Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Dénominationsdemeure
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Aires d'étudesCommunauté de communes du Pays de Mormal
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Adresse
- Commune : Le Quesnoy
Les maisons bourgeoises se distinguent des autres maisons par quelques signes extérieurs : elles sont souvent plus larges, présentent parfois une porte cochère, et exceptionnellement un balcon, des façades plus décorées ou ordonnancées, une porte d’entrée bâtarde ou soulignée par un décor. Cependant, les élévations sont identiques et elles sont, comme les autres bâtiments, construites à front de rue.
Liste des demeures bourgeoises
Adresse | Avec jardin d’agrément (n° parcelles en 1897) | Nombre de baies dans l’état de section de 1897 | Autre signe distinctif | statut | Lien vers le dossier | |
1, rue de l’Aulette et 17 rue Weibel |
| 25 |
| XVIIIe siècle - 1ère moitié XIXe siècle - 1ère moitié | recensé |
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5, rue de l’Aulette | 586 et 587 | 32 | Passage couvert | XVIIIe siècle - 2nde moitié | recensé |
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14, rue de l’Aulette | Porte soulignée Façade décorée | XIXe siècle - milieu | recensé | |||
1, rue Baillon | 392 à 394 | 21 | Façade ordonnancée Façade décorée | XIXe siècle - milieu | recensé |
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22, rue Baillon | 380 à 383 | 32 | Porte cochère Façade décorée | XVIIIe siècle - dernier quart | repéré | |
40, rue Baillon |
| 22 | Façade décorée Porte soulignée Degré | XVIIIe siècle - 3ème quart | repéré | |
42, rue Baillon | 363 à 366 | 35 | Façade décorée Porte soulignée Degré | XIXe siècle - 3ème quart | repéré | |
Rue Bouttiaux (angle rue Saint-François) | 420 à 423 | 38 |
| Détruit |
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5, rue Brancion | 846 et 847 | 30 | Porte cochère Date portée : 1580 | XIXe siècle - milieu | repéré | |
6, rue Brancion | 779 et 780 | 33 | Porte cochère | XIXe siècle - milieu | Façade modifiée |
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9, rue Brancion | 844 et 845 | 22 | Façade ordonnancée Porte d’entrée soulignée | XVIIe siècle XIXe siècle - milieu | recensé |
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20, rue Achille Carlier |
| 11 | Façade ordonnancée Façade décorée | XIXe siècle - milieu | repéré | |
5, rue Chevray |
| 17 | Façade décorée Degré | XVIIIe siècle - 2nde moitié | recensé |
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10, rue Chevray |
| 32 | Façade décorée Porte bâtarde | XIXe siècle - milieu | recensé |
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14, rue Chevray | 694 à 695 | 31 | Porte cochère | charnière XVIIe-XVIIIe siècles | Façade modifiée |
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2, rue de la Couronne et 21, rue Chevray | 641 et 642 | 39 | Porte bâtarde Porte cochère | charnière XVIIe-XVIIIe siècles | repéré | |
1, rue de la couronne |
| 26 |
| XVIIIe siècle - 1ère moitié | recensé |
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3-3bis, rue de la couronne |
| 27 |
| XVIIIe siècle - 1ère moitié | recensé |
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8-10-12, rue de la Couronne et 2-4-6, rue Victor Hugo | 645 à 647 | 44 | Passage couvert Porte cochère sous un fronton | charnière XVIIe-XVIIIe siècles | recensé |
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6, rue George-V |
| 20 | Façade ordonnancée Façade décorée Date portée : 1707 | XVIIIe siècle - 1er quart | repéré | |
7-9, rue George-V | 514 à 516 | 41 | Balcon Porte cochère
| XVIIIe siècle - 1ère moitié charnière XVIIIe-XIXe siècles | repéré | |
13-15, rue George-V | 517 | 64 | Porte cochère | charnière XVIIe-XVIIIe siècles | recensé | |
7-9-11, rue Jean Jaurès | 17 | Porte cochère Porte bâtarde | XIXe siècle - 1ère moitié | recensé |
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48, rue Jean Jaurès | 614 et 616 |
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| Détruit |
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6, rue Juhel | 23 et 24 |
