Des bâtiments appartenant à la commune sont visibles à cet emplacement sur le plan par masses de culture de 1806 et sur le plan cadastral de 1828. L'édifice est reconstruit au milieu du 19e siècle (analyse stylistique), comme le suggèrent les cartes postales du début du 20e siècle, qui en donnent une représentation avant sa destruction durant la Première Guerre mondiale.
Le bâtiment à étage carré, comprend un corps central de plan allongé, flanqué de deux pavillons en retour d’équerre, délimitant une petite cour antérieure fermée sur la rue par une grille. Un portail central et deux portes latérales sont aménagés dans la grille, fixée sur un mur bahut. Le corps central à 7 travées est rythmée par une travée axiale en saillie, surmontée d'un petit fronton à volutes dans lequel est placé une horloge, à l'arrière on distingue un campanile. La porte centrale à deux battants est en bois (avec imposte vitrée) alors que les autres portes (du corps central et des pavillons) sont vitrées. La façade sur rue semble être construite en calcaire appareillé en pierre de taille et le bâtiment est couvert d'ardoises. Il porte deux inscriptions : Hôtel de la mairie (fronton central) et Greffe (fronton pavillon est).
Le relevé effectué en 1920 pour l'évaluation des dommages de guerre (10R 1250) renseigne sur la distribution intérieure de l'édifice à usage de mairie, poste de police et logement. Au rez-de-chaussée, un vestibule central traversant mène à une cour arrière, au fond de laquelle se situe le poste de police (bâtiment en rez-de-chaussée). A l'est, sont réunies des pièces destinées aux services de la mairie (archives, cabinet du maire et secrétariat, bureau communiquant avec un logement), à l'ouest se trouve une grande salle de réunion. L'accès aux logements s'effectue depuis les pavillons et les deux escaliers sont placés sur les côtés (à l'est il donne accès à la salle des mariages, à l'ouest il dessert un troisième logement). A l'étage : la salle des mariages occupe la partie est, alors que la partie ouest est occupée par un troisième logement.
L'édifice détruit durant la Première Guerre mondiale est reconstruit à un autre emplacement, remplacé ici par des halles.
Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.