Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Lefébure ThierryLefébure ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au Service régional de l'Inventaire des Hauts-de-France (2023).
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération de la Baie de Somme - Abbeville
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Commune
Épagne-Épagnette
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Lieu-dit
Épagne
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Adresse
Impasse de l' Église
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Cadastre
2024
OB
487
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Dénominationséglise paroissiale
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VocablesSaint-Jean-Baptiste
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Autres parties constituanteschapelle funéraire
La première date de construction de cette église n’est pas connue. N’étant pas citée dans le Pouillé de 1301, elle serait postérieure à cette date. La nef est reconstruite en 1693, probablement à la suite de destructions causées par les guerres. Des travaux sont également réalisés sur le chœur qui "fut charpenté et couvert de tuiles" en 1726 (Mallet, 1904). À partir de ces éléments la date de construction peut être estimée entre le XIVe et le XVIe siècle.
Prarond décrit l’église telle qu’elle était avant les transformations qu’elle a connues au XIXe siècle, offrant ainsi au lecteur une image de son état initial : "L’église d’Épagne se compose de deux parties, la nef et le chœur ; la nef est éclairée par quatre fenêtres cintrées, sans aucun style. Le chœur est également éclairé par quatre fenêtres, dont trois parfaitement ressemblantes à celles de la nef, et une en ogive de style bâtard de la Renaissance. Cette dernière conserve dans le haut un coin de vitrail représentant la sainte face entre deux anges à genoux" (Prarond, 1861). Il souligne également dans son texte la vétusté de l’édifice, "abandonné au plus entier délabrement".
En 1803, des réparations sont effectuées sur l’église puis plus spécifiquement sur le clocher en 1849. À cette date, l’ensemble est en mauvais état : la voûte du portail, les deux piliers du chœur, les piliers aux angles de l’église, les appuis de plusieurs baies ou encore les façades extérieures "nécessitent une prompte et urgente réparation" (AD Somme ; 99 O 1506).
En 1853, le chœur est démoli à cause de son état de vétusté trop avancé. Un an plus tard, l’architecte Charles Delignières dresse les plans pour sa reconstruction. En 1855, il fait également un examen de la nef de l’édifice et conclut : "le soubassement a été il y a environ 5 ou 6 ans refait en brique ; ce travail a été très convenablement exécuté. Au-dessus du soubassement, sur une hauteur homogène de 1,50 m, des pierres en recherche ont remplacé celles détruites ou dégradées par la vétusté. La charpente et la couverture en tuiles sont bien entretenues". La commune d’Eaucourt-sur-Somme, qui dépend d’Épagne pour le culte, est appelée à participer au financement de la reconstruction du chœur. Le village voisin possède une église, mais il semble que cette dernière "n’a aucun titre ecclésiastique et ne peut, par conséquent, être légalement ouverte au culte" (AD Somme ; 99 O 1506). Face au refus de la municipalité d’Eaucourt-sur-Somme de financer une partie des travaux, l’administration décide de l’imposer d’office. Les travaux sont donc entrepris et la panne sablière à l’intérieur du chœur porte la date de 1858, mais le chantier n'est définitivement réceptionné qu’en 1861 (ibid.). La sacristie a vraisemblablement été reconstruite en même temps que le chœur.
De nouveaux travaux sont entrepris sur l’édifice en 1869, à la suite d’un ouragan qui aurait fortement détérioré la toiture (Mallet, 1904). Les plans pour la restauration de la nef et de la toiture sont dressés par Léopold Dingeon le 27 juin 1869. Les murs de la nef sont surélevés pour correspondre à la hauteur de ceux du chœur. Également, les tuiles de la toiture sont remplacées par de l’ardoise (AD Somme ; 99 O 1507). Les arcs en plein cintre des baies sont remplacés par des arcs brisés, similaires à ceux du nouveau chœur (ill.). Enfin, le clocher semble avoir été élargi (Mallet, 1904). L’ancien clocher, visible sur les aquarelles d’Oswald Macqueron, était posé sur la première travée de la nef, et soutenu par deux contreforts, un porche précédait le portail d’entrée. Il est reconstruit sous la forme d’un clocher-porche, couvert par un toit en pavillon. La date de 1869 est inscrite sur la panne sablière de la nef, à l’intérieur de l’église, et le nouveau clocher porte la date de 1870.
