Photographe au Service régional de l'Inventaire des Hauts-de-France (2023).
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre - Rue
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Commune
Arry
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Dénominationsmaison, ferme
D'après les données statistiques de l'Insee de 2022, le village d'Arry compte 210 maisons, dont 17 sont antérieures à 1919, soit 8 % du bâti de la commune, 5 sont construites entre 1919 et 1945 et 54 sont construites entre 1946 et 1970.
En dépit du fait que les constructions ont été multipliées par cinq, le village a cependant peu évolué entre le début du XVIIIe siècle et les premières décennies du XIXe siècle. On y dénombrait 32 feux (ou maisons) en 1728, et quasiment autant un siècle plus tard, selon la représentation figurée et cartographique du village en 1828 (Plan parcellaire cadastral : ill.). Le plan napoléonien, établi à cette époque, ne distingue en effet que 39 maisons (AD Somme ; 3 P 1262/2 à 6), dont 4 fermes d'importance. Enfin, à la fin du XIXe siècle, selon la Monographie communale (AD Somme ; 4°100 2 NUM 77), le village comptait alors 76 maisons et fermes.
L’habitat s’articulait essentiellement le long de deux axes de communication : l’un traversait le territoire d’est en ouest, tandis que l’autre le croisait en liant, vers le sud, l’ancien fief du château à celui de Thurel. Le secteur se caractérise par un tissu parcellaire relativement lâche, qui a permis d’absorber le pic de croissance démographique constaté au cours du second quart du XIXᵉ siècle, tout en préservant son emprise parcellaire et bâtie ancienne. Cette particularité, liée à l’implantation du bâti, résulte surtout de la présence des pâturages du château (IA80011199), qui occupent une grande partie du côté est de la rue de l’Église et isolent complètement la prestigieuse demeure du reste du village.
Les typologies d'habitat
Outre ce château brique et pierre ((IA80011199), emblématique du style Louis XV, l'habitat traditionnel est ici le reflet de l’activité économique du village d’Arry. Dépourvu d’industries et de commerces, le bâti ancien du village se répartit principalement autour des fermes et, de manière plus exceptionnelle, de maisons de tourbiers.
Les fermes
La plupart des fermes sont assez modestes en taille. Elles sont bâties en milieu de parcelle, sur cour, ouverte sur la rue, avec généralement un verger ou pâturage à l'arrière. La maison d’habitation (cf. ferme Trouart, ill.) en brique ou en pierre de taille, qui la distingue des autres bâtiments, est implantée parallèlement à la rue, flanquée de bâtiments agricoles en retour (étables ou écurie, charretterie, magasins à fourrage, bûchers…), selon un plan en L ou en U. Les fermes qui donnent directement sur la rue principale sont davantage fermées sur la rue (cf. ferme située au 22 rue Joseph-Harent, ill.), notamment en raison de la circulation qui devait déjà être plus importante dans la seconde moitié du XIXe siècle, mais aussi en raison de la déclivité formée par le versant ouest de la Maye.
Certaines fermes sont toutefois beaucoup plus importantes et témoignent d’une implantation plus ancienne, héritée d’anciens fiefs, tels que le suggère la ferme de Thurel (ill.), située à l'extrémité sud de la rue de l'Église, dont les dispositions relativement vastes sont connues par le Plan parcellaire de 1828, section B2, n° 149 (AD Somme ; 3 P 1262/5). L'autre ferme d'importance était située à l'angle de la rue de la Place publique (actuelle rue Joseph-Harent) et du chemin d'Abbeville. (AD Somme ; 3 P 1262/6 : section C, n°98). Dans l'un et l'autre cas, les propriétés étaient accompagnées de pâturages importants. Enfin, seules les fermes les plus importantes disposaient de pigeonniers, comme la ferme du château du comte d'Hodicq (IA80011205) et celle du Château Blanc (IA80011198).
