins de l'architecte. Quelques différences sont cependant à noter dans les décors de brique de la façade, en particulier le traitement identique du décor des baies aux deux niveaux, la présence de pyramidons inversés de briques sous l'imposte régnant entre les baies du second niveau, et l'absence de panneaux en brique blanche dans les pleins de travée, remplacés par des tables rentrantes.

Les modifications des années 1930

L'extension

En mai 1930, la commune décide de la construction de quatre classes supplémentaires, pour un budget de 317 000 francs financés pour partie par emprunt (225 000 francs remboursables en 29 ans) et par une subvention de l'État. Les travaux sont confiés à Joseph Foyer, architecte à Valenciennes, qui se voit également confier l'extension de l'école de garçons et celle de l'école maternelle.

Les plans dressés par l'architecte montrent que l'extension est située sur la gauche du bâtiment de 1905, avec lequel il est attenant, et se développe vers l'arrière. C'est un bâtiment de plan rectangulaire couvert par une toiture à longs pans et croupes. Les deux façades avant sont alignées. Les quatre salles de classe, réparties à raison de deux par niveau, sont situées en retrait par rapport à la cour, la partie avant de l'extension étant occupée par des espaces techniques au premier niveau (vestiaire) et par une terrasse au second "réservée pour la construction éventuelle en surélévation d'une nouvelle classe ou d'un vestiaire" ainsi que le précise le rapport liminaire établi par l'architecte. La porte située à droite permet d'accéder à l'escalier qui dessert l'étage ainsi qu'aux classes du rez-de-chaussée. Au rez-de-chaussée chaque salle dispose d'un accès direct depuis l'extérieur, tandis qu'à l'étage un couloir dessert l'accès aux classes. On accède accède à ce couloir par un escalier couvert parallèle à la façade débouchant sur la terrasse. Le bâtiment est donc en simple épaisseur en rez-de-chaussée mais en demi-double à l'étage. Toutes les classes s'ouvrent par trois grandes baies sur l'espace vert situé à l'arrière du bâtiment de 1905 (l'ancien jardin de la directrice) mais sont fermées par un mur aveugle côté ville : "l'éclairage bilatéral n'ayant pu être obtenu, l'éclairage mono-latéral sur la face exposée au sud-est a donc été développé au maximum". Toutes les salles seront "dotées de l'éclairage électrique et du chauffage" (AD Nord, 2 O 345-315).

Le dessin de la façade sur cour montre une reprise à l'identique de la taille, de la forme et des décors des baies du bâtiment ancien. Seules les baies du second niveau montrent un dessin géométrique plus moderne, avec des linteaux et des piédroits en béton. Cette forme de baie se retrouve en revanche à tous les niveaux de la façade sur le jardin. Sur cette façade, les allèges et les pleins de travées sont décorés de tables identiques à celles ornant la façade sur cour du bâtiment de 1905. Côté cour, l'élévation s'achève par un attique décoré de tables saillantes décorées d'un calepinage de briques qui sert de garde-corps à la terrasse. La hauteur de l'attique est alignée sur la base des tables et les appuis des baies du second niveau du bâtiment de 1905.

Le devis apporte des informations sur les matériaux mis en œuvre. Les fondations sont en béton et les murs sont en maçonnerie de "briques neuves de four flamand". Les planchers hauts des caves et du rez-de-chaussée sont en béton armé, de même que les piédroits et les linteaux des portes et des fenêtres côté jardin, qui sont ensuite enduits pour les parties visibles. Les façades reçoivent un parement des briques "posées à dessin à la manière ordinaire pour les allèges, frises, garde-corps [et] des briques de Rethel pour les décors. Dans la partie haute du bâtiment, les briques sont enduites et "ravalées avec un appareil large de pierre". Les huisseries sont métalliques. Le bâtiment est couvert par des tuiles mécaniques du Nord [sic] sur une charpente métallique rivetée. Les seuils de toutes les entrées sont en pierre bleue. Pour la terrasse, le dallage est en mortier de ciment avec des "dalles lumineuses". Le long du passage (cheminement qui traverse le rez-de-chaussée de la partie sur cour puis longe le bâtiment côté jardin pour permettre l'accès aux classes du rez-de-chaussée), la balustrade est en "béton comprimé avec la partie haute ajourée en dessins et le bas en panneaux pleins avec une surface extérieure [décorée d'un motif] d'appareillage de pierre à bossage". À l'intérieur, les murs et plafonds sont enduits "de plâtre avec impressions" puis peints et tous les sols sont recouverts "parquet sans joint, le Terrazzolith [mélange de sciure de bois, d'oxyde et de chlorure de magnésium, ou parfois simplement de sciure de bois et de ciment ] que nous avons déjà employé avec la plus grande satisfaction dans d'autres locaux scolaires".