En 1870 également, un nouveau cimetière est aménagé sur le coteau d’Épagne. Même si les tombes sont conservées dans un premier temps, le terrain autour de l’église perd sa fonction de cimetière. De cet ancien cimetière, reste la chapelle funéraire de la famille Lefebvre de Wadicourt construite en 1831. Une plaque accrochée sur son mur sud porte ses armoiries. Une dalle funéraire plus ancienne (XVIe siècle) est visible à l’intérieur. Le monument à la mémoire de Boucher de Crèvecœur, père du célèbre archéologue Jacques Boucher de Perthes, a également été conservé de l'ancien cimetière, le long du mur nord de la nef. Cette sépulture, qui se situait à l'origine à Rethel, a été transférée à Épagne en 1791.
En 1890, la base du clocher est consolidée par l’architecte M. Marchand, à Abbeville (ill.) (AD Somme ; 99 O 1507). Cinq ans plus tard, quelques travaux sont de nouveau entrepris sur le clocher pour l’adapter à la nouvelle cloche (Mallet, 1904).
Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’église ainsi que la chapelle funéraire de la famille Lefebvre de Wadicourt subissent quelques dégâts à cause des bombardements de mai 1940 et de l’explosion de munitions en juin 1946. Le devis estimatif des travaux de l'église est rédigé par l’architecte Sanson, chargé des bâtiments communaux du village. Le maître verrier Cagnart refait la verrière de la baie axiale, la rosace de la porte d’entrée et les verrières des baies de la chapelle ; il réalise également la restauration des vitraux de la fin du XIXe siècle (AD Somme ; 1272 W 417).
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Période(s)
- Principale : 4e quart 17e siècle , daté par travaux historiques
- Secondaire : 2e moitié 19e siècle , daté par source
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Dates
- 1693, daté par travaux historiques
- 1858, porte la date
- 1869, porte la date
- 1870, porte la date
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Auteur(s)
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Auteur :
Delignières CharlesDelignières CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte de l'arrondissement d'Abbeville (Somme).
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Auteur :
Dingeon LéopoldDingeon LéopoldCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte de l'arrondissement d'Abbeville après avoir été nommé architecte des hospices d'Abbeville en 1867. Selon sa biographie adressée à la Société centrale de l'Exposition universelle de 1889, il aurait réalisé, entre 1865 et 1889, la construction et la réparation de 63 écoles, 22 églises 13 presbytères et 17 autres constructions communales. En 1869, il est nommé membre non résident de la Société centrale des architectes français et collabore notamment à la rédaction de la deuxième édition du Manuel des lois du bâtiment en fournissant à la commission spéciale des renseignements sur les usages traditionnels du Ponthieu. Il est également récompensé d'une médaille d'argent pour la construction d'un hôtel de caisse d'épargne à Abbeville et une prime pour la construction d'un bâtiment scolaire à Saint-Riquier. Il meurt subitement le 4 octobre 1890 à l'âge de 51 ans.
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Auteur :
L’église Saint-Jean-Baptiste d’Épagne se situe à l’extrémité d’une impasse, au sud de la route principale qui traverse le village. Elle est bâtie à l’ouest du château (IA80011003), les deux parcelles sont adjacentes. L'église était auparavant entourée du cimetière. Il reste de cette époque une chapelle funéraire construite au nord du clocher-porche.
L’édifice, orientée, possède un plan allongé sans transept. Le clocher-porche ouvre sur une nef à trois travées sans collatéraux, prolongée par un chœur, de trois travées également, à chevet polygonal. La sacristie, de plan rectangulaire, est accolée au sud du chœur.
L’édifice est construit en calcaire et en brique. Le clocher-porche ainsi que la nef sont bâtis en pierre blanche. Le chevet ainsi que le soubassement de la nef sont en brique.
Le portail occidental ainsi que les baies de la nef et du chœur ont un encadrement en pierre calcaire moulurée avec un arc brisé. Quatre baies ouvrent sur la nef et six baies sont percées dans le chœur. Entre chaque baie du chœur, des contreforts en brique viennent soutenir le chevet. Ils sont surmontés par une pierre blanche triangulaire à motif trilobé protégée par des ardoises.
L’ensemble est couvert par un toit en ardoise à longs pans, pignon découvert à l’ouest et croupe polygonale sur le chevet. Le clocher est lui couvert par un toit en pavillon percé de petites lucarnes et surmonté par deux épis de faîtage et une croix.
