Historienne, Martine Plouvier a été conservateur régional de l'Inventaire général de Picardie, conservateur en chef aux Archives nationales et directrice du Centre d'études et de recherches prémontrées.
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, région Hauts-de-France jusqu'en 2022. Responsable de service région Picardie puis Hauts-de-France jusqu'en 2022.
- inventaire topographique, canton de Noyon
- enquête thématique régionale, mobilier et objets religieux
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Périn Jean-MichelPérin Jean-MichelCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel, Région Nord-Pas-de-Calais puis Hauts-de-France.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Pays Noyonnais - Noyon
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Commune
Babœuf
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Adresse
Eglise paroissiale Saint-Nicolas
,
rue de l' Eglise
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Autres parties constituantesverrière, statue, bas-relief, dalmatique
L´abbé Tassus (1908) décrit et documente une partie du mobilier de l´église.
En 1699, Godebert de la Porte fait réparer le plancher de la nef et les lambris qui sont près des crédences. Il achète à Nicolas Sensse de Noyon, une grande lampe pour le choeur, un bénitier, un baiser de paix de la Résurrection (étudié) et une navette pour mettre l'encens. Il fait également fabriquer des bancs pour les femmes puis, pour un plancher au grand autel et une galerie autour des fonts baptismaux, par Antoine Levert, menuisier à Ham.
Le buffet de la sacristie est exécuté par Lubin, menuisier à Chauny en 1778, date d´acquisition d´un fauteuil de célébrant auprès d´un marchand de Noyon. Divers ornements sont acquis en 1780 à Louis Liage, marchand d'ornements à Jussy. Le maître-autel, exécuté par le marbrier Thomas de Beaumont (Brabant), est posé en 1782. Il n'en subsiste à la date de l'enquête qu'un fragment en marbre (fig.3). De nouveaux bancs sont fabriqués par Lubin, menuisier à Chauny, en 1788, date de la restauration des fonts baptismaux.
Les cloches que l'église possédait au moment de la Révolution avaient été bénites en 1743. La grosse pesait 1100 kilos. Une autorisation de Mgr de Grimaldi, en date du 11 Mai 1786, permit à la fabrique de faire refondre la moyenne, qui était fêlée, par Florentin Cavillier, de Carrépuis. La nouvelle cloche, pesant 1543 livres, fut bénite le mardi de la Pencôte 1786. En 1793, les deux petites furent enlevées.
En 1818, avec la grosse qui était restée, on fit trois petites cloches dont la plus grosse pesait 530 kilos. Celle-ci fut nommée Marie-Reine- Louise. La seconde fut nommée Marie-
Nicole- Alexandrine. En 1870, la moyenne cloche étant fêlée, on les remplaça par trois autres provenant de la fonderie Lecul et Daperon d'Amiens. La grosse pèse 1203 kilos, la moyenne 900 kilos. et la petite 656 kilos.
L´aménagement et le décor intérieurs sont refaits entre 1856 et 1862 (peinture des lambris du choeur et carrelage du choeur) et le mobilier est renouvelé. Un grand dais pour les processions du Saint-Sacrement est acquis entre 1851 et 1853. Le chemin de croix est donné par Mademoiselle Boisset en 1857 et un bâton de la Vierge est acquis en 1859. En 1864, une statue de saint Nicolas est offerte par les jeunes gens de la paroisse, la fabrique fait aussi l´acquisition d'un harmonium pour accompagner le chant et d'un confessionnal en chêne fait par Pierre Letourné, menuisier à Baboeuf.
En 1865, madame Etienne Gavé, de Paris, donne les fonts baptismaux en marbre blanc et la grille de communion. L´année suivante, deux lutrins avec livres de chant sont placés dans le choeur. En 1869, installation d'une chaire dans le style de l'église. En 1883, des bancs sont placés dans le choeur, dont les lambris sont réparés.
L'église possède quatre tableaux sur toile, l´Adoration des Bergers, le Mariage de la Sainte-Vierge, un Saint Sébastien, une scène très remarquable de Jésus chez Lazare, avec ses apôtres (en face de lui, Marthe et Marie). C'est une excellente copie d'un chef-d'oeuvre de Lesueur qui nous vient de l'abbaye de Saint-Eloi.
De nouvelles verrières, offertes par mademoiselle Florence Cavé en souvenir de sa soeur décédée, marraine de la moyenne cloche, sont posées dans la chapelle de la sainte Vierge (1876). Sont également posés, dans la nef, les vitraux de Sainte-Anne et de Sainte- Catherine (1885), provenant des ateliers du Mesnil-Saint-Firmin, puis ceux de Saint-Médard et de Saint- Eloi (1887), provenant de la maison Latteux-Bazin, enfin ceux du choeur (1904), des ateliers Koch de Beauvais et Bulteau de Noyon.
Dans le choeur, le vitrail du milieu représente la Cène et au-dessus le Crucifiement.
A droite, le vitrail de saint Joseph est composé de six médaillons représentant, le mariage de la Sainte-Vierge, la naissance de l'Enfant Jésus, la Fuite en Egypte, l'intérieur de Nazareth, Jésus au milieu des docteurs et la mort de saint Joseph.
A gauche, le vitrail de saint Nicolas, composé également de six médaillons la charité de saint Nicolas surpris jetant une bourse pour doter trois jeunes filles pauvres ; son sacre ; sur mer il ressuscite un matelot ; débarqué à Alexandrie, il guérit les malades ; il délivre de la mort trois chevaliers innocents ; saint Nicolas protecteur de l'enfance.
