Dossier d’œuvre architecture IA80001282 | Réalisé par
Justome Elisabeth
Justome Elisabeth

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie de 2002 à 2006, en charge du recensement du patrimoine balnéaire de la côte picarde.

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  • patrimoine de la villégiature, La Côte picarde
Maison de villégiature, dite Les Coucous
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
  • (c) Département de la Somme
  • (c) SMACOPI
  • (c) AGIR-Pic

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes des Villes Soeurs - Ault
  • Commune Ault
  • Lieu-dit Bois-de-Cise
  • Adresse 6 route des Mouettes
  • Cadastre 1983 AM 317
  • Dénominations
    maison
  • Appellations
    Les Coucous
  • Autres parties constituantes
    jardin

Maison dite Les Coucous construite entre 1900 et 1903 (imposition du cadastre en 1903) vraisemblablement par E. Blanchet, architecte à Paris, commanditaire de la maison (source : matrices cadastrales), pour son propre usage. La villa ne comprenait à l'origine que la partie droite, à savoir une travée et une tourelle d'angle. Vers 1907 (date mentionnée comme addition de construction dans les matrices cadastrales), elle a été agrandie par l'adjonction d'une travée supplémentaire, de deux tourelles et d'une pièce annexe couverte en terrasse sur la façade latérale droite. Dans les années 1950, la maison a accueilli un bar. Un oeil-de-boeuf a été supprimé. Les deux médaillons en céramique sont signés Emile Muller à Paris.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur : auteur commanditaire, architecte attribution par source
    • Auteur :
      Müller Émile
      Müller Émile

      La Grande Tuilerie d'Ivry (Val-de-Marne), connue également sous les noms Société Émile Muller et compagnie ou Société nouvelle des établissements Émile Müller (entre 1904 et 1907), a été créée par le céramiste et sculpteur français Émile Müller en 1854.

      Entreprise spécialisée dans les produits céramiques pour constructions et industries mais également dans la céramique d'art, la maison Müller sera reprise par le fils d'Émile, Louis Müller (1855-?) en 1889. En 1900, la société compte cinq usines à Ivry, divisant le travail par type de production. Et emploie entre trois et quatre cents ouvriers. En 1904, la maison prend le nom de "Société nouvelle des établissements Émile Müller".

      En 1912, Camille Bériot rachète la société et en garde la raison sociale. En 1922, afin de soulager l’usine d’Ivry qui croule sous les commandes, Camille Bériot fait construire une seconde usine à Breuillet, où travaillent environ cinq cent personnes. À sa mort en 1939, son fils Jacques, reprend la société. En 1968, cette dernière est vendue à une filiale du groupe Lafarge, Carbonisation et Céramique, qui fait démolir les usines.

      L’heure de gloire de la société Müller est sans conteste la fin du 19e siècle et le début du 20e. Parmi les architectes célèbres pour lesquels elle a réalisé des éléments de décors architecturaux, on compte Hector Guimard, Jules Saulnier pour lequel l’entreprise fournit toutes les céramiques de la chocolaterie Meunier à Noisiel, ou encore Charles Klein pour le décor de l’immeuble construit rue Claude-Chahu à Paris (XVIème arrondissement) appelé la "Maison des Chardons".

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      céramiste attribution par source

Habitation établie en milieu de parcelle face au square du lotissement. Le gros-oeuvre, en brique, est laissé apparent : les briques de couleur rouge de l'élévation alternent avec les briques blanches des chaînes d'angles. Le toit, en ardoise, est couvert à longs-pans et demi-croupes. Deux tourelles couvertes d'un toit polygonal agrémentent les deux angles en façade, une troisième tourelle sur l'angle, de section carrée, est visible en façade postérieure. Le rez-de-chaussée surélevé est devancé par un grand balcon couvert, en bois, formant loggia entre les deux tourelles, tandis que la façade latérale droite est devancée par une terrasse couverte en charpente.

  • Murs
    • brique
    • appareil mixte
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
    • toit polygonal
    • noue
    • demi-croupe
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
  • Techniques
    • céramique
  • Représentations
    • mascaron
    • personnage profane
    • ornement géométrique
  • Précision représentations

    La façade antérieure est ornée de mascarons et de cabochons en céramique. Deux médaillons en céramique représentent l'un une femme avec symbole de l'industrie (engrenages), l'autre une femme avec symbole de l'architecture (compas).

  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Somme. Série P ; 3 P 39/9 et 3 P 39/10. Ault, matrices cadastrales des propriétés bâties (1882-1911).

    AD Somme
    case 511

Bibliographie

  • MINARD, Alain. La Plage du Bois-de-Cise. Ault : Aquadec, 2004.

    p. 34
  • MONBORGNE, Jean. Il était une fois, le Bois de Cise, perle de la Côte picarde. Luneray : Editions Bertout, 1994.

    p. 129

Documents figurés

  • 72 - Bois-de-Cise, l'Américan Bar, le square Dussautoy, carte postale, par N.D. photographe éditeur, 1er quart 20e siècle (coll. part.).

  • Bois-de-Cise, villa Les Coucous, carte postale, [s.n.], 1er quart 20e siècle (coll. part.).

Date(s) d'enquête : 2002; Date(s) de rédaction : 2003
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Département de la Somme
(c) SMACOPI
Justome Elisabeth
Justome Elisabeth

Chercheur à l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie de 2002 à 2006, en charge du recensement du patrimoine balnéaire de la côte picarde.

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