L'adjudication a lieu en juillet 1931. Le procès-verbal de réception des travaux est validé lors du conseil municipal de décembre 1934 et le préau apparait bâti sur la vue aérienne réalisée par l'IGN cette même année.

Le logement de la directrice

En 1937, la ville achète à une veuve une parcelle de terrain occupée par une maison avec jardin pour pouvoir y installer le logement de fonction de la directrice et libérer des espaces pour des classes dans le bâtiment de 1888. Cette acquisition, payée 22 500 doit aussi permettre à l'école d'avoir un accès depuis la rue Saint-Martin (actuelle rue de la Nouvelle-Zélande - ill.). Cette acquisition figure sur le plan dressé en 1938 précédemment à la construction d'un nouveau préau (AD Nord, 2 O 345-306).

Le nouveau préau et le local à bicyclettes

Le projet est confié à l'architecte Joseph Foyer.

Le préau est construit sur l'emplacement de celui de 1898, devenu trop exigu. Mesurant 14 m sur 5, il longe le côté ouest de la cour depuis le mur de clôture sur la rue Baillon jusqu'au bâtiment des classes auquel il est relié par un passage couvert. Le local à bicyclettes est installé à l'emplacement d'anciennes annexes qui longeaient la rue Baillon, et raccordé au préau par un auvent. Enfin, des WC sont installés dans la cour. "Pour la réalisation de ces diverses constructions, il sera fait un large usage du béton armé de façon à supprimer dans l'avenir toutes les sujétions d'entretien de toiture et de charpente" (AD Nord, 2 O 345-312).

Cette campagne de travaux est également l'occasion d'installer, dans les locaux libérés par la suppression du logement de fonction de la directrice dans le bâtiment de 1888 : une cantine scolaire (cuisine et réfectoire), un bureau au rez-de-chaussée et une salle de travail manuel au premier étage.

Le budget est estimé à 293 000 francs.

Le projet reçoit la validation de l'inspection académique en octobre 1938 à la condition de "supprimer les sièges à la turque qui sont interdits par les instructions ministérielles depuis août 1936 et de les remplacer par des sièges à cuvette" (AD Nord, 2 O 345-312).

Comme pour l'extension de 1930, les archives ne conservent ni appel d'offre ni procès-verbal de réception de travaux, mais le préau apparait bâti sur a vue aérienne réalisée par l'IGN en 1940.

Les dernières modifications

Enfin, dans les années 1960, une nouvelle aile est construite à front de rue. Elle est sans doute réalisée par Marcel Foyer (fils de Joseph Foyer), qui à la même époque, est l'architecte d'exécution de la cité scolaire en construction à l'extérieur des remparts.

Dans les années 2000, l'école qui n'est plus utilisée est modifiée pour accueillir une troupe de théâtrale en résidence (compagnie Chamane) dans une partie du rez-de-chaussée et de l'étage, une crèche au rez-de-chaussée, et l'école de musique à l’étage (salle de cours et espace de répétition pour l’harmonie municipale). Le bâtiment à front à rue héberge quant à lui d'autres salles de l'école de musique et l'administration du théâtre.

[Informations données par l'ancien maire, M. Dolphin, qui a été à l'origine du projet].

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source , (détruit)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source , (détruit)
    • Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
    • Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
    • Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1888, daté par source
    • 1905, daté par source
    • 1936, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Lemaire Edmond
      Lemaire Edmond

      Né à Anzin le 17 mai 1853 et décédé à Mont-Saint-Aignan le 30 novembre 1917.