Dans la sacristie, un panneau en chêne, qui autrefois faisait probablement partie d'un triptyque, représente le Sauveur tenant le calice la main avec cette inscription : « Pasuas sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, sepullus ».
Les sources conservées aux archives départementales (série O) signalent la réception des nouvelles cloches, fondues par Lecull et Daperon d'Amiens, le 7 décembre 1875. En 1923, 12 bancs fabriqués par Poleux et Platel, menuisiers à Baboeuf, sont placés dans l'église. La chaire à prêcher est inaugurée en 1928.
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Auteur(s)
- Auteur : verrier
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Auteur :
Houille Renépeintre-verrierHouille RenéCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Jules-René-Théophile Houille est né à Rouen le 1er décembre 1875. Il est le fils de Jules-Alphonse Houille (1850-1933), peintre-verrier, installé temporairement dans cette ville normande. Par la suite, la famille regagne Beauvais vers la fin du XIXe siècle. Si dans le recensement de 1891, René Houille est déclaré peintre, il est qualifié de peintre-verrier dans ses documents militaires (1895), puis dans les recensements et autres documents postérieurs à cette date. Jusqu'à son mariage en septembre 1898, il demeure au 15 rue Sainte-Marguerite à Beauvais, puis après cette date, au 33 rue de l'Argentine. Les recensements de 1901 et 1906 précisent qu'il est employé par le peintre-verrier beauvaisien Louis-Charles Koch. Ses papiers militaires signalent qu'il habite Ajaccio (Corse) au moins en 1906-1907, puis qu'il séjourne pendant la Première Guerre mondiale à Pontivy, Nantes et Nogent-le-Rotrou. Au retour de la paix, René Houille se réinstalle à Beauvais où il demeure 37 rue Jules Ferry. En 1921, le recensement le présente comme peintre-verrier et patron. Il devient ainsi successeur de Joseph-Eugène Roussel, de Louis Koch et de son père Jules Houille, à la tête de l'atelier implanté 37 rue Sainte-Marguerite à Beauvais.
Comme l'indique Jean-Pierre Blin dans l'ouvrage collectif Le vitrail en Picardie et dans le nord de la France aux XIXe et XXe siècles (p. 76), René Houille reste conservateur sur le plan stylistique, mais son art est remarquable par la qualité technique du dessin et de la composition et se démarque des autres ateliers locaux actifs dans la région. Il réduit l’usage des grisailles dans les ombres et les demi-teintes pour donner priorité au dessin. Sa palette utilise parfois des couleurs vives, ou même des verres à reliefs en vogue à l’époque.
René Houille est décédé à Beauvais le 3 septembre 1948.
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Auteur :
Daperon-LecullfondeurDaperon-LecullCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Lecull et Daperon puis Daperon-Lecull est une fonderie de cloches installée à Amiens. Vers 1900, elle est domicilié au 58 rue du Boucaque.
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Auteur :
Poleux et PlatelmenuisierPoleux et PlatelCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Koch LouisverrierKoch LouisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Peintre-verrier actif à Beauvais entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.
- Auteur : verrier
- Auteur : menuisier
- Auteur : menuisier
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Auteur :
Bazin-Latteux (1846 - 1906)peintre-verrierBazin-LatteuxCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Atelier et fabrique de verrières peintes, créé en 1846 par Gabriel-Boniface Bazin (1791-1862), par ailleurs entrepreneur et agronome, propriétaire d'un domaine et château au Mesnil-Saint-Firmin (Oise), et fondateur d'une ferme-école, une maison d'enfants, une briqueterie ainsi qu'une distillerie. L'atelier de verrerie est confiée au peintre Jules Leclerc et à ses fils Charles Bazin et Julien-Stéphane Bazin. Après la mort du fondateur, les frères s'associent à leur cousin Ludovic Latteux (société Bazin et Latteux). Après quelques années, et le retrait de Charles, Ludovic Latteux s'associe à son cousin Léon Gros en 1876 ; il se retire en 1877 ce qui amène à la direction Stéphane Bazin et Léon Gros avec un nouveau changement de nom (1877-1878). Ludovic Latteux revient à la direction en 1878, ce qui provoque un nouveau changement de raison sociale. Finalement en 1882 Ludovic Latteux devient le seul dirigeant après le décès de Julien-Stéphane Bazin. Il restera à la tête de l'entreprise de vitraux, dont la production est très prolifique, et qui fermera en 1906.
D'après Le Vitrail en Picardie et dans le Nord de la France aux XIXe et XXe siècles. Actes du colloque d'Amiens (25 mars 1994). Dir. Nadine-Josette CHALINE. Amiens : Encrage, 1995, pp. 34-35.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Documents d'archives
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AD Oise
AD Oise. Série O. Administration communale.
Baboeuf.
Bibliographie
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Bulletin religieux.
1928, n°12, p. 145. -
TASSUS, Abbé. Notes historiques sur la paroisse de Baboeuf. Comité archéol. et hist. Noyon : comptes rendus et mémoires lus aux séances, 1908.
tome XXI, p. 29-33.
Annexes
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LISTE DES OEUVRES NON ETUDIEES
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Description de l'église par l'abbé Tassus, extrait de TASSUS, Abbé. "Notes historiques sur la paroisse de Baboeuf". Comité archéol. et hist. Noyon : comptes rendus et mémoires lus aux séances, 1908, p. 30 à 32.
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
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Église paroissiale Saint-Nicolas de Baboeuf
Adresse : rue de l' Eglise
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