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| Détruit |
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16-18, place Général-Leclerc | 491 à 493 | 24 | Façade ordonnancée Porte cochère (disparue) | XVIIIe siècle - 2nde moitié | Façade modifiée |
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20, place Général-Leclerc |
| 39 | Façade ordonnancée Porte cochère balcon (disparu) | XVIIIe siècle - 1er quart | recensé |
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24, place Général-Leclerc |
| 21 | XVIIIe siècle - 1ère moitié | recensé |
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26, place Général-Leclerc | 465 à 467 | 24 | Façade ordonnancée Façade décorée Porte cochère | XIXe siècle - milieu | repéré | |
10, rue des Lombards | 832 et 833 | 19 | Façade ordonnancée Degré | XVIIIe siècle - 2nde moitié | recensé |
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7, rue Nouvelle-Zélande | 334 et 335 | 24 | Porte cochère Balcon (disparu en 2020) | XVIIIe siècle - 2nde moitié | recensé |
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19, rue Nouvelle-Zélande | 341 et 342 | 29 | Porte cochère | charnière XVIIIe-XIXe siècles | recensé |
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26, rue Nouvelle-Zélande | 213 à 216 | 45 | Porte cochère
| XVIIIe siècle - 2nde moitié | recensé |
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34, rue Nouvelle-Zélande | 210 | 30 | Porte cochère | XVIIIe siècle - 2nde moitié | recensé |
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22, rue Nouvelle-Zélande | 219 et 220 | 28 |
| Détruit |
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7, rue Saint-François | 462 et 462 bis | 23 |
| XIXe siècle - 3ème quart | recensé |
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5, rue Tanis | 246 et 247 |
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| Détruit |
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14, rue Tanis | 99 et 100 | 21 |
| charnière XVIIIe-XIXe siècles | recensé |
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28 rue Tanis | 156 et 157 | 28 |
| XVIIIe siècle - 2nde moitié | Façade modifiée |
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20, rue Thiers | 576 à 578 | 26 | Façade ordonnancée Porte cochère Balcon | charnière XVIIIe-XIXe siècles XIXe siècle - milieu | repéré | |
43, rue Thiers | 23 | Façade ordonnancée Façade décorée Porte cochère | XIXe siècle - milieu | recensé | ||
57–59, rue Thiers | 119 | 21 | Porte cochère (deux) | XIXe siècle - milieu | recensé |
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5, rue Victor-Hugo | 626 et 627 | 25 | Façade richement décorée | charnière XVIIIe-XIXe siècles | repéré | |
7, rue Victor-Hugo | 623 à 625 | 34 1 porte cochère |
| Façade modifiée |
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15-17ue Victor-Hugo | 618 et 619 |
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| Détruit |
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Quarante-cinq maisons de maître, représentant un peu plus de 7,5% du bâti quercitain intra-muros, ont été repérées. La liste a été établie en combinant l'observation de terrain (par exemple en repérant les portes cochères, la présence d'un degré ou de décors portés sur les façades) et l'étude des cadastres et des états de sections du XIXe siècle, en particulier ceux de 1897.
Voir liste dans le tableau précédent.
Parmi ces quarante-cinq maisons de maître, six ont été détruites et il n'en reste plus aucune trace dans le bâti actuel. Cinq maisons ont conservé leur volumétrie, et sans doute l'organisation des baies sur la façade ainsi qu'une emprise au sol identique entre 1897 et aujourd'hui, mais l'aspect de leur façade été grandement modifié par l'ajout d'enduit ou la modification des tailles et des formes des baies ou des portes (28, rue Tanis ; 14, rue Chevray). Cette modification d'aspect s'est souvent accompagnée d'un changement d'usage. Compte-tenu de la taille importante de ces bâtiments, beaucoup sont devenus des immeubles collectifs (6, rue Brancion ; 7, rue Victor-Hugo) ou des magasins (16-18, place du Général-Leclerc).