      Formation initilale à l’École supérieure d'art et de design de Valenciennes, élève d'Émile Dusart.

      En 1871 : intègre l'École Supérieure des Beaux-Arts de Paris, élève de Georges-Ernest Coquart et de Gustave Adolphe Gerhardt. Il est diplômé en 1883.

      Jusque 1885, il participe à de nombreux concours et travaille chez Emile Dusart à Valenciennes et Paul Gion et Émile Auburtin à Paris.

      Il s'établit en tant qu’architecte à Valenciennes et devient architecte du département du Nord pour l'arrondissement de Valenciennes.

      À partir de 1891, il est membre de la Société régionale des architectes du Nord de la France.

      Il quitte définitivement Valenciennes avant l’arrivée des Allemands au début de la Première Guerre mondiale.

      (source : notice nécrologique parue dans la revue L'Architecture, janvier 1918. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65349188/f15.item - consultée le 13 novembre 2025).

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Quiévy Édouard
      Quiévy Édouard

      Entrepreneur au Quesnoy

      Actif dans le premier quart du XXe siècle

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      entrepreneur attribution par source
    • Auteur :
      Mouzet Achille
      Mouzet Achille

      Entrepreneur à Armentières

      Actif dans le premier quart du XXe siècle

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      entrepreneur attribution par source
    • Auteur :
      Lambour Émile
      Lambour Émile

      Peintre en bâtiment au Quesnoy

      Actif dans le premier quart du XXe siècle

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      peintre en bâtiment attribution par source
    • Auteur :
      Foyer Joseph
      Foyer Joseph

      Né à Maulévrier (Maine et Loire) en 1886, il suit à partir de 1909 une formation à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris après avoir fréquenté celle de Nantes. Après une interruption due à la guerre à laquelle il participe comme soldat dans l'infanterie (décoré de la Croix de guerre avec palme le 21 octobre 1915 et de la Médaille militaire pour faits de guerre en 1917), il obtient son diplôme en 1918, avec comme sujet "Une mairie pour une petite ville du Nord". Comme beaucoup d'architecte, il vient travailler dans le nord de la France au moment de la reconstruction consécutive à la Première Guerre mondiale. Il s'installe ensuite à Valenciennes où il s'associe avec Paul Pillet. Il est nommé architecte départemental en 1920. Entre 1919 et 1923, il es membre de la Société des Architectes Diplômés par le Gouvernement.

      On lui doit un ensemble de logements et commerces rue Lannoy à Lens (1925) et le théâtre d'Anzin (1934).

      Au Quesnoy, cet architecte a également réalisé l'extension contemporaine (réfectoire) dans la cour de l'école de garçons (actuelle école maternelle - rue Victor Hugo) du Quesnoy. Il est le père de Marcel Foyer (1921-2000), architecte d'exécution du lycée Eugène Thomas du Quesnoy.

      L'adresse de l'agence est 42, rue de Mons à Valenciennes.

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    • Auteur :
      Foyer Marcel
      Foyer Marcel

      Agence d'architecte installée à Valenciennes. Actif pendant seconde moitié du XXème siècle. Architecte de la ville du Quesnoy.

      Est l'architecte des bâtiments scolaires du Quesnoy pendant la seconde moitié du XXe siècle. Est l'architecte d'opération sur la construction du lycée Eugène Thomas au Quesnoy puis suit les travaux d'entretien. Son activité est reprise par le cabinet Jean Dodat - Christian Villain, lequel est devenu en 2002 l'agence d’architecture "Les murs ont des plumes" dirigée par Carl Lefebvre.

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      architecte (incertitude), attribution par source
    • Auteur :
      Guillemin Félix
      Guillemin Félix

      Né en 1826 à Avesnes-sur-Helpe, promotion 1847 de l'École Des Beaux-Arts, élève de Labrouste. Travaux particuliers et communaux ; architecte de la ville de Fourmies (Nord). Architecte à Avesnes.

      Architecte agréé pour les travaux communaux et établissements hospitaliers du département du Nord en 1859.

