Dossier de présentation du mobilier IM80001762 | Réalisé par
Fournis Frédéric
Fournis Frédéric

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France puis conservateur régional de l'Inventaire général Pays-de-la-Loire.

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  • inventaire topographique, Val-de-Nièvre
  • enquête thématique régionale, mobilier et objets religieux
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
  • Commune Berteaucourt-les-Dames
  • Adresse Église paroissiale Saint-Nicolas , place du Général-Leclerc

Ruinée sous la Révolution et largement reconstruite dans la seconde moitié du 19e siècle, l'ancienne église abbatiale Notre-Dame a conservé peu de mobilier ancien, à l'exception notable du monument funéraire de l'abbesse Angélique Charlotte de Halluin, et peut-être de quelques statues ou groupes sculptés en bois polychrome. En effet, lors de sa visite en 1841, l'inspecteur des monuments historiques Hyacinthe Dusevel mentionne une « chaire en bois sculpté, des groupes placés en haut des piliers de la nef, de la croix qui la sépare du chœur, du retable d'autel et du tableau qui l'orne ». Près de l'abside du chœur séparé de la nef par un mur se trouve « un sépulcre en pierre, composé de sept personnages, de grandeur nature », tandis que le sol près de l'église était « jonché partout de débris d'écussons armoriés, de chapiteaux à figures fantastiques et de pierres tombales sur lesquelles sont représentées des abbesses en prières et des chevaliers recouverts de riches cottes d'armes. » Dans La Picardie en 1868, le même Dusevel mentionne le « grand autel du sanctuaire » qui a disparu avec les restaurations de 1855 : « C'était un curieux spécimen des autels du 12e siècle. L'art l'avait enrichi de nombreuses sculptures dentelées et de quatre colonnes courtes chevronnées. » Il indique que la chaire à prêcher, plusieurs tableaux de prix et les orgues ont été transportés récemment à l'église de Flixecourt. C'est probablement à cette période que la Mise au tombeau, groupe sculpté du 16e siècle qui occupait la chapelle orientée du bras sud, a également quitté son emplacement pour l'église de Villers-Bocage. Les trois cloches, réalisées par le fondeur Cavillier d'Amiens, sont baptisées le 17 mai 1859. Aussi, l'essentiel du mobilier de l'église est postérieur à sa réhabilitation en 1878, sous la conduite de l'architecte Edmond Duithoit qui donne probablement aussi le modèle de certains éléments. En 1878 également, M. Saint a offert un autel. Grâce au produit des quêtes, le maître-autel en pierre est réalisé en 1892 par le sculpteur Morel Damerval de Bernieulles (Pas-de-Calais), d'après les plans d'Edmond Duthoit.

  • Auteur(s)
    • Auteur : sculpteur
    • Auteur :
      Duthoit Edmond
      Duthoit Edmond

      Edmond Duthoit est l'un des plus fidèles élèves d'Eugène Viollet-le-Duc qui l'appelait : « mon jeune aide de camp ». Aimé et Louis Duthoit, ses père et oncle, travaillent également auprès de Viollet-le-Duc. Edmond Duthoit a la charge, entre autres, de s'occuper de certains bâtiments, sur place, alors que son maître est obligé de faire continuellement des « tours » de France pour visiter chaque site.

      C'est au château de Roquetaillade qu'il fait ses plus belles interventions, en collaboration étroite avec Viollet-le-Duc. Il suit sur place, pour son maître, les travaux de décoration et la création du mobilier de 1864 jusqu'à la chute de Napoléon III en 1870, date à laquelle, faute d'argent, le chantier s'arrête. Edmond Duthoit finit le chantier de 1875 à 1878, notamment les décors de la chapelle du XIIe siècle. Les décors de Roquetaillade sont uniques car ils sont certainement le seul exemple en France d'un travail complet de Viollet-le-Duc : architecture, restauration, décoration, mobilier et objets.

      Durant ses voyages d'adolescence en Espagne du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Edmond Duthoit découvre l'art mauresque. Chargé de mission en Orient, il accompagne en 1861-1863 et 1862-1864, en Syrie et à Chypre, le comte Melchior de Vogüé. Il collabore à la publication de l'Architecture civile et religieuse du Ier au VIIe siècle en Syrie, d'où le nom de la salle des antiquités chypriotes au Louvre : Voguë-Duthoit. Il réalise une série impressionnante de dessins sur les monuments du Proche Orient et d'Algérie. Il est chargé par le gouvernement français d'arbitrer un conflit qui oppose en 1872, la municipalité de Tlemcen et la population au sujet d'un aménagement urbain portant atteinte à la Grande mosquée de la ville. Il est de 1880 à sa mort, architecte en chef des monuments historiques d'Algérie et participe à la mise en place des fouilles archéologiques des sites romains de Tipaza, Timgad, Djémila en Algérie et d'autres en Tunisie.

      Nommé en 1866 inspecteur des Monuments historiques des départements de l'Oise et de la Somme, il s'installe à Amiens en 1870 et partage son temps entre la Picardie et l'Algérie. C'est à partir de 1884, qu'il réalise son chef-d’œuvre, la basilique Notre-Dame de Brebières à Albert dans la Somme, monument majestueux, inspiré à la fois de l'art byzantin et de l'art mauresque, où l'on peut déceler l'influence de l'architecte Léon Vaudoyer.

      Il a été membre de la Société des antiquaires de Picardie.

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Cavillier Nicolas
      Cavillier Nicolas

      Fondeur de cloches attesté à Amiens au milieu du 19e siècle. Appartient à la dynastie de fondeurs établie également à Carrépuis (Somme) et à Solente (Oise).

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      fondeur de cloches

Documents d'archives

  • AMH (Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine). Berteaucourt-les-Dames ; 80/81. Abbaye, 1840-1957.

Documents figurés

  • Berteaucourt-les-Dames. Mise au tombeau dans l'abbatiale, dessin à la plume par Louis Duthoit, 1873. In : Aimé et Louis Duthoit. Quelques cantons de Picardie. Amiens : CRDP, 1979.

    pl. 77
Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Fournis Frédéric
Fournis Frédéric

Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France puis conservateur régional de l'Inventaire général Pays-de-la-Loire.

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Édifice