La plupart des maisons de maître ont pu être datées, soit par comparaison des cadastres, soit par des caractéristiques stylistiques. Elles se répartissent en deux ensembles principaux : la seconde moitié du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe. De manière plus détaillée, on compte :
- deux maisons du XVIIe siècle ;
- quatre maisons à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles ;
- dix maisons de la première moitié du XVIIIe siècle ;
- douze maisons de la seconde moitié du XVIIIe siècle ;
- quatre maisons à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles ;
- treize maisons du milieu du XIXe siècle.
Les maisons de maître sont réparties dans toute la ville. Elles ne semblent pas rassemblées dans une rue ou un quartier. Le nombre trop peu important de maisons de maître du XVIIe siècle conservées ne permet pas d'émettre des hypothèses étayées expliquant leur implantation. Celles du XVIIIe siècle sont édifiées au centre-ville ou à proximité (place Leclerc, rue George-V, rue Chevray) ou dans des zones faiblement bâties comme les rues Nouvelle-Zélande ou de la Couronne dont l'urbanisation ne commence réellement qu'au début du XIXe siècle. Malgré quelques exceptions comme la maison située au n°10, à l'extrémité de la rue des Lombards, la répartition des maisons de maître du XVIIIe siècle forme un arc de cercle passant par le centre-ville et orienté du nord-ouest au sud-est. Pour les maisons du XIXe siècle, il ne semble pas y avoir de zone privilégiée : on les retrouve partout dans la ville. Elles se sont construites en remplacement de maisons en mauvais état puisque toutes les parcelles sur lesquelles sont situées ces maisons sont généralement déjà bâties en 1817, avec une emprise au sol différente (26, place Leclerc ; 1 et 22, rue Baillon ; 10, rue Chevray par exemple). L’état de section de 1817 n’est cependant pas assez précis pour déterminer la typologie du bâti qui occupait ces parcelles (seule figure la mention générique : "bâtiment") que la maison de maître est venue remplacer. Seule la maison située 40, rue Baillon est bâtie sur un terrain encore vierge en 1817.
Toutes ces maisons de maître appartenaient à la bourgeoisie aisée : rentiers, fonctionnaires d’État, gens de robe ou médecins.
Deux maisons de maître n'ont pas été reprises dans cette étude car trop éloignées des maisons de maître "classiques" : elles se rapprochent plus en effet du type "hôtel particulier" car construites en retrait par rapport à la rue (et même, dans ce cas précis, en milieu de parcelle). Toutes deux sont situées rue Carlier. La première est l'ancienne gendarmerie reconstruite après la Première Guerre mondiale au n°18 (IA59005711) et la seconde est une maison reconstruite au n°14 dans le style architectural moderne (IA59005720).
Traits architecturaux distinctifs
Les élévations des maison de maître sont identiques à celles des autres constructions privées et ne comptent que deux niveaux pour la ville du Quesnoy, bien que les deux tiers (25 sur 38) aient un étage de comble, ce qui est plus fréquent que dans le reste du bâti intra-muros. Comme les autres bâtiments, elles sont construites à front de rue. Les maisons de maître se distinguent cependant des autres maisons par de nombreux signes extérieurs :
- elles sont souvent plus larges, avec une moyenne de six travées au lieu des deux ou trois travées sur les autres maisons : les plus petites, comme aux 40, rue Baillon ou 5, rue Chevray ayant quatre travées et la plus grande, 6, rue Brancion en ayant quatorze. La plus grosse partie des maisons compte cinq travées (douze maisons), six travées (onze maisons) ou sept travées (sept maisons).
- elles présentent parfois une porte cochère (seize maisons), en plus de la porte piétonne ou bâtarde pour trois d'entre elles. Certaines portes cochères, visibles sur les cartes postales anciennes ont aujourd'hui disparu, comme au n°16-18, place Leclerc. Seuls trois passages couverts ont été repérés. Au n°5, rue de l'Aulette, il constitue même l'unique accès à la maison, dont l'accès se fait depuis la cour.