      Membre de l'Union syndicale des architectes français, et de la Société des architectes du Nord de la France

      Membre de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes [après 1852]

      Membre de la Société française pour la conservation des Monuments historiques.

      Source : base AGORHA : https://agorha.inha.fr/ark:/54721/c5b71bde-542c-452d-809d-56e3efb26257 [consultée el 19 nove 2025]

      Il se rattache au mouvement phalanstérien et en octobre 1892, il signe dans La Semaine des constructeurs un article consacré aux avantages réalisés par les groupements d'habitation à partir de l'exemple du Familistère.

      source : archives du Familistère : https://livre-des-visiteurs.familistere.com/visitor-ajax/307 [consultée le 9 décembre 2024].

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Allard Eugène
      Allard Eugène

      Entrepreneur au Quesnoy à la fin du XIXe siècle.

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Description

L'école est composée de deux bâtiments parallèles entre eux. Le premier est construit à front de rue, le second est au fond de la cour.

Le bâtiment en fond de cour

Il est le plus ancien de l'école. Deux parties d'époques différentes sont visibles sur la façade. La partie à gauche est la plus ancienne. C'est un bâtiment de plan rectangulaire de deux niveaux, couvert par une toiture débordante à longs pans et croupes. Construit en briques posées en appareil picard, il présente sept travées, la porte étant située au centre. Les décors de la façade sont également en brique. Des briques blanches et rouges en alternance viennent ainsi décorer les arcs segmentaires des baies et les impostes régnant entre les baies. Ces briques blanches sont également utilisées seules pour réaliser les agrafes et les archivoltes des baies des deux niveaux ainsi que les pyramidons qui rythment les impostes du second niveau. Des tables affleurées tripartites emplissent les allèges et les pleins de travées sont occupés par des tables rentrantes.

La comparaison avec les photographies anciennes montre que le bâtiment n'a pas été modifié, hormis la disparition des cheminées. La photographie ancienne montre un bâtiment simple en profondeur et laisse supposer une distribution traversante, autour d'un hall central qui distribue les entrées de deux salles de classe latérales et accueille l'escalier qui permet d'accéder à l'étage, dont la disposition reprend celle du rez-de-chaussée.

L'aile construite en 1937 forme un retour d'équerre vers l'arrière par rapport à l'aile ancienne. Elle est couverte par une toiture-terrasse sur l'avant, puis par une toiture à longs pans, croupe et pignon découvert pour la partie arrière. Le mur-pignon est aveugle. La façade arrière est percée de grandes baies couvertes par un linteau en béton. La façade avant s'inscrit partiellement dans la continuité du bâtiment du XIXe siècle puisqu'elle partage avec lui un premier niveau identique, bien que les baies et les trumeaux soient plus étroits. Le second niveau, avec son triplet de grandes baies réunies sous un linteau en béton, le bandeau en béton encadrant le plein de travées et les tables en briques jaunes situées dans ce dernier est en revanche totalement différent.

Le bâtiment à front de rue

Cette extension des années 1960 est construite en briques posées en appareil picard sur un soubassement béton. Elle compte deux niveaux et est couverte par un toit à un pan en pente douce. La partie droite de la façade n'est percée que de petites baies carrées couvertes par un linteau en béton. Elles servent à éclairer la cage d'escalier. La partie de gauche de la façade correspond aux salles de classe et est donc percée de grandes baies. Ces dernières sont prises dans un encadrement saillant en béton, traversé par de grands trumeaux identiques aux bordures du cadre. Ces trumeaux, tout comme le plein de travée, en léger retrait par rapport au cadre, sont en béton.

Côté cour, toute la façade est rythmée par les trumeaux en béton qui encadrent les travées de fenêtres. L'élévation s'achève par un petit bandeau en briques.

Analyse

Avec ses décors de briques colorées, ses grandes baies, sa distribution centrale, son organisation en travée, la partie ancienne de l'école est typique des écoles de la Troisième République et illustre le soin apporté à l'architecture scolaire. L'utilisation de briques illustre à la fois une inscription dans l'architecture vernaculaire mais est également l'expression d'une volonté rationaliste qui fait la part belle aux matériaux locaux, mieux adaptés au climat, facilement accessibles et moins coûteux.

