Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Pays de Mormal
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Commune
Le Quesnoy
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Adresse
6 rue Georges-V
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Cadastre
2024
OE
1385
;
1897
E
273
maison - bâtiment - cour - sol ;
1817
E
135
bâtiment
-
Dénominationsmaison
La maison porte la date de 1707. La présence de pignons débordants entre la maison et ses voisines, fréquents jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, les encadrements de baies en calcaire ou les cartouches baroques dans les pleins de travées entre le second et le troisième niveau viennent confirmer cette datation.
Les parcelles sont bâties sur les cadastres de 1817 et 1897, avec un bâtiment en L qui occupe au sol une emprise identique. En 1817, la maison appartient à un rentier qui y habite. L'état de section de 1897 indique que la maison compte vingt fenêtres et/ou porte(s) et qu'elle est associée à une cour et à un bâtiment sur cour. Le cadastre permet de préciser que ce bâtiment sur cour est une aile en retour d'équerre située sur le côté gauche de la maison. Elle appartient à un rentier, qui n'y habite pas et possède également la maison voisine (n°8 actuel).
L'emprise au sol est identique à celle actuelle.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 18e siècle , porte la date
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Dates
- 1707, porte la date
La maison, construite sur trois niveaux de cave, est à front de rue. Elle est jointive et alignée avec ses voisines. À l'arrière, la maison se poursuit par une dépendance d'un niveau située sur le côté gauche. Le couloir central ouvre sur une cour qui se poursuit par un jardin en terrasse.
La façade sur rue est ordonnancée et compte cinq travées et deux niveaux. On accède au rez-de-chaussée surélevé par un petit degré qui empiète sur le trottoir. La toiture à longs pans est couverte en ardoise. Les pignons sont découverts et marquent la séparation avec les maisons voisines. Ils s'achèvent en façade par un contrefort en brique à deux encorbellements reposant sur un culot en calcaire. Toutes les baies sont couvertes par un arc segmentaire.
La façade sur rue associe plusieurs matériaux : briques posées en appareil picard et badigeonnées pour les trumeaux et les pleins de travée, moyen appareil de grès pour le soubassement et les pieds-droits de la porte, calcaire pour l'entourage des baies et la corniche sommitale moulurée, pierre bleue pour le degré.
La façade est richement décorée. Hormis celles de la travée centrale, les baies sont réunies dans des travées brugeoises matérialisées par des cordons moulurés en calcaire ; entre les travées brugeoises, un gros cordon larmier en calcaire relie les baies du premier niveau et la façade s'achève par une grosse corniche en calcaire associant plusieurs types de moulures (tore, doucine...). Au second niveau, le centre de l'imposte régnant entre les baies est décoré d'un masque "tête de feuille". Deux écussons "Le Rosso" (cœur entouré de volutes et couronné) portent la date de construction de la maison ("anno" à gauche et 1707 à droite).
Les baies sont également décorées : l'arc segmentaire est délardé et interrompu par une agrafe présentant une alternance de glyphes et de perles, les appuis sont moulurés au premier niveau et les fenêtres du second niveau sont munies d'un garde-corps en fonte décoré de volutes tripartites. Ce garde-corps, ainsi que le châssis en T avec imposte fixe des baies du second niveau est sans doute d'origine, ce qui n'est pas le cas de celui du premier niveau.
La façade sur cour est beaucoup plus simple : la brique posée en appareil picard est laissée nue, l'encadrement des baies est également en briques et celles de l'arc segmentaire sont posées sur champs. La façade est décorée d'un bandeau au-dessus des baies de chaque niveau et s'achève par une corniche sommitale en dents d'engrenage.
Analyse
Cette maison est intéressante à plus d'un titre. Elle fait partie des rares exemples de maisons avec une date portée (seulement dix-huit repérées, dont sept du XVIIIe siècle), une façade ordonnancée, comptant cinq travées et portant des décors.
Elle est également caractéristique du bâti du début du XVIIIe siècle : façade régulière, badigeon sur des briques posées en appareil picard, association d'un important soubassement en grès et de murs en brique, utilisation de calcaire pour les baies, décors nombreux et baroquisants. Pour toutes ces raisons, elle est très atypique dans le bâti intra-muros du Quesnoy.
Elle fait partie des six façades avec badigeon repérées, mais elle est la seule avec un badigeon rouge sang de bœuf. Ce dernier est une restauration récente mais reprend les couleurs de badigeon usitées à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècles.
En revanche, elle est assez différente de celle pourtant datée de 1709 située 1-3 place Saint-Michel (IA59005729) : les baies sont prises dans une travée brugeoise, leur encadrement n'est pas appareillé avec des pieds-droits en chaine harpée, et bien que dans les deux cas l'arc soit délardé, les baies ne portent pas d'agrafe. Les cartouches sont relativement proches, bien que ceux de la place Saint-Michel aient remplacé les volutes du sommet par un mufle d'animal. Elles portent également dans deux cartouches séparés le mot "anno" et la date. Enfin, les décors figuratifs, bien que dans les deux cas situés juste sous la corniche, sont assez différents : les bustes adossés de la place Saint-Michel sont assez réalistes mais peu nombreux, tandis que les "masques-feuilles" sont plus décoratifs et se répètent au centre de chaque trumeau.
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Murs
- brique badigeon
- grès moyen appareil
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Toitsardoise
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Étages1 étage carré
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Couvrements
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
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Escaliers
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Typologies
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- ornement, masque
- chronogramme, écu
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Précision représentations
Des masques "tête de feuille" sont visibles haut de chaque trumeau.
Deux écussons en forme de cœur avec volutes et couronnés sont situés dans les pleins de travée des travées encadrant la porte, entre le premier et le second niveau. Ils portent l'inscription "anno" à gauche et la date de 1707 à droite.
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Documents d'archives
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1116. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, Justice de paix du Quesnoy, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1817 [état de section].
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1121. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, canton de Le Quesnoy est et ouest, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1897 [état de section].
Documents figurés
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Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).
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AD Nord : P31-761
Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.