- la porte d’entrée est valorisée (dix-sept repérées), par le choix d'une porte bâtarde plutôt que d'une porte piétonne (six occurrences), un encadrement tranchant sur le reste de la façade comme au n°7, rue George-V , 10, rue Nouvelle-Zélande ou 2, rue de la Couronne où un bossage plat en pierre contraste avec le mur en maçonnerie de brique, la présence d'un décor d'architecture encadrant l'entrée comme les pilastres à tambours au 40, rue Baillon et le fronton en plein cintre du n°9, rue Brancion ; ou d'un décor figuratif végétal comme aux n°5, rue Victor-Hugo 14, rue de l'Aulette et 5, rue Chevray ; ou encore la présence d'un degré (seize maisons, soit un peu plus d'un tiers), le plus imposant étant celui à double volées droites du n°42, rue Baillon. Certaines maisons associent plusieurs éléments comme le n°5, rue Chevray où l'on retrouve la présence d'un degré et d'un décor végétal surmontant l'arc de la porte. Les grands décors végétaux sont cantonnés aux entourages de porte.
- elles sont exceptionnellement ornées un balcon : trois encore en place ont été repérés, auxquels s'ajoute un disparu récemment (7, rue Nouvelle-Zélande), alors que la ville ne compte au total, hors les maisons de la Seconde Reconstruction, que six maisons avec balcon. Des cartes postales anciennes montrent que le n°20, place Leclerc était également orné d'un petit balcon au second niveau de la travée centrale, détruit dans les années 1960.
- l'apparence de leur façade est recherchée : les baies sont systématiquement organisées en travées, avec parfois deux fenêtres au second niveau pour une porte cochère ou bâtarde au premier, comme aux 34, rue Nouvelle-Zélande ou au 43, rue Thiers. Seule la maison 14, rue de l'Aulette, où aucune des quatre baies du premier niveau n'est alignée avec les trois du second, déroge à cette règle. Cela s'explique sans doute par le remaniement complet de la maison au cours du XIXe siècle : la superposition des cadastres de 1817 et 1897 montre en effet que l'on est passé d'une grande maison de plan en L occupant une parcelle unique à deux maisons, sur deux parcelles différentes. Seule celle du n°14 a conservé une aile en retour d'équerre sur l'arrière gauche, cette dernière étant cependant plus étroite que celle de la demeure de 1817.
Les façades sont ordonnancées (c'est à dire avec la porte au centre de la façade) pour douze d'entre elles, soit 25%, alors que ce n'est le cas que de vingt-deux autres maisons intra-muros (soit à peine 4%). Certaines façades modifiées dans les années 1960 ont perdu leur ordonnancement. C'est par exemple le cas du n°16-18, place Leclerc où la porte piétonne centrale et la porte cochère (située à droite) ont été remplacées par de grandes vitrines.
Un peu moins de la moitié des maisons portent des décors plaqués et/ou rapportés. Ces décors peuvent être réalisés grâce au traitement de l'enduit : faux bossage plat couvrant toute la façade comme au 14, rue de l'Aulette ; tables affleurées animant les pleins de travée comme au n°7-9, rue Brancion et au 10, rue Chevray ; faux bossage vermiculé, tables et grandes pointes de diamant au n°26, place Leclerc ; agrafes ou consoles très travaillées comme au 5, rue Chevray ; éléments géométriques inclus dans les corniches sommitales et/ou les pleins de travées comme au 26, place Leclerc et 5, rue Victor-Hugo. Pour les hôtels les plus anciens, les décors sont surtout présents dans l'organisation à travées de la façade. On note parfois la présence d'éléments figuratifs rapportés, en particulier sur les maisons du XVIIIe siècle, comme les masques du n°6, rue George V, la clef des arcs des baies du 20, place Leclerc ou dans le bandeau d'attique du 1-3, place Saint-Michel. Le décor peut également se réduire à la mise en œuvre des matériaux comme au n°7, rue George-V qui fait alterner rangs de briques et de pierre bleue ou au n°2, rue de la Couronne avec l'entourage en chaîne harpée en grès de la porte bâtarde. Enfin, trois maisons présentent des décors de guirlandes végétales autour d'un écusson (5, rue Chevray ; 5, rue Victor Hugo ; 14, rue Aulette). Seule la maison 20, place Leclerc présente un blason (dans la clef de la porte cochère). Ainsi, dix-sept maisons de maître présentent l'un ou l'autre type de décor porté sur la façade, alors qu'il n'y a que 53 autres maisons décorées à l'échelle de la ville intra-muros (soit 1% du bâti), essentiellement avec de faux bossages ou de faux appareils, et seulement neuf d'entre elles portent des décors figuratifs.
