Dossier d’œuvre architecture IA59005722 | Réalisé par
Girard Karine (Rédacteur)
Girard Karine

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.

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  • inventaire topographique, Le Quesnoy centre
Kiosque à musique
Œuvre repérée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Pays de Mormal
  • Commune Le Quesnoy
  • Adresse place des All-Blacks
  • Cadastre 2024 E 1762 Le kiosque occupe seulement une toute petite partie de la parcelle.

En février 1887, le conseil municipal décide de la construction d'un kiosque "au milieu du rond-point attenant au jeu de balle, en face la caserne du pavillon [ancien château comtal]", vote le budget nécessaire et valide les plans et élévations proposés par l'architecte Félix Guillemin dont le cabinet est à Avesnes.

L'appel d'offre est publié en avril 1887 pour un lot unique comprenant "maçonneries, fontes, planchers en fer, charpente en fer, menuiserie, zingage et peinture", pour un montant de 4 700 francs. L'adjudication est faite le mois suivant et les travaux sont confiés à l'entrepreneur quercitain Edouard Delsart, choisi parmi cinq candidats (dont un installé au Havre !). Le kiosque est construit en cinq mois puisque le procès-verbal de réception des travaux est validé en conseil municipal fin octobre 1887. Les honoraires de l'architecte ont été de 235 francs.

Le devis établi par l'architecte dès mars 1887 apporte de nombreuses informations sur les matériaux et leur mise en œuvre. Le kiosque sera de forme octogonale et circonscrit à à une circonférence de 8 mètres de diamètre. Les fondations du soubassement, de 60 cm d'épaisseur comme de hauteur, seront construites en briques de meule. Le soubassement sera édifié en briques "neuves parfaitement cuites", jointoyées à la chaux, sur une hauteur de 88 cm et une épaisseur de 48 cm. Il reposera sur un socle enduit "au ciment de Portland" d'une hauteur de 21 cm et sera couronné par un rang de "pierres de taille Laffite (carrières du Nord à Frasnes près de Mariembourg en Belgique). Les panneaux qui le décorent devront présenter une saillie d'environ 2 cm et mesurer 42 cm de haut. Les photographies anciennes montrent d'ailleurs un soubassement en briques recouvert d'un enduit décoré de tables rectangulaires saillantes. Le mur d'échiffre de l'escalier sera en briques mais les marches en pierre. La charpente en fer sera supportée par 8 colonnes en fonte de 13 cm de diamètre ornées d'un chapiteau et d'une base décorés "selon les dessins". Le plancher est en poutrelles de fer, tout comme la charpente. Les huit tirants et arbalétriers qui partitionnent la voute sont réunis au centre de la voute et fixés sur un disque en tôle. Avec les entretoises, ils supportent le plancher en bois de la couverture en zinc. Les "potences, consoles, volutes et arcades d'entrecolonnement, épis, garde-corps, rampe d'escalier seront en fer forgé". Le plancher en sapin rouge, tout comme le plafond, est posé sur des sablières en chêne. Tous les éléments métalliques sont peints au minium, le soubassement est peint à l'huile "avec filage des joints" et le plancher est recouvert de goudron.

Les plans fournis par l'architecte illustrent mot à mot les données techniques détaillées dans le devis. Seuls le dessin de l'élévation apporte une information nouvelle relative aux décors portés sur le soubassement et sur la ferronnerie. La comparaison entre le dessin de l'architecte et le kiosque actuel montre que ces derniers ont été réalisés conformément au dessin, qu'il s'agisse des motifs de volutes entre les colonnettes, sur les consoles qui soutiennent le débord de la toiture et sur le garde-corps, ou des cannelures, décors lotiformes, boutons de fleurs encadrés de chapelets ou chapiteaux à feuilles d'acanthes et tailloir torique des colonnettes en candélabre rudentées.

En 1901, le plancher en bois est remplacé par un "dallage en ciment sur tôle ondulée". Les travaux sont confiés à Désiré D'Haussy, entrepreneur au Quesnoy, pour un montant de 1 000 francs.

