Dossier d’œuvre architecture IA62001507 | Réalisé par
Luchier Sophie
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • recensement du patrimoine balnéaire, Berck
Lotissement concerté du front de mer, dit îlot 3
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois - Berck
  • Commune Berck
  • Dénominations
    lotissement concerté, front bâti
  • Appellations
    îlot 3

L'esplanade Parmentier et les villas bordant la plage sont partiellement détruites lors de bombardements en 1942, 1943 et 1944 ; Berck est classée commune sinistrée. Des études successives mènent à la réalisation d'un plan directeur de reconstruction de la ville (AD Pas-de-Calais, série W : 2406 W 26) établi par l'urbaniste Paul Dufournet. Ce plan est examiné par le comité technique des projets de reconstruction et aménagement en décembre 1945 est approuvé par arrêté interministériel le 3 février 1948. Sur ce plan, les destructions figurent en rouge et le périmètre de reconstruction en bleu (fig. 1). Sa réalisation est confiée à l'architecte Clément Tambuté.

On impose aux sinistrés les impératifs de l'urbanisme qui président à la réalisation en cours. Il est évoqué "l'importance de l'identité architecturale du front de mer". La volonté est d'établir des programmes de construction "qui répondent aux besoins d'une "plage familiale" par excellence, en opposition à la tendance du morcellement par appartement de type garçonnière, considéré comme plus rentable, mais qui comporte le risque d'entassement".

Les immeubles qui composent l'îlot 3 (AD Pas-de-Calais 55 W 1) sont réalisés sur les plans des architectes Max Evrard, Jacques Moreau et André Arend en 1951. Ils répondent au manque de lots "pour recevoir de nombreuses familles encore déplacées ou dans l'attente d'un séjour curatif", et au programme qui impose une "discipline architecturale". Il a pour condition l'acceptation, par tous les sinistrés intéressés, du préfinancement. Les immeubles forment une "unité" architecturale, sur quatre niveaux (R+3) avec 45 logements qui comportent de 2 à 4 pièces et la galerie du rez-de-chaussée forme un lien indispensable pour la composition du front de mer.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1951, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Dufournet Paul
      Dufournet Paul

      Architecte, inspecteur général de l'Urbanisme au lendemain de la seconde guerre mondiale.

      Voir : http://archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_DUFOU.

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      architecte urbaniste attribution par source
    • Auteur : architecte attribution par source
    • Auteur : architecte attribution par source
    • Auteur : architecte attribution par source
    • Auteur :
      Tambuté Clément
      Tambuté Clément

      NOTICE EN COURS D'ELABORATION

      Clément Roger Tambuté, né le 14 février 1905 à Paris 6e et mort le 1er avril 1992 à Levallois-Perret est un architecte français. Auteur de nombreux édifices de la période de Reconstruction, il est principalement connu pour avoir réalisé avec Henri Delacroix la Cité des 4000, à La Courneuve, la ZUP du Val de l'Aurence, à Limoges, la cité du Bois l'Abbé, à Champigny-Sur-Marne et Chennevières-Sur-Marne et le bâtiment du Tri Postal à Lille. Architecte du modernisme, il est sollicité dans les années 1950, après un début de carrière à Djibouti et Madagascar pour mener à bien des projets d'architecture dans des villes marquées par d'importantes destructions liées à la Seconde Guerre mondiale, comme Calais (où il collabore avec le sculpteur René Collamarini) et Abbeville. Dans les années 1960 et 1970, il conduit également plusieurs projets de construction de « grands ensembles », en banlieue parisienne et à Limoges en particulier. À l'instar des autres productions de cette époque et de ce style, ces réalisations sont par la suite décriées, plusieurs d'entre-elles étant profondément remaniées voire détruites.

      source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Tambut%C3%A9 [consulté le 14/05/2025]

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      architecte attribution par source

L'îlot forme un rectangle de 100m sur 30 m, divisé en 14 parcelles. Le grand côté donne sur la mer et les retours sur les deux petits côtés ; la cour intérieure est bordée de garages. L'exposition de l'immeuble est plein ouest, "vers le vaste paysage marin aux qualités thérapeutiques reconnues". Le descriptif du cahier des charges permet de comprendre sa réalisation. L'îlot est composé de 14 travées formant 13 immeubles ; 8 travées au sud, sur 3 étages ; 6 autres travées au nord, sur 2 étages. La parcelle 15 accueille un chalet isolé, vestige des constructions anciennes (?), la parcelle 16 est non aedificandi, et rattachée à la parcelle 1. La façade sur rue des immeubles est en ossature apparente et composé d'un coffrage raboté en béton, l'extérieur est en panneau de brique Gilson, couvert d'un ravalement uni. Le carrelage est en grés cérame vitrifié et du carreau de faënce blanc. Le sol du séjour est en parquet de pin des Flandres et la pièce est chauffée par une cheminée au manteau habillé de briquettes. Les 3 étages ne sont pas placés en retrait du rez-de-chaussée comme initialement prévu. Les 45 logements comportent un "living, 1,2 ou 3 chambres, une cuisine, une salle d'eau, un wc", Le sol du séjour est en parquet de pin des Flandres et la pièce est chauffée par une cheminée au manteau habillé de briquettes. Les appartements de cet immeuble peuvent constituer un habitat saisonnier ou permanent. L'ensemble forme aujourd'hui un front de mer homogène, scandé par des alternances de hauteur, de retraits et de couleurs des immeubles.

  • Murs
    • béton
  • Étages
    3 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Statut de la propriété
    propriété publique
Date(s) d'enquête : 2010; Date(s) de rédaction : 2010
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Luchier Sophie
Luchier Sophie

Chercheur de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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