Le n°1, rue Baillon est un bon exemple de façade de maison de maître, avec ses écussons, ses motifs végétaux dans le bandeau sommital, ses agrafes ornées et la porte au centre des cinq travées de la façade qui associe façade ordonnancée et riche ornementation.
De manière générale, les chaines harpées dans les pieds droits sont rares : deux maisons pour les baies (13-15, rue George V et 24, place Leclerc) et quatre pour les portes (1, rue de la Couronne où la chaine est partielle, 2, rue Couronne et 19, rue Nouvelle-Zélande où il s'agit d'une porte neuve en pierre bleue). La maison 5, rue Brancion est la seule à développer ce motif sur la totalité de l'entourage de la porte, y compris l'arc.
La forme des toitures ne semble pas être un élément déterminant. On recense trente-quatre maisons couvertes par une toiture à longs pans et onze couvertes par une toiture brisée. Ces dernières datent systématiquement du XVIIIe siècle. Seules deux maisons présentent des croupes aux deux extrémités de la façade (7, rue George-V et 20, rue Carlier). Les croupes isolées sont situées à des extrémités de rang (26, place Leclerc, 42, rue Baillon, 1, rue de la Couronne, 13-15 rue George-V). Enfin, pour les maisons de maîtres entourées de bâtiments plus petits, c'est souvent le choix d'un pignon découvert, protégé par un chaperon de zinc, qui a été fait (1, rue Baillon, 5, rue Victor Hugo, 26-28, rue Nouvelle-Zélande). La présence de lucarnes, dont les formes et le nombre varie d'une toiture à l'autre, concerne vingt-cinq maisons, soit un peu plus de 55%.
Dix-sept façades sont enduites en totalité. Deux datent du XVIIe, sept du XVIIIe et huit du XIXe siècles. Elles peuvent présenter le même décor sur toute la façade : enduit lisse (57-59, rue Thiers ou 7-9-11, rue Jean-Jaurès), tables (7, rue Nouvelle-Zélande ou 10, rue Chevray), faux appareil (5, rue Chevray, 26, rue Nouvelle-Zélande), bossage plat (16-18, place Leclerc, 43, rue Thiers, 14, rue de l'Aulette) ou, plus rarement, mélanger les décors comme au 26, place Leclerc qui présente un faux appareil au premier niveau et des tables au second. L'enduit est majoritairement lisse. On note cependant un enduit nid d'abeille (voir dossier IA59005690) au n°40, rue Baillon ou des enduits mouchetés comme au 26, place Leclerc ou 20, rue Carlier. Aucune occurrence associant deux aspects d'enduit n'a été retrouvée.
Seules six façades avec un badigeon ont été repérées, cinq avec un badigeon blanc à la chaux et une avec un badigeon rouge sang de bœuf. Il est cependant difficile de dater ce badigeon, dont l'utilisation est contemporaine de la construction des premières façades en maçonnerie de brique. Si certaines façades semblent porter un badigeon ancien contemporain de la maison (22, rue Baillon), d'autres ont été refaites à plusieurs reprises comme en témoigne l'épaisseur du badigeon sur la façade du n°10, rue des Lombards et quelques-unes sont des interventions récentes, comme sur la façade du n°24, place Leclerc qui apparait en briques rouges sur les cartes postales des années 1960, ce qui mettait davantage en valeur les encadrements de baies en pierre blanche posés en chaîne harpée. La maison 6, rue George-V est la seule à présenter un badigeon sang de bœuf. Ce dernier est une restauration récente mais reprend les couleurs de badigeon usitées à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècles.