Le kiosque pouvait accueillir 60 musiciens.

Le plan établi en 1921 pour dresser l'état des destructions indique que le kiosque n'a pas subit de dégâts.

  • Période(s)
    • Principale : limite 19e siècle 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1884, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Guillemin Félix
      Guillemin Félix

      Né en 1826 à Avesnes-sur-Helpe, promotion 1847 de l'École Des Beaux-Arts, élève de Labrouste. Travaux particuliers et communaux ; architecte de la ville de Fourmies (Nord). Architecte à Avesnes.

      Architecte agréé pour les travaux communaux et établissements hospitaliers du département du Nord en 1859.

      Membre de l'Union syndicale des architectes français, et de la Société des architectes du Nord de la France

      Membre de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes [après 1852]

      Membre de la Société française pour la conservation des Monuments historiques.

      Source : base AGORHA : https://agorha.inha.fr/ark:/54721/c5b71bde-542c-452d-809d-56e3efb26257 [consultée el 19 nove 2025]

      Il se rattache au mouvement phalanstérien et en octobre 1892, il signe dans La Semaine des constructeurs un article consacré aux avantages réalisés par les groupements d'habitation à partir de l'exemple du Familistère.

      source : archives du Familistère : https://livre-des-visiteurs.familistere.com/visitor-ajax/307 [consultée le 9 décembre 2024].

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      architecte attribution par source

De forme octogonale, le kiosque est bâti sur un soubassement en briques posées en appareil picard. La dalle de la plate-forme est en béton. On y accède par un degré dont les marches sont en pierre bleue, matériau typique de l'Avesnois, et le mur d'échiffre en briques.

Huit colonnettes situées aux extrémités des diagonales qui divisent l'octogone soutiennent la toiture. Débordante avec égout retroussé et couverte en zinc elle est surmontée d'un petit pinacle. Un arc ajouré en plein cintre, décoré de volutes en fer forgé, court entre chaque colonnette. Le motif se retrouve sur les consoles qui soutiennent le débord de la toiture ainsi que sur le garde-corps qui ceinture la plate-forme et la rampe d'escalier. Le couvrement en bois contribue à la qualité sonore du kiosque.

Les colonnettes en fonte moulée sont en candélabre. Elles ont un piédestal octogonal et deviennent rondes à hauteur de la main courante. Le passage entre les deux sections se fait par une bague à décors lotiformes. La partie centrale de la colonne porte un décor de bouton de fleur encadré de chapelets. Au-dessus d'un anneau entouré de tores entourant des boutons de fleurs, le fut rudenté s'achève par un chapiteau décoré de feuilles d'acanthes et un tailloir torique.

  • Représentations
    • fleur
    • acanthe
  • Précision représentations

    Décor de bouton de fleur encadré de chapelets. Au-dessus d'un anneau entouré de tores entourant des boutons de fleurs, le fut rudenté s'achève par un chapiteau décoré de feuilles d'acanthes et un tailloir torique.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • AD Nord. Archives modernes (1800-1940) ; Série O : administration et comptabilité communale ; sous-série 2O : dossiers d'affaires communales 1800-1940 ; 2O345 : commune du Quesnoy ; 2O345-165 : Travaux - Edifices et matériels divers - Kiosque : construction (1887 -1901), plans.

    AD Nord : 2O345-165

Documents figurés

  • Le Quesnoy - la place verte et le kiosque, carte postale, B.F. éditeur, Paris [ca 190?] (AD Nord, 5Fi61).

    AD Nord : 5Fi61
  • Le Quesnoy - Commune du Quesnoy - Aménagement et extensions de la ville - Etat actuel - Plan, par A. Guyomard, ingénieur-géomètre agréé à Lille, le 6 août 1921 (AD Nord ; Fi - Provenances diverses : plans concernant le département du Nord, 1581-1922 ; 50Fi2285).

Annexes

  • Les kiosques à danser et à musique de l'Avesnois
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Girard Karine
Girard Karine

Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.

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