Le monument fut érigé par souscription publique sur les plans d'Edmond Duthoit, à l'emplacement du QG du général Faidherbe pendant la bataille de l'Hallue (23 et 24 décembre 1870), sur un terrain offert par le maire de Pont-Noyelles. On l'inaugura le 4 mai 1873, en présence de René Goblet. Dans la nuit du 22 au 23 mars 1903, le monument fut mutilé et des inscriptions hostiles à l'armée y furent marquées à la craie, peut-être par des anarchistes. Le Souvenir français le restaura en octobre 1904.
Dossier d’œuvre architecture IA80000192
| Réalisé par
Platerier Sandrine
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Platerier Sandrine
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- inventaire topographique, canton de Villers-Bocage
- enquête thématique régionale, patrimoine mémoriel
Monument aux morts de la guerre de 1870-1871 dit Colonne Faidherbe
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
Localisation
-
Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Val de Somme - Villers-Bocage
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Commune
Pont-Noyelles
-
Lieu-dit
près de l' Abat-Hotte
-
Adresse
C.R. dit de la Colonne
-
Cadastre
1957
ZE
-
Dénominationsmonument aux morts
-
Appellationsde la guerre de 1870-1871, Colonne Faidherbe
-
Période(s)
- Principale : 3e quart 19e siècle
-
Dates
- 1873, daté par source
-
Auteur(s)
- Auteur : architecte attribution par travaux historiques
La Colonne Faidherbe s'élève au sommet de la colline dominant Pont-Noyelles à l'est, elle surplombe tout le site de la vallée de l'Hallue. Le monument est formé d'une colonne conique se terminant par une croix, érigée sur un socle circulaire avec quatre plaques commémoratives. Il est construit en pierre de l'Oise.
-
Murs
- calcaire
- moyen appareil
-
Techniques
- sculpture
-
Représentations
- croix
- laurier
-
Précision représentations
Sujet : croix et sigle RF, support : socle de la colonne. Sujet : couronne de laurier, support : bandeau central de la colonne.
-
Mesures
- h : 1 000 cm
- la : 350 cm
-
Statut de la propriétépropriété de la commune
L'intégralité du dossier est consultable au centre de documentation de l'Inventaire et du Patrimoine culturel.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Date(s) d'enquête :
1998;
Date(s) de rédaction :
1998
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Platerier Sandrine
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Dossiers de synthèse
Articulation des dossiers
Edmond Duthoit est l'un des plus fidèles élèves d'Eugène Viollet-le-Duc qui l'appelait : « mon jeune aide de camp ». Aimé et Louis Duthoit, ses père et oncle, travaillent également auprès de Viollet-le-Duc. Edmond Duthoit a la charge, entre autres, de s'occuper de certains bâtiments, sur place, alors que son maître est obligé de faire continuellement des « tours » de France pour visiter chaque site.
C'est au château de Roquetaillade qu'il fait ses plus belles interventions, en collaboration étroite avec Viollet-le-Duc. Il suit sur place, pour son maître, les travaux de décoration et la création du mobilier de 1864 jusqu'à la chute de Napoléon III en 1870, date à laquelle, faute d'argent, le chantier s'arrête. Edmond Duthoit finit le chantier de 1875 à 1878, notamment les décors de la chapelle du XIIe siècle. Les décors de Roquetaillade sont uniques car ils sont certainement le seul exemple en France d'un travail complet de Viollet-le-Duc : architecture, restauration, décoration, mobilier et objets.
Durant ses voyages d'adolescence en Espagne du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Edmond Duthoit découvre l'art mauresque. Chargé de mission en Orient, il accompagne en 1861-1863 et 1862-1864, en Syrie et à Chypre, le comte Melchior de Vogüé. Il collabore à la publication de l'Architecture civile et religieuse du Ier au VIIe siècle en Syrie, d'où le nom de la salle des antiquités chypriotes au Louvre : Voguë-Duthoit. Il réalise une série impressionnante de dessins sur les monuments du Proche Orient et d'Algérie. Il est chargé par le gouvernement français d'arbitrer un conflit qui oppose en 1872, la municipalité de Tlemcen et la population au sujet d'un aménagement urbain portant atteinte à la Grande mosquée de la ville. Il est de 1880 à sa mort, architecte en chef des monuments historiques d'Algérie et participe à la mise en place des fouilles archéologiques des sites romains de Tipaza, Timgad, Djémila en Algérie et d'autres en Tunisie.
Nommé en 1866 inspecteur des Monuments historiques des départements de l'Oise et de la Somme, il s'installe à Amiens en 1870 et partage son temps entre la Picardie et l'Algérie. C'est à partir de 1884, qu'il réalise son chef-d’œuvre, la basilique Notre-Dame de Brebières à Albert dans la Somme, monument majestueux, inspiré à la fois de l'art byzantin et de l'art mauresque, où l'on peut déceler l'influence de l'architecte Léon Vaudoyer.
Il a été membre de la Société des antiquaires de Picardie.