Les soubassements offrent également une grande variété : moellons de grès pour quatorze maisons (trois du du XVIIe, neuf du XVIIIe et trois du XIXe siècles), faux appareils ou faux bossage pour treize d'entre elles (cinq du XVIIIe et sept du XIXe siècles), pierre de taille en pierre bleue pour deux (7, rue George V et 14, rue Tanis, toutes deux datées du XIXe siècle), et cinq dernières en enduit (trois du XVIIIe et deux du XIXe siècles). Comme pour le reste des maisons intra-muros, le soubassement en grès est une caractéristique des XVIIe et XVIIIe siècles, tandis que ceux réalisés en enduit imitant la pierre se rencontrent plutôt au XIXe siècle. Une seule maison présente un soubassement en moellons de grès badigeonné (10, rue des Lombards), et il est probable que celui-ci soit une intervention récente puisque les maisons du XVIIIe siècle conservaient en général leur soubassement brut. Seule la maison 7, rue Saint-François présente un soubassement en brique, ce qui est caractéristique du bâti quercitain de la seconde moitié du XIXe siècle.
Certaines maisons, enfin, en plus de la majesté de leur façade sur rue réservent des surprises sur les façades arrière. C'est en particulier le cas de la maison située à l'angle des rues de la Couronne et Victor-Hugo. Côté rue de la Couronne, une grande porte cochère surmontée d'un fronton triangulaire et couverte d'une imposante toiture en pavillon vient interrompre l'aile en simple épaisseur qui ferme le jardin côté rue. À l'angle des deux rues, un pan coupé en briques posées en appareil picard est encadré sur toute sa hauteur par deux chaines harpées en moellons de grès. Ces deux particularités sont uniques à l'échelle du bâti quercitain. Côté jardin, à l'angle des deux rues et correspondant à l'arrière du pan coupé, invisible depuis la rue, une tourelle octogonale a été construite. Le décor de faux pans de bois du dernier niveau et la balustrade en béton qui entoure la terrasse au sommet de la tour indiquent une reprise au début du XXe siècle, mais l'aspect des briques des niveaux inférieurs et la grande meurtrière qui éclaire la tourelle laissent penser à une construction antérieure, sans doute contemporaine de la construction de la maison, datée à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles. On retrouve une tourelle similaire pour la maison 9, rue Brancion : située à l'arrière, de plan carré et couverte par une toiture en pavillon, elle dépasse de la toiture de la maison et accueille un escalier qui dessert tous les étages jusqu'aux combles. Cette maison de maître est également datée du XVIIe siècle.
Le jardin d'agrément : un élément déterminant
La comparaison de l’architecture encore présente, du cadastre et de l’état de section de 1897 fait également apparaitre un critère déterminant mais non visible depuis la rue, qui est la présence d’un jardin d’agrément : seules onze maisons sur les quarante-cinq n'en possèdent pas. Si les jardins vivriers sont en effet assez nombreux en cœur d’îlots (présence d’autant plus importante que l’on s’éloigne du centre-ville), les jardins d’agrément sont beaucoup plus rares et toujours associés à des maisons occupant une large emprise au sol. Ces derniers peuvent être d’une taille conséquente, y compris en centre-ville (20, rue Thiers) et être accompagnés d’un jardin vivrier et/ou d’une serre. La maison à l’angle de la rue Bouttiaux et Saint-François (détruite, actuellement immeuble à logement n°1) possédait même une orangerie au fond du jardin d’agrément !
