Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Pays de Mormal
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Commune
Le Quesnoy
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Adresse
12 rue de Strasbourg
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Cadastre
2024
E 02
282
;
1897
E
85
;
1817
E
126
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Dénominationsmaison
La date de la construction de la maison est indiquée par les fers d'ancrage : 1796.
Les états de section et les cadastres apportent des informations sur les propriétaires de la parcelle et sur l'emprise au sol du bâti. Cette dernière ne change pas entre les deux cadastres, qu'il s'agisse de la taille et de la disposition des bâtiments : une maison à front de rue et un grand bâtiment en L dont la fonction n'est pas précisée et qui borde l'extrémité de la cour et son côté nord. Seule une partie du bâtiment jouxtant la maison et donnant sur la cour est rattachée à la maison voisine dont elle devient la cuisine.
En 1817, la maison appartient à un "artiste vétérinaire" (c'est à dire ayant suivi les cours d'une école vétérinaire à la différence d'un maréchal-ferrant exerçant occasionnellement des activités de vétérinaire), puis à un rentier en 1897. La maison compte alors 14 portes et/ou fenêtres.
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Période(s)
- Principale : limite 18e siècle 19e siècle , porte la date
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Dates
- 1796, porte la date
Description
La maison est bâtie à front de rue, et alignée avec ses voisines. Elle est couverte par une toiture à longs pans en ardoise qui s'achève par un égout retroussé. Elle est construite en briques posées en appareil picard sur un soubassement en moellons de grès. Les briques sont recouvertes d'un badigeon rouge.
La façade est rythmée par quatre travées. La porte est précédée d'un degré en pierre bleue qui déborde sur le trottoir. Il est encadré par deux pots (jardinières?) carrés en pierre bleue.
Toutes les baies identiques : couvertes par un linteau monolithe en pierre bleue, elles sont décorées d'éléments en pierre bleue dans les pieds-droits : un à la base, deux dans la hauteur et un pour chaque sommier. Contrairement aux chambranles des baies qui alternent brique et pierre bleue, celui de la porte est entièrement appareillé en pierre bleue. Les pieds-droits reposent sur une base comme des colonnes.
Une imposte courant entre les baies, constituée d'un bandeau en pierre bleue, traverse la façade aux deux niveaux. Avec le cordon larmier des baies du second niveau, également en pierre bleue, l'imposte encadre un grand plein de travée qui porte des fers d'ancrage. En fer forgé, ils indiquent la date de construction de la maison. Seul le fer central est décoratif, avec sa forme en Y sur laquelle viennent se greffer des volutes inversées. Les fers d'ancrage portant les chiffres sont décorés d'une feuille au niveau de l'anneau central.
Analyse
Le linteau couvrant les baies qui, entre 1760 et 1815 environ, remplace l'arc segmentaire, la rigueur dans l'organisation de la façade, le jeu sur les matériaux plutôt que sur des décors rapportés sont typiques de la fin du XVIIIe siècle qui revient à plus de sobriété après la période baroque. L'utilisation de la pierre bleue, locale, est également une nouveauté, en particulier pour le décor des baies. L'utilisation de bloc monolithes pour réaliser les linteaux est une marque de richesse du propriétaire.
L'association pierre bleue et briques dans l'élévation n'est pas fréquente et ne concerne que six maisons. Mais cette maison est la seule à associer des insertions de pierre bleue pour rythmer les chambranles et réaliser les impostes courant entre les baies. En effet, sur les façades des maisons 7-9, rue Carlier (voir dossier IA59005871) et 14, rue Tanis, toutes deux des maisons de maître, ou au n°28, rue Thiers elle est utilisée en lits qui traversent toute la façade en alternance avec des lits de brique. Dans les deux autres occurrences (9, rue Gambetta, 5, rue Joffre et 19, rue Thiers) elle est utilisée pour tout l'entourage des baies ou pour les chaines d'angle.
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Murs
- brique maçonnerie badigeon
- calcaire moellon
- grès maçonnerie
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Toitsardoise
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Étages1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Documents d'archives
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1116. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, Justice de paix du Quesnoy, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1817 [état de section].
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AD Nord. Série P ; sous-série 35 : 35 P 1121. Département du Nord, Arrondissement d'Avesnes, canton de Le Quesnoy est et ouest, Commune du Quesnoy : Section E dite de la ville, tableau indicatif des propriétaires, des propriétés foncières et de leur contenance, 1897 [état de section].
Documents figurés
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AD Nord : P31-761
Ville du Quesnoy - Plan cadastral napoléonien, feuille unique, levé en 1817. Section E, 1ère partie (AD Nord ; P31-761).
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AD Nord : P31-761
Le Quesnoy, plan cadastral napoléonien de 1897. Section dite de la ville, en trois feuilles, 2ème feuille (AD Nord ; P31-761).
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.