À l’intérieur de l’église, la partie supérieure des murs de la nef, rehaussée en 1869, est en brique, et le reste de l’élévation est en pierre calcaire. Les murs du chœur sont en brique apparente et la partie inférieure du mur est couverte par des lambris de style néo-gothique.
La séparation entre l’espace de la nef et celui du chœur se matérialise par un arc triomphal qui repose sur des colonnes engagées, ainsi qu’un emmarchement de deux degrés. Les deux espaces sont couverts par une voûte en berceau en anse-de-panier. Plusieurs tirants métalliques renforcent cette voûte.
Deux dates sont inscrites sur les pannes sablières de l’église : 1858 au sud du chœur et 1869 au nord de la nef. Ces dates correspondent aux différentes transformations de l’édifice au cours du XIXe siècle. Également, l’ensemble du mobilier néo-gothique (autel, chaire, bancs, clôture, tribunes…) apporte une unité visuelle à l’intérieur de l’église malgré la différence des matériaux de construction.
La chapelle funéraire de l’ancien cimetière se situe à proximité directe de l’église et du château. Elle est en mauvais état de conservation. De plan rectangulaire, elle est élevée en pierre calcaire sur un soubassement en brique. Sur la façade sud, la porte est encadrée de deux fenêtres en plein cintre. Elle est couverte par un toit en ardoise à longs pans et pignons découverts. Les pignons sont à couteaux en brique. À l’intérieur, le sol est couvert de tomettes.
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Murs
- calcaire moyen appareil
- brique
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Toitsardoise
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Plansplan allongé
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Couvrements
- voûte en berceau en anse-de-panier
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
- croupe polygonale
- flèche carrée
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Commune d'Abbeville - Archives et Bibliothèque patrimoniale
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Département de la Somme - Archives départementales
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
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- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Documents d'archives
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AD Somme. Série O ; Sous-série 99 O : 99 O 1506. Travaux communaux à Épagne-Épagnette. 1800-1869.
-
AD Somme. Série O ; Sous-série 99 O : 99 O 1507. Travaux communaux à Épagne-Épagnette, 1870-1939.
-
AD Somme. Série W ; Sous-série 1272 W : 1272 W 417. Reconstruction des édifices communaux, Épagne-Épagnette. 1945-1955.
Bibliographie
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MALLET Ferdinand. Monographies des villes et villages de France : Épagne-Épagnette. Paris : Le Livre d'histoire, 2009.
[Réédition de l'étude parue en 1904 dans le tome XXI de la collection des Mémoires de la société d'émulation d'Abbeville].
-
PRAROND, Ernest. Histoire de cinq villes et de 300 villages, hameaux ou fermes. Abbeville (communes rurales des deux cantons) et Hallencourt. Paris, Abbeville : Dumoulin/Grave/Prévost, 1861-1868.
[rééd : Saint-Pierre-de-Salerne : G. Monfort, 1980].
L'édition complète comprend : 1re partie. Abbeville (communes rurales des deux cantons) et Hallencourt ; 2e partie. Canton de Rue ; 3e partie. Saint-Valéry et les cantons voisins. - 2 vol. ; 4e partie. Saint-Riquier et les cantons voisins. - 2 vol.
Documents figurés
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Église d'Épagne, canton d'Abbeville, par Oswald Macqueron, [s.d.] (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Ab.M28).
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Église d'Épagne, 2e vue, par Oswald Macqueron, d'après une esquisse de Gillard, [s.d.] (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Ab.M29).
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Projet de restauration de l'église d'Épagne, par Léopold Dingeon, 9 juin 1869 (AD Somme ; 99 O 1507).
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Église d'Épagne, état en 1875, par Oswald Macqueron, d'après nature, 13 avril 1875 (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Ab.M27).
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Église d'Épagne, consolidation de la base du clocher, 1890 (AD Somme ; 99 O 1507).
Lien web
- Église d'Épagne, Canton d'Abbeville. - Aquarelle d'Oswald Macqueron. [consulté le 10/09/2025]
- Église d'Épagne, 2e vue. - Macqueron, d'après une esquisse de Gillard. [consulté le 10/09/2025]
- Église d'Épagne, état en 1875. - Aquarelle d'Oswald Macqueron d'après nature, 13 avril 1875. [consulté le 10/09/2025]
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)
Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
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