La maison n°7, rue Saint-François constitue en ce sens un exemple particulièrement intéressant. La maison de maître est en effet construite entre 1817 et 1897 par le même propriétaire (un médecin) et en même temps que les deux maisons de rapport mitoyennes. Il s'agit d'une maison de maître modeste et la comparaison avec ses voisines ne permet pas de mettre en évidence d'importantes différences. En effet, les trois maisons sont réunies sous une même toiture brisée avec égout retroussé rythmée par des lucarnes jacobine. Elles comptent toutes un étage carré et un étage de combles et la corniche sommitale en dents d'engrenage qui achève l'élévation court d'une façade à l'autre. La façade est en briques posées en appareil picard, sans soubassement, ce qui est le mode de construction typique du XIXe siècle quercitain. Les baies, couvertes par un arc segmentaire, sont couronnées par une archivolte associant un rang de briques posées en boutisses à plat et un rang de demi briques posées en panneresses couchées formant saillie, d'une couleur plus orangée que les autres. L'archivolte se poursuit par une imposte courant entre les baies qui, comme la corniche sommitale et le cordon larmier, forme une ligne continue reliant toutes les façades. Les mêmes fers d'ancrage en forme de fleur se retrouvent également sur toutes les façades. Les éléments de décor de la façade (fer d'ancrage, archivolte associant deux formes et deux couleurs de brique, enduit posé sur une partie des arcs des baies comme cela est encore visible au n°5, imposte courant entre les baies) est modeste. Aucun autre décor ne vient agrémenter la façade de la maison de maître. La seule différence visible depuis la rue est le nombre de travées : trois pour le n°3, deux pour le n°5 mais quatre pour le n°7. L'élément déterminant est apporté par la lecture du cadastre et de l'état de section de 1897 : les parcelles liées n°7 sont occupées par une maison, un grand jardin d'agrément et une grande serre "en dur". Les deux autres maisons n'ont en revanche qu'une courette.
L'attention portée aux décors : l'exemple des portes
Des vantaux de portes cochères encore présents montrent l'attention portée aux détails. C'est le cas de ceux du 7, rue de l'Aulette, du 6, rue Brancion ou du 7, rue Nouvelle-Zélande.
Ceux rue de l'Aulette datent sans doute du XVIIIe siècle et présentent un décor complexe. Il est composé en partie haute d'une imposte en forme de quart de cercle décoré d'une moulure et à la jointure avec le vantail bas, d'un gros masque, personnifiant le Théâtre de l'Antiquité ; au milieu de chaque vantail bas, décorés de glands et feuilles de chêne aux angles, on trouve un panier de fleurs (à droite) et de fruits (à gauche) symboles d'abondance ; une fleur épanouie (type pivoine) est sculptée de chaque côté du montant central. Le vantail droit est percé d'une porte piétonne en partie basse.
Sur l'immeuble 6, rue Brancion, seule la porte cochère et celle piétonne témoignent encore du passé de maison de maître. En effet, si la forme des baies couvertes par un arc segmentaire, leur organisation en travées sur la façade et l'élévation à un étage carré et un niveau de combles sont sans doute similaires à ce qu'elles étaient à l'origine, l'aspect de la façade a été modifié, en particulier par l'application d'un crépi uniforme. La porte cochère, couverte par un arc en plein cintre, est composée de deux ouvrants en bois. Chaque ouvrant est composé d'un panneau rectangulaire et surmonté d'une imposte pleine en quart de cercle. Celui de gauche accueille une porte piétonne. Les deux panneaux inférieurs sont décorés d'une bordure. À l'intérieur de celle-ci, une baguette forme un losange vertical dont le centre est occupé par un motif ovale de fleurs, en fort relief, qui accueille un gros bouton de porte. Des roses occupent les angles du panneau. Hormis l'absence de losange, le décor de l'imposte est identique. Le motif des panneaux inférieurs de la porte cochère est repris à l'identique sur la porte piétonne.
La porte cochère de la maison située 7, rue Nouvelle-Zélande, bien qu'un peu plus ancienne, présente une composition et des décors similaires à celle de la rue Brancion. En léger retrait sous une arche en plein cintre entourée d'un chambranle en faux appareil avec refends, elle est également composée de deux vantaux - dont l'un intègre une porte piétonne -, qui sont surmontés de deux impostes en quart de cercle. Le montant central, plus imposant que rue Brancion, est décoré de cannelures rondes. Les panneaux de la porte et de l'imposte sont bordés par une baguette moulurée. Ceux du bas sont en plus décorés de tores horizontaux plaqués sur la structure, venant entourer une mandorle. Au centre de la mandorle se trouve un motif floral ovale de feuilles en fort relief, qui accueille les boutons de porte. Un motif identique, mais en quart de cercle épousant la forme de la bordure, occupe le centre de chaque partie de l'imposte. Les bois utilisés pour le centre des vantaux et des panneaux d'imposte est plus clair (châtaigner ?) que celui utilisé pour les montants, les tores et les motifs floraux (chêne ?). Pour cette maison, seule la porte cochère a fait l'objet d'un traitement minutieux. La porte piétonne, bâtarde, est plus classique. Elle se distingue par le motif d'entrelacs de sa grille en fonte d'acier et par les agrafes baroques qui les surmontent. La forme des décors et en particulier la présence de grilles aux décors moulés en fonte d'acier laisse penser que les portes ont été refaites postérieurement à la construction de la maison, au milieu du XIXe siècle.