Les maisons de tourbiers
Implantées au sud du village, au bord des chemins qui mènent aux marais, les maisons de tourbier étaient situées au plus près des lieux d'exploitation de la tourbe. Relativement modestes, en pans de bois et torchis et construites en rez-de-chaussée, elles ont quasiment toutes disparu ou ont fait l'objet de reconstructions. Seule la maison (2, chemin des Tourbières) permet d'illustrer aujourd'hui ce type d'habitat.
Les matériaux de construction
Les maisons et fermes qui existaient au début du XIXe siècle qui devaient être traditionnellement en pans de bois et torchis avec couverture de chaume ou de panne ont quasi toutes disparu. La ferme Boinet (route de Vercourt), bien que plus tardive, est l'un des rares cas à conserver à la fois deux bâtiments agricoles en torchis sur soubassement de silex, ou en charpente ouverte. Ailleurs, les maisons et fermes qui remontent aux années 1870 sont construites principalement en brique. Plus tard, d'autres solutions ont consisté à recouvrir l'ancien lattis et la charpente d'un enduit ciment ; enfin, une ancienne ferme (1 rue de l'Église) possède encore un pignon entièrement appareillé en silex.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 18e siècle, milieu 19e siècle, 4e quart 19e siècle
Outre la maison de tourbier dont les caractéristiques ont été évoquées dans la présentation générale des typologies de l'habitat, un certain nombre de fermes anciennes ont été repérées :
Ferme du château (IA80011205) : constitue l'exemple le plus complet et fait l'objet d'un dossier indépendant.
Ferme (22, rue Joseph-Harent) : située le long de la voie principale du village, cette ferme, construite en brique, possède son entrée sur le côté. La façade sur rue est occupée sur toute sa longueur par un mur aveugle qui porte la date de 1868. Elle contribue à la structuration de la rue.
Ferme Trouart (24 rue Joseph-Harent) : voisine de la précédente ferme, la ferme Trouart est organisée autour d'une cour rectangulaire marquée au centre par la présence d'une zone destinée au fumier. La maison d'habitation en brique est en rez-de-chaussée avec comble à surcroît. Elle occupe le fond de la cour. Les autres bâtiments agricoles abritaient autrefois les animaux d'élevage : porcs, lapins, bœufs. Un des bâtiments est en pierre de taille, avec deux cordons de briques qui soulignent le soubassement d'une part, et le comble d'autre part. La porte est également soulignée d'un chaînage harpé en brique. Ce choix d'appareil constitue une déclinaison plus sobre du magasin à fourrage de la ferme du château (IA80011205).
Ferme Boinet (3, route de Vercourt) : l'une des rares fermes à avoir conservé une grande partie de sa disposition d'origine. Absente du plan cadastral de 1829, cette ferme remonte plutôt au milieu du XIXe siècle. Elle suit un plan en U, ouvert sur la rue. Les bâtiments d'habitation et agricoles s'organisent autour d'une cour et se distinguent par la différenciation des matériaux employés. Le logement est en pierre de taille avec encadrements de baies harpés en brique. Il repose sur un soubassement de silex, couronné de deux rangs de briques. En retour sur la cour, les bâtiments agricoles, qui comprennent une étable à vaches à droite ainsi qu'une écurie, une remise et un bûcher à gauche. Tous sont en pans de bois sur soubassement de silex et en brique pour les écuries. Contrairement à l'habitation qui est couverte en ardoise et éclairée de deux lucarnes, les bâtiments agricoles sont couverts en tuile.
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Typologies
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Techniques
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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Documents d'archives
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AD Somme : 4°100 2 NUM 77. Notice géographique et historique de la commune d'Arry, par Cacheleux, instituteur, 1899.
Documents figurés
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Plan cadastral napoléonien de la commune d'Arry, section A2, Les Communes, 15 mai 1828 (AD Somme ; 3 P 1262/3.
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Plan cadastral napoléonien de la commune d'Arry, section B1, 15 mai 1828 (AD Somme ; 3 P 1262/4).
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Plan cadastral napoléonien de la commune d'Arry, section B2, 15 mai 1828 (AD Somme ; 3 P 1262/5).
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Plan cadastral napoléonien de la commune d'Arry, section C, 15 mai 1828 (AD Somme ; 3 P 1262/6).
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
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