Photographe de l'Inventaire général du patrimoine culturel, Région Hauts-de-France depuis 2021.
- inventaire topographique, canton de Cassel
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de Flandre Intérieure-Cœur de Flandre Agglo - Hazebrouck
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Commune
Oxelaëre
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Lieu-dit
Château d'Oxelaëre
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Adresse
7 rue du Bünder
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Cadastre
2025
A
1227
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Précisions
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Dénominationsmaison
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Précision dénominationclos
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AppellationsMaison d'Henri Morin, clos Saint-Bertin
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Autres parties constituantesgarage
Au XIXᵉ siècle, le secteur où s’élèvera plus tard le clos Saint-Bertin ne compte encore qu’une vaste ferme. L’ensemble des terres appartient alors au château d’Oxelaëre.
En 1908, une grande demeure est construite au cœur d’un parc arboré. Le projet n’émane pas directement de l’artiste Henri Morin, mais de son beau-père, Arthur Alexandre Bommart, magistrat et président de la Caisse d’épargne de Douai. Celui-ci souhaite offrir à sa fille et à son gendre un cadre de vie prestigieux et confie à l’architecte Georges van den Broeck, installé à Bergues, la conception et la réalisation du manoir. L’esprit retenu est celui d’un cottage à l’anglaise, élégant et pittoresque.
Henri Morin, qui y installe son atelier, habite la maison jusqu’en 1940. Né en 1873, il s’est d’abord illustré dans la presse jeunesse (Mon Journal, Le Petit Français illustré, La Semaine de Suzette) et dans l’illustration de livres pour enfants, parmi lesquels Alice au pays des merveilles, Les Lettres de mon moulin ou encore Don Quichotte. À partir des années 1920, il se consacre essentiellement à l’art religieux, créant des maquettes et cartons pour des vitraux. En 1923, il dessine notamment le vitrail de La Vision de saint Hubert, qui orne le salon du clos Saint-Bertin (cf. lien web).
Après son départ, la propriété est acquise en 1949 par Laurent Lemaire, ancien maire et transitaire à Dunkerque. Amateur d’art éclairé, il réaménage les intérieurs avec goût, redessine le jardin et s’y installe jusqu’à sa mort en 1976. La maison reste depuis dans la famille Lemaire. Fidèles à l’esprit du lieu, ses petits-enfants en assurent aujourd’hui encore (2025) la gestion et y ont développé, depuis 2001, une activité de chambres d’hôtes.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
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Dates
- 1908, daté par source
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Auteur(s)
- Personnalité : propriétaire attribution par source
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Personnalité :
Bommart Arthur Alexandrecommanditaire attribution par sourceBommart Arthur AlexandreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Van den Broeck Georgesarchitecte attribution par travaux historiquesVan den Broeck GeorgesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Situé sur les pentes du mont Cassel, le Clos Saint-Bertin est une vaste demeure de villégiature édifiée au cœur d’un parc arboré de trois hectares. Conçu dans l’esprit des cottages anglais, le manoir associe la simplicité rustique des matériaux à une élégance discrète.
Implantée en retrait de la route, la maison adopte un plan rectangulaire allongé, s’élevant sur deux niveaux et un comble aménagé. Une extension se développe au nord-est, parfaitement intégrée au volume principal.
La façade orientale, largement ouverte sur le jardin, est composée de cinq travées ordonnées. Elle s’anime de hautes baies rectangulaires à petits carreaux, encadrées de volets pleins en bois peints de couleur claire, qui renforcent le caractère champêtre de l’ensemble. L’entrée, discrète, prend place sous une porte voûtée en plein cintre, protégée d’un petit auvent en appentis. Un large treillage de végétation grimpante court le long de la façade.
L’étage de comble est percé de quatre vastes lucarnes en bâtière qui s’intègrent dans la toiture à deux longs pans, couverte de tuiles plates rouges. La forte pente de cette couverture, ponctuée de deux hautes souches de cheminée en brique, donne à la silhouette son caractère à la fois massif et harmonieux. Sur le pignon sud-ouest, la toiture se termine en croupe, tandis qu’un avant-corps se détache sous une couverture à deux versants.
Les pignons reçoivent un traitement particulier : au nord-est, un imposant conduit de cheminée en brique se détache, orné de motifs géométriques en brique rouge foncé, décor localement appelé "runes" ; au sud-ouest, les deux pignons portent un décor de colombages en bois, soulignant l’inspiration pittoresque du projet.
La façade nord possède également une entrée secondaire, plus massive que celle de la façade principale, et s’anime de baies et de lucarnes qui reprennent le vocabulaire architectural du reste de la demeure. Le soubassement en pierre bleue, discret, est percé de soupiraux qui signale la présence de caves.
Par sa sobriété élégante, la maison laisse parler le soin apporté aux détails et sa parfaite intégration dans le paysage. Le parc arboré qui l’entoure prolonge cette atmosphère bucolique et met en valeur la régularité des élévations, faisant du Clos Saint-Bertin un exemple remarquable de demeure bourgeoise inspirée du cottage anglais au tournant du XXᵉ siècle.
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Murs
- brique
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Toitstuile plate
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Étages1 étage carré, étage de comble
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
- demi-croupe
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Typologies
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Périodiques
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Comité Flamand de France - Bibliothèque
Oxelaëre. Bulletin du Comité flamand de France, numéro spécial, bulletin n°132, juin 2024.
TOMASEK M. "Une maison d'artiste à Oxelaëre : Le Clos Saint-Bertin et Henry Morin", p. 40-45.
Chercheur de l'Inventaire général du Patrimoine culturel - Région Hauts-de-France depuis 2019.
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