Dossier d’œuvre architecture IA59002786 | Réalisé par
Oger-Leurent Anita
Oger-Leurent Anita

Chercheur au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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  • inventaire topographique, Condé-sur-l'Escaut
Hôtel, puis école Notre-Dame, actuellement école maternelle et primaire Jeanne-d'Arc
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
  • Commune Condé-sur-l'Escaut
  • Lieu-dit Condé-sur-l'Escaut centre
  • Adresse 9 rue Notre-Dame
  • Cadastre 1826 D1 322, 323 ; 1875 D2 267, 269 ; 2010 AP 211
  • Dénominations
    hôtel, école
  • Appellations
    école Notre-Dame, école Jeanne-d'Arc
  • Destinations
    école maternelle, école primaire
  • Autres parties constituantes
    jardin, cour

Cet hôtel porte, sur un cartouche rocaille de sa façade, la date de 1751.

Par acte passé le 25 janvier 1895 devant Me Longatte, notaire à Condé (AP Ecole Jeanne d'Arc), il a été vendu pour la somme de 25 000 francs à la Société civile de l'École libre de Condé-sur-l'Escaut par les cinq neveux légataires du Dr. Juvénal Gérard Haternau, décédé l'année précédente.

La vente concernait aussi une "petite maison sur la rue Neuve, n°16" en fond de parcelle, ce qui rendait possible un double accès à l'hôtel. Il est précisé que "l'immeuble [...] devra être affecté à perpétuité à l'installation d'une école libre catholique d'enseignement primaire ou supérieur, ou de toute autre école catholique libre", le non-respect de cette réserve entraînant la résolution de l'acte.

À la suite de l'aile en retour sur la cour a été construit dans les dernières années du XIXe siècle ou au tout début du XXe siècle un corps de bâtiment à usage de salle des fêtes, actuellement affecté à la cantine de l'école. L'usage scolaire de l'édifice a entraîné la disparition du jardin au profit d'une cour.

Dans le courant du XXe siècle, l'école a porté le nom de Notre-Dame avant d'adopter celui de Jeanne-d'Arc.

  • Période(s)
    • Principale : milieu 18e siècle
    • Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
  • Dates
    • 1751, porte la date

L'hôtel se développe sur un plan en L : la façade principale rue Notre-Dame, l'aile en retour sur la cour.

Il s'élève, au-dessus de la cave voûtée en berceau segmentaire qui s'étire parallèlement à la rue, en un rez-de-chaussée et un étage carré.

La maçonnerie, raidie par des ancrages aux fers ouvragés, est constituée de pierre calcaire marbrière "bleue" employée en solin, de brique et de pierre calcaire blanche pour l'ensemble de la modénature (encadrement des baies, cordons, corniche, tables sculptées). Un enduit recouvre la façade rue Notre-Dame, un badigeon le revers de celle-ci et l'aile en retour.

Le toit à longs pans, flanqué d'un pignon découvert à gauche, porte des tuiles flamandes mécaniques.

Huit travées articulent le corps de bâtiment principal, la sixième travée en partant de la gauche, plus large, inclut le passage cocher dont le sol en pavé est accompagné de trottoirs en pierre bleue. L'aile en retour comprend aussi huit travées. Lui fait suite le corps de bâtiment à usage de cantine, bâti en rez-de-chaussée, en brique et couvert de fausses ardoises.

Certaines pièces conservent (2001) des éléments de décor ancien : manteau de cheminée en bois sculpté ou en marbre, boiseries de hauteur avec décor de stuc du début du XIXe siècle, décor de plafond caissonné avec motifs de coquilles, rinceaux, fleurons en stuc du XVIIIe siècle. L'aile en retour abrite un escalier en charpente, rampe sur rampe, dont une partie du garde-corps est constituée de balustres plats.

Le corps de bâtiment principal est desservi par un escalier tournant à retour avec jour dont le garde-corps est en fonte.

  • Murs
    • brique
    • calcaire marbrier
    • calcaire
    • enduit
    • badigeon
    • appareil mixte
  • Toits
    tuile flamande mécanique, matériau synthétique en couverture
  • Plans
    plan régulier en L
  • Étages
    sous-sol, 1 étage carré
  • Couvrements
    • voûte en berceau segmentaire
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
  • Techniques
    • menuiserie
    • sculpture
    • ferronnerie
  • Représentations
    • ornement architectural
    • ornement géométrique
    • fleur
    • fruit
    • panier
    • ornement végétal
    • cartouche
    • rinceau
    • masque
  • Précision représentations

    Menuiserie : mouluration des châssis ; décor à panneaux de la porte cochère. Sculpture sur pierre : cartouches rocailles portant la date (Anno // 1751) ; tables sculptées de paniers de fleurs et de fruits ; modénature. Sculpture sur bois : tympan de la porte cochère : masque, enroulements de rinceaux, de rocailles. Ferronnerie : fers d'ancrage à enroulements. Menuiserie : châssis moulurés ; bois tournés et moulurés des lucarnes des écuries.

  • Statut de la propriété
    propriété privée

L'organisation et le décor de la façade sont à rapprocher de ceux de l'hôtel 13 rue Notre-Dame dont la partie du 18e siècle porte la date de 1740.

Documents d'archives

  • AP École Jeanne-d'Arc. [non coté]. Acte de vente de l'immeuble 9 rue Notre-Dame par les légataires du DR. Haternau à la Société civile de l'Ecole libre de Condé-sur-l'Escaut, 25 janvier 1895.

Date(s) d'enquête : 2007; Date(s) de rédaction : 2007
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Oger-Leurent Anita
Oger-Leurent Anita

Chercheur au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.

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