L'école présente de nombreuses caractéristiques de l'architecture quercitaine du XIXe siècle : le soubassement en brique est fréquent à partir de la seconde moitié de ce siècle, la mise en œuvre de décors d'architectures réalisés en brique mais ressemblant à des décors de pierre comme les tables des allèges concerne une trentaine de constructions du dernier quart du XIXe siècle ou, à la même période l'insertion de briques colorées dans la maçonnerie de briques rouges afin de constituer des motifs comme dans l'arc des baies ou les pyramidons des impostes. Cette dernière pratique ne concerne que sept autres bâtiments au Quesnoy, ce qui rend la façade de l'école d'autant plus intéressante.

Les seuls décors de la façade de l'école sont réalisés en brique colorées dans la masse et intégrés dans la maçonnerie. La brique est laissée nue, c'est à dire sans badigeon ou enduit. Ceci différencie l'école des constructions bourgeoises, dont les façades sont souvent enduites, portent des décors plaqués ou associent plusieurs matériaux.

L'architecture de l'extension des années 1960 est strictement identique à celle de l'école de garçons rue Chevray (IA59005762).

  • Murs
    • brique maçonnerie
    • béton béton armé
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
    • toit à un pan
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1116. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, Justice de paix du Quesnoy, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1817 [état de section].

  • AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1121. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, canton de Le Quesnoy est et ouest, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1897 [état de section].

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-51 : Biens - Aliénations : Terrain de l'ancienne école de filles : aliénation à M. Frougnue, 1883.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2O345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-36 : Biens - Titres : École de filles : acquisition à Mme Veuve Coquelet et Melle Mortier d'une maison et ses dépendances pour servir à cet usage, 1888-1891.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2O345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-106 : Travaux - Écoles primaires : École de filles : réfection de la toiture, 1895-1897.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-107 : Travaux - Écoles primaires : École[s] de garçons [et de filles] : construction d'un préau couvert, 1897-1898.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-108 : Travaux - Écoles primaires : Asile communal - remplacement de carrelage, 1903.

    AD Nord : 2O345-108
  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-109 : Travaux - Écoles primaires : École de filles, agrandissement et appropriation de l'école de garçons et de l'école maternelle, 1905-1907.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-314 : Travaux - Écoles diverses : Collège, écoles primaires de filles et de garçons et école maternelle - construction et réparations, 1914-1928.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-306 : Biens - Titres : École de filles : acquisition d'un immeuble appartenant à Mme Veuve Legay-Masiaux destiné à l'aménagement [du logement de la directrice], 1937-1938.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-109 : Travaux - Écoles primaires : École de filles, agrandissement et appropriation de l'école de garçons et de l'école maternelle, 1905-1907.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-314 et 315 : Travaux - Écoles diverses : Écoles de filles et de garçons et école maternelle - constructions scolaires et aménagements, 1930-1936.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-312 : Travaux - Écoles primaires : École de filles : aménagement - avant-projet, 1938.

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; Sous-série 2 O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2 O 345 : commune du Quesnoy ; 2 O 345-313 : Travaux - Écoles primaires : École de filles : aménagement d'une classe provisoire dans un immeuble rue Saint-Martin, 1940.

Bibliographie

  • ANDRIEUX, Jean - Yves. L'architecture de la République, les lieux de pouvoir dans l'espace public en France. 1792-1981. Paris : Centre National de Documentation Pédagogique (CNDP), 2009.

    p. 91 à 99
  • DEUDON, Jean-Marie. Mémoire en images : Le Quesnoy. Saint-Cyr-sur-Loire : Éditions Alain Sutton, 2006, 128 p.

Documents figurés

  • Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).

  • Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).

    AD Nord : P31-761
  • Le Quesnoy - Commune du Quesnoy - Aménagement et extensions de la ville - Etat actuel - Plan, par A. Guyomard, ingénieur-géomètre agréé à Lille, le 6 août 1921 (AD Nord ; Fi - Provenances diverses : plans concernant le département du Nord, 1581-1922 ; 50Fi2285).

Annexes

  • L'architecture des écoles primaires au XIXe siècle
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Girard Karine
Girard Karine

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.

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