La maison 1, rue Baillon, datée du milieu du XIXe siècle, présente un décor de porte piétonne élaboré. Le bois utilisé pour réaliser les huisseries et le décor de la porte crée une rupture chromatique par rapport au décor enduit qui habille le reste de la façade, ce qui attire l'attention sur elle, tout comme sa position en retrait par rapport au droit du mur. La porte comprend deux ouvrants en bois avec une partie centrale en verre protégée par une grille en fonte moulée, et une imposte vitrée. Un large chambranle en bois mouluré associant tores, canaux et gorges entoure la porte. La même succession de moulures est reproduite, en taille réduite, pour l'encadrement de l'imposte. Sur chaque panneau, une bordure moulurée encadre, en haut, une partie vitrée et en bas, un dodécagone régulier (un rectangle aux coins tronqués) en relief, où des cabochons occupent les angles du rectangle restés vides. Sur chaque vantail, la partie centrale est décorée d'une table horizontale décorée de volutes interrompue par un disque mouluré qui accueille le bouton de porte. La traverse dormante est décorée d'une rangée de denticules. Au-dessus, brochant en partie sur l'imposte, un gros macaron rocaille entouré de volutes feuillagées porte le chiffre 2.
Enfin, lors d'utilisation d'huisseries plus sobres, le décor peut se concentrer sur les grilles de protection de la porte. C'est ce qui est visible sur la maison 42, rue Baillon. Le développement des techniques de fonderie à partir de la seconde moitié du XIXe siècle permet en effet de réaliser des grilles en fonte d’acier pourvues de décors complexes. Les deux battants sont décorés d'une scène galante où les personnages de la Renaissance sont entourés d'ornements végétaux.
Il semble que les maisons de maîtres du XVIIe et du XVIIIe siècles aient présenté des portes plus sobres. Seul le chambranle est soigné, avec un appareil de grès qui tranche sur la brique comme aux 1, 2 et 3 rue de la Couronne. L'entourage de porte de la maison 7, rue George V, avec son bossage plat, est une modification de la porte initiale, sans doute réalisée à la fin du XIXe siècle, en même temps qu'un balcon était installé. Parfois, comme au 20, place Leclerc, un élément de décor vient rappeler un évènement historique : le claveau central, qui porte deux navires affrontés (rappel des Grandes Découvertes) autour d'un écusson martelé est une référence à la visite de Charles Quint qui a financé les voyages des premiers explorateurs. C'est également le cas de la porte de la maison 5, rue Brancion, qui porte sur le claveau central le texte "Soions en paix - 1580", sans doute pour souligner l'importance de la paix pour une ville sans cesse au centre des conflits entre Le Saint Empire et le royaume de France. Le montant central s'achève par un chapiteau décoré d'un motif héraldique de deux chimères adossées. Ces motifs sont typiques de la fin du XVIe siècle. Il est probable que la porte vienne d'un hôtel particulier plus ancien situé au même emplacement mais ait été conservée lors de la modernisation de la maison au XVIIIe siècle.
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Typologieshabitat individuel
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Toits
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1116. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, Justice de paix du Quesnoy, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1817 [état de section].
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1121. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, canton de Le Quesnoy est et ouest, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1897 [état de section].
Bibliographie
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AUXENT, Béatrice, DEBRABANT, Bernard. Le Quesnoy, connaissance d'une ville forte ou la métamorphose d'un lieu. Lille : CAUE (Conseil Architecture Urbanisme et Environnement) du Nord, 1999. 53 p.
Documents figurés
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Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).
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AD Nord : P31-761
Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.