Dossier d’œuvre architecture IA00059445 | Réalisé par
Leprovost Manon (Rédacteur)
Leprovost Manon

Stagiaire au Service de l'Inventaire en 2025, étudiante en master de Recherches en Histoire de l'Art.

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  • inventaire topographique, Boulogne-sur-Mer centre
Ancienne sénéchaussée, puis palais de justice
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté d'agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer-2
  • Commune Boulogne-sur-Mer
  • Adresse 3 place de la Résistance
  • Cadastre 1979 AB 9
  • Précisions anciennement canton de Boulogne-sur-Mer-Sud
  • Dénominations
    palais de justice, sénéchaussée
  • Autres parties constituantes
    terrasse en terre-plein, cour

L'ancienne sénéchaussée aurait été rebâtie par Louis XI en 1478, date du rattachement du comté au domaine royal. Cependant, le monument était en partie postérieur à cette date. L'aile du pavillon d'entrée devait dater de la seconde moitié du XVIe siècle et a du être réalisé en style Renaissance. La façade était composée de trois niveaux décorés par des pilastres. Le rez-de-chaussée était surmonté d'une frise et percé de deux portes en plein cintre. À l'étage, les fenêtres étaient à meneaux et croisées de pierre. Enfin, un fronton couronnait une porte latérale. Le monument fut en partie reconstruit après 1550 sous Henri II.

C'est en 1845 que le Conseil Général propose d'édifier un nouveau Palais de Justice. Les travaux débutent en 1847 sur les plans d'Épellet et sont interrompus par la révolution de 1848. Le bâtiment est inauguré en 1852. En 1855 sont ajoutés les statues de la façade (IM62000241) et en 1859 la scène du fronton (IM62000238) (dates portées), réalisées par le sculpteur arrageois Louis-Victor Bougron.

Dans les années 1970, le tribunal est agrandi. Ces aménagements durent de 1977 à 1980 et ont été réalisés par l'architecte parisien Richiez. Ces travaux d'agrandissement ont permis de mettre à jour des structures romaines : une section de la première enceinte du castrum élevée au Ier ou au IIe siècle lors de l'installation de la Flotte de Bretagne mais aussi des vestiges de la via sagularis, des monuments à hypocauste et des pavages en mosaïque.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 15e siècle , (incertitude), , (détruit)
    • Principale : milieu 16e siècle , (détruit)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1850, porte la date, daté par travaux historiques
    • 1852, porte la date
    • 1859, porte la date
  • Auteur(s)

La façade principale, située à l'est, est divisée en deux niveaux et en cinq travées. La façade sud est composée de quatre niveaux et d'un soubassement. Au centre de la façade principale se dégage un corps central long de trois travées et couronné d'un fronton triangulaire sculpté (IM62000238).

  • Murs
    • calcaire
    • pierre
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise, zinc en couverture
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    sous-sol, 4 étages carrés
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit à longs pans brisés
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur
    • escalier dans-oeuvre : escalier en équerre
  • État de conservation
    restauré
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • portrait
    • ordre antique, ordre ionique, ordre dorique
  • Précision représentations

    La superposition des ordres est utilisée sur les façades, avec une utilisation de l'ordre dorique au premier niveau et de l'ordre ionique au deuxième niveau. Les pilastres et les colonnes qui rythment la façade sont cannelés.

    Des niches abritant de statues se situent de part et d'autre de l'avant-corps central, également sur une partie du bâtiment légèrement en saillie. Elles abritent les statues de Charlemagne et de Napoléon Ier (IM62000241). Le fronton de la façade principale est une allégorie (IM62000238) : au centre est représenté la Loi, accompagnée de la Force (une massue) et de la Justice (une épée), protégeant les Arts et les Sciences, le Commerce et l'Industrie.

  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Ce dossier est republié en 2024-2025 suite à la numérisation des photographies et à la mise à jour de ses contenus grâce au travail de recherche bibliographique de Manon Leprovost.

Image non consultable

Bibliographie

  • FRANCE. INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. COMMISSION RÉGIONALE NORD-PAS-DE-CALAIS. Boulogne-sur-Mer, le château et la Haute-ville. Pas-de-Calais. Réd. Claudie et Pierre Boissé ; photogr. Jean-Michel Périn, Philippe Dapvril, Philippe Caudroit. [Lille] : Association Christophe Dieudonné, 1988. (Images du patrimoine ; 48).

    Région Hauts-de-France. Centre de documentation de l'Inventaire du patrimoine culturel
    p.42
  • DEBUSSCHE, Frédéric. Les monuments de Boulogne-sur-Mer : guide historique et architectural. Boulogne-sur-Mer : Service animation du patrimoine, 1998.

    p. 67-72
Date(s) d'enquête : 1982; Date(s) de rédaction : 1985, 2025
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Leprovost Manon
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